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1 avril 2021 4 01 /04 /avril /2021 13:18

 

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30 mars 2021 2 30 /03 /mars /2021 13:30

 

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24 mars 2021 3 24 /03 /mars /2021 14:19
 

 

     Plus d'un an de propositions spirituelles, pastorales et culturelles pour accompagner et soutenir les familles face aux défis de notre temps

      Le 19 mars 2021, l'Église célèbre les 5 ans de la publication de l'exhortation apostolique Amoris Laetitia sur la beauté et la joie de l'amour familial. Ce même jour, le pape François inaugurera l'Année "Famille Amoris Laetitia", qui s'achèvera le 26 juin 2022 lors de la Xe Rencontre mondiale des familles à Rome avec le Saint-Père.L'expérience de la pandémie a mis plus en évidence le rôle central de la famille en tant qu'Église domestique et a souligné l'importance des liens entre les familles, qui font de l'Église une «famille de familles»(AL 87). À travers les initiatives spirituelles, pastorales et culturelles prévues dans le cadre de l'Année "Famille Amoris Laetitia",le Pape François entend s'adresser à toutes les communautés ecclésiales du monde entier en exhortant chacun à être témoin de l'amour familial.Dans les paroisses, les diocèses, les universités, les mouvements ecclésiaux et les associations familiales, seront diffusés des instruments de spiritualité familiale, de formation et d'action pastorale sur la préparation au mariage, l'éducation à l'affectivité des jeunes et sur la sainteté des époux et des familles qui vivent la grâce du sacrement dans leur vie quotidienne. Des symposiums universitaires internationaux seront également organisés pour approfondir le contenu et les implications de l'exhortation apostolique par rapport aux questions d'actualité qui touchent les familles dans le monde entier.En vue de l'ouverture le 19 mars, le Dicastère pour les Laïcs, la Famille et la Vie a préparé une brochure d'information à partager avec les diocèses, les paroisses et les familles, qu'ils pourront télécharger sur le site internet dédié www.amorislaetitia.va . Parmi les objectifs du site-que l'on peut également rejoindre depuis la page d'accueil du Dicastère pour les Laïcs, la Famille et la Vie (www.laityfamilylife.va)il y a la diffusion de l'annonce chrétienne sur la famille à la lumière des défis de notre temps, l’approfondissement du texte de l'exhortation apostolique et du magistère du Pape François et l’invitation adressée auxConférences épiscopales, diocèses, paroisses, ainsi qu’aux mouvements,associations et familles, à se consacrer avec vigueur à la pastorale familiale en mettant en œuvre "Amoris Laetitia". Le site, développé en cinq langues (anglais, français, espagnol, portugais et italien), est riche en graphiques et en contenu, est facile à consulter et sera mis à jour avec les propositions et les initiatives qui se développeront au cours de l'année.

 

Vivre en s’inspirant d’Amoris laetitia : des familles témoignent


       Le 25 mars, le Dicastère pour les Laïcs, la Famille et la Vie, en collaboration avec le Dicastère pour la Communication, inaugurera une initiative consacrée à l'exhortation apostolique Amoris laetitia, cinq ans après sa publication. Dix familles de différentes régions du monde proposeront leur témoignage en vidéo sur le document du Pape.
« La joie de l'amour qui est vécue dans les familles est aussi la joie de l'Église ». Le début de l'exhortation apostolique Amoris laetitia, promulguée par François le 19 mars 2016, exprime le sentiment dominant de l'Église universelle à l'égard de la « petite église » qu’est la famille. Les 325 numéros du document papal entrent dans la « chair » des fragilités familiales pour raviver la beauté de ces liens selon le plan de Dieu.
Cette nouvelle année thématique qui commence ce 19 mars vise à mieux faire connaître l’exhortation apostolique "Amoris Laetitia" publiée par le Pape François en 2016.
Cinq années plus tard, le Dicastère pour les laïcs, la famille et la vie a décidé de célébrer cet anniversaire et le début de l'année spéciale voulue par François en offrant, parmi de nombreuses initiatives, un espace de témoignage à dix familles de diverses origines géographiques. Chaque mois à partir du 25 mars, elles raconteront quelque chose de leur vie et de leur foi à la lumière des enseignements du Pape. Dans chaque épisode de la série sera abordé un thème du document. Les vidéos, qui s’accompagnent d'une aide pastorale téléchargeable, ont été réalisées en collaboration avec le Dicastère pour la communication, qui les publiera sur le portail Vatican News en 5 langues. Elles seront aussi disponibles sur le site www.amorislaetitia.va.
Ces témoignages, a expliqué le cardinal Kevin Farrell, préfet du Dicastère pour les Laïcs, la famille et la vie, sont un « cadeau que le pape François a fait à chacun de nous » et en même temps « un moment pour se rappeler que ce grand enseignement est pertinent dans notre monde actuel ».
« J'espère et je prie, conclut-il, afin que nous puissions tous nous réunir pour écouter, entendre et comprendre l'importance de ce document pour notre monde actuel. C'est un moment de l'histoire de l'humanité qui exige l'engagement de chacun d'entre nous à mieux comprendre les défis et les bénédictions de la vie familiale, pour le bien de l'humanité et de la société dans son ensemble. »

Le Pape François inaugure le 19 mars l'Année "Famille Amoris Laetitia
 
 
 
 
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15 mars 2021 1 15 /03 /mars /2021 14:52

 

      Après quatre jours de voyage apostolique, le pape François a achevé sa visite historique en Irak lundi 8 mars 2021. Quels enseignements pouvons-nous tirer ? Le Pape qui s’était annoncé comme « un pèlerin de paix » a souhaité délivrer un message de paix et fraternité auprès de la population irakienne, meurtrie par des décennies de guerre et de souffrance.

 

« L’Irak restera toujours avec moi, dans mon cœur », a lancé le pape François à la fin de la messe en plein air, au stade Franso-Hariri d’Erbil, capitale du Kurdistan irakien. Sous haute sécurité, il concluait sa visite historique devant des milliers de fidèles. Arrivé vendredi en Irak et rentré lundi à Rome, le pape argentin, 84 ans, a multiplié les temps forts à Bagdad, à Ur, à Mossoul, et Qaraqosh dans la plaine de Ninive. « Nous avons assisté à un miracle historique ! », s’étonne encore Monseigneur Pascal Gollnisch, directeur de l’Œuvre d’Orient, tant cette visite était à hauts risques sécuritaires.

 

Le dialogue interreligieux

Sur le plan du dialogue interreligieux, les représentants de la mosaïque religieuse irakienne (chrétiens, musulmans, Sanéens et Yézidis) se sont rassemblés à Nassiriya, dans la cité antique d’Ur, ville natale du patriarche Abraham (personnage commun aux trois religions monothéistes), dans le sud de l’Irak. La rencontre fut notamment marquée par le chant en arabe de la Genèse et du Coran en mémoire d’Abraham et la prière œcuménique.

A huis-clos, la rencontre inédite avec le chef des chiites irakiens Ali Al Sistani, autorité spirituelle des chiites en Irak, dans la ville sainte de Najaf, restera l’une des plus importantes de l’histoire. Et pourtant, « cette rencontre avec le grand ayatollah Al Sistani n’était pas annoncée dans le premier programme », rappelle le frère Olivier Poquillon, dominicain basé à Mossoul depuis 2019.  « Al Sistani a précisé que les chrétiens étaient ses frères et qu’il fallait les intégrer dans la vie commune. » A l’issue de la rencontre, le Saint-Père a souligné « l’importance de la collaboration et de l’amitié entre les communautés religieuses afin qu’en cultivant le respect réciproque et le dialogue, on puisse contribuer au bien de l’Irak, de la région et de l’humanité entière. » Lors d’une conférence de presse à bord de l’avion qui le ramenait lundi à Rome, le pape a déclaré que ça lui avait fait « du bien à l’âme ». Le pape a précisé qu’il y aurait « d’autres pas » dans ce dialogue avec les musulmans. En février 2019, le pape avait déjà signé, un document sur la fraternité humaine, avec l’université égyptienne Al-Azhar.

Après avoir prié pour les « victimes de la guerre » au milieu des ruines de Mossoul, ancien fief du groupe État islamique (EI) libérée en 2017, il s’est rendu dans l’église tout juste restaurée de Qaraqosh, ville 100% chrétienne située à une trentaine de kilomètres de Mossoul. Le souverain pontife a célébré la plus grande messe de son voyage sous haute sécurité, au stade d’Erbil, capitale du Kurdistan irakien où il a appelé les chrétiens, minorité du pays « à ne pas se décourager ».

 

Penser l’avenir de l’Irak

Au terme de ce voyage apostolique, des questions et des incertitudes demeurent. « Le Pape invite les Irakiens à regarder vers l’avenir, explique Mgr Gollnisch. Les problèmes économiques, sécuritaires et politiques ne seront pas réglés mais nous espérons qu’ils avanceront dans ces domaines. A ce jour, je crois que les Irakiens ont pris conscience que leur pays mérite mieux. Comment les artisans de paix se saisiront-ils du message du Pape ? Des graines ont été semées pour les années à venir. »

 

Publié sur le site de l'Eglise de France

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9 mars 2021 2 09 /03 /mars /2021 14:28
Dans la plaine de Ninive, le pape François offre au monde une image inédite

Photo by Vincenzo PINTO / AFPArthur Herlin - Publié le 07/03/21

Les habitants de Mossoul et Qaraqosh, pourtant marqués par trois années de guerre, ont accueilli le pape François en liesse. Une image inédite et poignante que l’Irak n’avait pas connu depuis 2003.

 

Après avoir conquis les cœurs des leaders spirituels des diverses religions d’Irak la veille, le pape François s’est rendu au chevet des victimes de la guerre contre l’État islamique ce dimanche. À Mossoul tout d’abord, le pape a été accueilli chaleureusement par autant de musulmans que de chrétiens. Une scène de liesse inédite, au milieu des décombres, dans le pays, qui n’avait pas connu un tel temps fort depuis au moins 2003. « Notre rencontre, a-t-il déclaré, montre que le terrorisme et la mort n’ont jamais le dernier mot. La « fraternité est plus forte que le fratricide », leur a-t-il encore lancé. 

 

Dans le stade d’Erbil, dernière étape de son voyage, le pape a célébré la messe devant au moins 10.000 personnes. Il a confié aux irakiens d’ultimes paroles. « Se rapproche maintenant pour moi le moment de repartir pour Rome, a-t-il dit, mais l’Irak restera toujours dans mon coeur. Je vous demande de travailler ensemble pour un avenir de paix. Salam, salam salam ! », a-t-il alors martelé à la foule.


Lire aussi :
La « fraternité est plus forte que le fratricide », lance le Pape à Mossoul

Lire aussi :

À Mossoul, l’émouvante prière du pape François pour les victimes de la guerre

Comme pour donner l’exemple, à peine la cérémonie terminée, le pape argentin a rencontré Abdullah Kurdi, le père du petit Alan qui s’était noyé avec son frère et sa mère, alors qu’il tentait avec sa famille de rejoindre l’Europe. La photo du corps sans vie d’Alan avait fait le tour du monde. Le pape s’est longuement entretenu avec lui, et, avec l’aide de l’interprète, a pu écouter la « douleur du père pour la perte de sa famille ». Il a par ailleurs exprimé sa « participation profonde et celle du Seigneur à la souffrance de l’homme ». Abdullah Kurdi a exprimé sa gratitude au pontife pour ses paroles de proximité à sa tragédie et à celle de tous ces migrants qui « cherchent la compréhension, la paix et la sécurité en quittant leur propre pays au risque de leur vie ».


Lire aussi :
EN DIRECT – « L’Irak restera toujours avec moi dans mon cœur », lance le Pape aux Irakiens


Lire aussi :
En Irak, le pape François bouscule les lignes

 

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26 février 2021 5 26 /02 /février /2021 09:30

 

        Le message du Saint-Père pour le Carême 2021 publié le vendredi 12 février 2021 : « Voici que nous montons à Jérusalem… (Mt 20,18) » . Le Carême, un temps pour renouveler notre foi, notre espérance et notre charité.

Chers Frères et Sœurs,

   En annonçant à ses disciples sa Passion, sa mort et sa résurrection, accomplissant ainsi la volonté de son Père, Jésus leur révèle le sens ultime de sa mission et il les appelle à s’y associer, en vue du salut du monde.

En parcourant le chemin du Carême, qui nous conduit vers les célébrations pascales, nous faisons mémoire de Celui qui nous a aimés « devenant obéissant jusqu’à la mort et la mort de la croix » (Ph 2,8). Dans ce temps de conversion, nous renouvelons notre foi, nous puisons « l’eau vive » de lespérance et nous recevons le cœur ouvert l’amour de Dieu qui fait de nous des frères et des sœurs dans le Christ. Dans la Nuit de Pâques, nous renouvellerons les promesses de notre baptême pour renaître en hommes et femmes nouveaux par l’intervention du Saint Esprit. L’itinéraire du Carême, comme l’itinéraire chrétien, est déjà entièrement placé sous la lumière de la résurrection, qui inspire les sentiments, les attitudes ainsi que les choix de ceux qui veulent suivre le Christ.

    Le jeûne, la prière et l’aumône, tels que Jésus les présente dans sa prédication (cf. Mt 6, 1-18) sont les conditions et les expressions de notre conversion. Le chemin de la pauvreté et du manque (le jeûne), le regard et les gestes d’amour vers l’homme blessé (l’aumône), et le dialogue filial avec le Père (la prière), nous permettent d’incarner une foi sincère, une vivante espérance et une charité active.

1. La foi nous appelle à accueillir la Vérité et à en devenir des témoins, devant Dieu et devant tous nos frères et sœurs.

 

     Pendant ce temps du Carême, recevoir et vivre la Vérité manifestée dans le Christ c’est avant tout se laisser toucher par la Parole de Dieu et qui nous est transmise, de générations en générations, par l’Église. Cette Vérité n’est pas une construction de l’esprit qui serait réservée à quelques intelligences supérieures ou séparées. Elle est un message que l’on reçoit et que l’on peut comprendre grâce à l’intelligence du cœur ouvert à la grandeur de Dieu qui nous aime, avant que nous-mêmes en ayons conscience. Cette Vérité c’est le Christ lui-même, qui, en assumant pleinement notre humanité, s’est fait Voie – exigeante, mais ouverte à tous – conduisant à la plénitude de la Vie.

      Le jeûne, vécu comme expérience du manque, conduit ceux et celles qui le vivent dans la simplicité du cœur à redécouvrir le don de Dieu et à comprendre notre réalité de créatures à son image et ressemblance qui trouvent en lui leur accomplissement. En faisant l’expérience d’une pauvreté consentie, ceux qui jeûnent deviennent pauvres avec les pauvres et ils « amassent » la richesse de l’amour reçu et partagé. Compris et vécu de cette façon, le jeûne nous aide à aimer Dieu et notre prochain car, comme Saint Thomas d’Aquin l’enseigne, il favorise le mouvement qui amène à concentrer l’attention sur l’autre en l’identifiant à soi-même (cf. Enc. Fratelli tutti, n. 93).

    Le Carême est un temps pour croire, c’est-à-dire pour recevoir Dieu dans notre vie et pour le laisser “établir sa demeure” en nous (cf. Jn 14, 23). Jeûner consiste à libérer notre existence de tout ce qui l’encombre, même de ce trop-plein d’informations, vraies ou fausses, et de produits de consommation pour ouvrir la porte de notre cœur à celui qui vient jusqu’à nous, pauvre de tout mais « plein de grâce et de vérité » (Jn 1, 14) : le Fils du Dieu Sauveur.

2. Lespérance, comme “eau vive” qui nous permet de continuer notre chemin

 

      La Samaritaine à qui Jésus demande à boire au bord du puit ne comprend pas lorsqu’il lui dit qu’il peut lui offrir une “eau vive” (Jn 4, 10). Au début, elle pense naturellement à l’eau matérielle. Mais Jésus parle de lEsprit Saint qu’il offrira en abondance dans le Mystère pascal et qui nous remplira de l’espérance qui ne déçoit pas. Lorsqu’il évoque sa passion et sa mort, Jésus annonce déjà l’espérance en disant : « Le troisième jour, il ressuscitera » (Mt 20, 19). Jésus nous parle de l’avenir grand ouvert par la miséricorde du Père. Espérer, avec lui et grâce à lui, c’est croire que l’histoire n’est pas fermée sur nos erreurs, nos violences, nos injustices et sur le péché qui crucifie l’Amour. Espérer c’est puiser le pardon du Père de son Cœur ouvert.

Dans le contexte d’inquiétude que nous vivons, où tout apparaît fragile et incertain, parler d’espérance pourra sembler provocateur. Le temps du Carême est un temps pour espérer, pour tourner de nouveau le regard vers la patience de Dieu qui continue de prendre soin de sa Création, alors même que nous l’avons souvent maltraitée (cf. Laudato si’, nn. 32, 33, 43, 44). C’est lespérance en la réconciliation à laquelle Saint Paul nous exhorte avec passion : « Laissez-vous réconcilier avec Dieu » (2Co 5, 20). En recevant le pardon, dans le sacrement qui est au cœur de notre démarche de conversion, nous devenons, à notre tour, des acteurs du pardon. Nous pouvons offrir le pardon que nous avons-nous-mêmes reçu, en vivant un dialogue bienveillant et en adoptant un comportement qui réconforte ceux qui sont blessés. Le pardon de Dieu permet de vivre une Pâque de fraternité aussi à travers nos paroles et nos gestes.

Pendant ce Carême, appliquons-nous à dire « des mots d’encouragements qui réconfortent qui fortifient, qui consolent, qui stimulent » au lieu de « paroles qui humilient, qui attristent, qui irritent, qui dénigrent » (Enc. Fratelli tutti [FR], n. 223). Parfois, pour offrir de lespérance, il suffit d’être « une personne aimable, […], qui laisse de côté ses anxiétés et ses urgences pour prêter attention, pour offrir un sourire, pour dire une parole qui stimule, pour rendre possible un espace d’écoute au milieu de tant d’indifférence » (ibid., n. 224).
Dans le recueillement et la prière silencieuse, l’espérance nous est donnée comme une inspiration et une lumière intérieure qui éclaire les défis et les choix de notre mission. Voilà pourquoi, il est déterminant de se retirer pour prier (cf. Mt 6, 6) et rejoindre, dans le secret, le Père de toute tendresse.

Vivre un Carême d’espérance, c’est percevoir que nous sommes, en Jésus-Christ, les témoins d’un temps nouveau, dans lequel Dieu veut « faire toutes choses nouvelles » (cf. Ap 21, 1-6). Il s’agit de recevoir et d’offrir l’espérance du Christ qui donne sa vie sur la croix et que Dieu ressuscite le troisième jour : « Soyez prêts à répondre à qui vous demande à rendre raison de l’espérance qui est en vous » (1P 3, 15).

3. La charité, quand nous la vivons à la manière du Christ, dans l’attention et la compassion à l’égard de chacun, est la plus haute expression de notre foi et de notre espérance.

 

   La charité se réjouit de voir grandir l’autre. C’est la raison pour laquelle elle souffre quand l’autre est en souffrance : seul, malade, sans abri, méprisé, dans le besoin… La charité est l’élan du cœur qui nous fait sortir de nous-mêmes et qui crée le lien du partage et de la communion.
« Grâce à l’amour social, il est possible de progresser vers une civilisation de l’amour à laquelle nous pouvons nous sentir tous appelés. La charité, par son dynamisme universel, peut construire un monde nouveau, parce qu’elle n’est pas un sentiment stérile mais la meilleure manière d’atteindre des chemins efficaces de développement pour tous » (FT, n. 183).

La charité est don. Elle donne sens à notre vie. Grâce à elle, nous considérons celui qui est dans le manque comme un membre de notre propre famille, comme un ami, comme un frère. Le peu, quand il est partagé avec amour, ne s’épuise jamais mais devient une réserve de vie et de bonheur. Ainsi en fût-il de la farine et de l’huile de la veuve de Sarepta, quand elle offrit la galette au Prophète Elie (cf. 1R 17, 7-16). Ainsi en fût-il des pains multipliés que Jésus bénit, rompit et donna aux apôtres pour qu’ils les offrent à la foule (cf. Mc, 6, 30-44). Ainsi en est-il de notre aumône, modeste ou grande, que nous offrons dans la joie et dans la simplicité.

Vivre un Carême de charité, c’est prendre soin de ceux qui se trouvent dans des conditions de souffrance, de solitude ou d’angoisse à cause de la pandémie de la Covid-19. Dans l’impossibilité de prévoir ce que sera demain, souvenons-nous de la parole adressée par Dieu à son Serviteur : « Ne crains pas, car je t’ai racheté » (Is 43, 1), offrons avec notre aumône un message de confiance, et faisons sentir à l’autre que Dieu l’aime comme son propre enfant.

« Ce n’est qu’avec un regard dont l’horizon est transformé par la charité, le conduisant à percevoir la dignité de l’autre, que les pauvres sont découverts et valorisés dans leur immense dignité, respectés dans leur mode de vie et leur culture, et par conséquent vraiment intégrés dans la société » (FT, n. 187).

Chers frères et sœurs, chaque étape de la vie est un temps pour croire, espérer et aimer. Que cet appel à vivre le Carême comme un chemin de conversion, de prière et de partage, nous aide à revisiter, dans notre mémoire communautaire et personnelle, la foi qui vient du Christ vivant, l’espérance qui est dans le souffle de l’Esprit et l’amour dont la source inépuisable est le cœur miséricordieux du Père.

Que Marie, Mère du Sauveur, fidèle au pied de la croix et au cœur de l’Église, nous soutienne par sa présence prévenante et que la bénédiction du Ressuscité nous accompagne dans ce chemin vers la lumière de Pâques.

 

Donné à Rome, près de Saint Jean de Latran, 11 novembre 2020, mémoire de Saint Martin de Tours
François

Article édité par " Église Catholique de France"  : Accès au site

 

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20 février 2021 6 20 /02 /février /2021 09:23

 

 

VATICAN

AFP PHOTO /VATICAN MEDIA / HANDOUT

Vœux du pape François au corps diplomatiques, 8 février 2021.

Jean-Baptiste Noé

 

   Dans son discours annuel au corps diplomatique, le pape François a évoqué une "crise anthropologique générale". La société post-Covid devra trouver des solutions pour résoudre les dégâts causés dans la jeunesse et les atteintes aux libertés fondamentales.

 

      Chaque année, le Pape s’adresse aux ambassadeurs en poste près le Saint-Siège, dressant dans son discours annuel un bilan diplomatique de l’année écoulée et ouvrant quelques perspectives pour l’année à venir. 2021 n’a pas échappé à cette règle. Après les figures imposées par ce type d’intervention codifiée, notamment sur les conflits en cours, le Pape a proposé une analyse originale de la crise provoquée par la pandémie de coronavirus. Cette réflexion sur le sens de cette maladie et les réponses apportées par les États dépasse le cadre strictement diplomatique. Loin d’être uniquement un problème sanitaire, nous dit le pape, il s’agit d’abord « d’une crise des relations humaines » qui est l’expression « d’une crise anthropologique générale qui concerne la conscience même de la personne humaine et sa dignité transcendante ».

La jeunesse oubliée

    Les confinements décrétés par les gouvernements ont provoqué de longs mois d’isolement pour de nombreuses personnes, notamment les personnes âgées dans leurs maisons de retraite et les étudiants, privés de cours et parfois enfermés dans leur chambre ou leur résidence étudiante. Or ces confinements ont démontré l’importance cruciale d’avoir des relations humaines : l’homme ne peut vivre de façon virtuelle derrière un ordinateur et gérer ses relations par des clics et des commandes à distance. Il a besoin d’être en contact physique avec ses semblables et ses amis, de voir du monde et de tisser de véritables relations : « La pandémie qui nous a contraints à de longs mois d’isolement, et souvent de solitude, a fait apparaître la nécessité pour toute personne d’avoir des relations humaines. Je pense avant tout aux étudiants qui n’ont pas pu aller régulièrement à l’Université. »
STUDENT

Lire aussi :  « L’isolement ampute les étudiants d’une part importante de leur vie »

 

     De fait, les cours virtuels auxquels sont astreints les étudiants sont très loin de remplir les objectifs pédagogiques des vrais cours, ceux qui se font en amphithéâtre et qui permettent aux étudiants de tisser des relations sociales sur les campus universitaires. Cela a favorisé également la dépendance aux écrans et, avec eux, le risque non seulement de l’isolement, mais aussi de la dépendance aux crimes en ligne : « L’augmentation de l’enseignement à distance a impliqué une plus grande dépendance des enfants et des adolescents à l’Internet et aux formes de communications virtuelles en général, les rendant par ailleurs plus vulnérables et plus exposés aux activités criminelles on line. »

     Si le Pape ne nomme pas lesdites activités criminelles, il est légitime de penser qu’il fait allusion notamment au problème de la pornographie, qui pullule sur la toile. L’isolement forcé et la rupture des liens humains peuvent provoquer, en forme de compensation, une dépendance à l’industrie du sexe en ligne, sans qu’il soit possible de repérer quels étudiants basculent dans ce monde parallèle. C’est bien d’une catastrophe éducative dont il s’agit, expression sur laquelle le pape insiste lourdement : « Nous assistons à une sorte de “catastrophe éducative”. Je voudrais le répéter : nous assistons à une sorte de “catastrophe éducative”, face à laquelle on ne peut rester inerte, pour le bien des générations futures et de toute la société. »

Un problème diplomatique majeur

     Certains pourront s’étonner que le Pape aborde ce thème dans un discours adressé à des diplomates et que ce sujet compose la conclusion de son intervention. C’est le moment du discours où François s’exprime de la façon la plus personnelle, après des considérations un peu convenues et obligatoires dans ce type d’intervention sur la situation du monde. Or le fait qu’il parle d’éducation et du problème de la « catastrophe éducative » face au corps diplomatique témoigne au contraire de la spécificité diplomatique du Vatican. En tant qu’État catholique, c’est-à-dire qui s’intéresse « à tous les hommes et à tout l’homme » selon la formule de Jean Paul II, François est tout à fait fondé à parler d’éducation dans ce type d’intervention, conscient qu’il ne peut y avoir de résolution des conflits, de prévention de la paix et de développement humain intégral si on néglige la jeunesse des pays et si on la sacrifie dans une gestion problématique d’une pandémie.

 

L’éducation est l’antidote naturel à la culture individualiste.

 

      L’avenir du monde passe par la jeunesse, une évidence valable depuis toujours et vraie pour toutes les générations. La « catastrophe éducative » évoquée par le pape est donc bien un problème majeur de la diplomatie actuelle. Comme il le dit ensuite, l’éducation « est l’antidote naturel à la culture individualiste, qui quelquefois dégénère en un véritable culte du “moi” et dans le primat de l’indifférence. Notre avenir ne peut pas être la division, l’appauvrissement des facultés de pensée et d’imagination, d’écoute, de dialogue et de compréhension mutuelle ». Il est donc essentiel de tenir compte de la jeunesse et de s’inquiéter de son état de détresse psychologique et des retards pris dans sa formation du fait des confinements imposés et des restrictions éducatives.

 

La liberté religieuse : un droit fondamental

 

     Mais la catastrophe éducative évoquée par le Pape s’accompagne aussi d’une catastrophe à propos des libertés fondamentales, attaquées de toutes parts sous prétexte de lutter contre le virus : « Les exigences pour contenir la diffusion du virus ont aussi eu des conséquences sur diverses libertés fondamentales, y compris la liberté de religion, en limitant le culte et les activités éducatives et caritatives des communautés de foi. » Or la liberté religieuse est un impératif de l’homme et sa défense une des raisons d’être de la diplomatie vaticane. Là aussi, l’homme n’est pas que matière et il ne vit pas uniquement de pain et de relations en ligne. Comme il a besoin de voir des personnes et de cultiver ses relations sociales, il a aussi besoin, et il a le droit, d’avoir une vie de foi : « Il ne faut pas négliger le fait que la dimension religieuse constitue un aspect fondamental de la personnalité humaine et de la société, qui ne peut être effacé ; et que, alors que l’on cherche à protéger les vies humaines de la diffusion du virus, on ne peut considérer la dimension spirituelle et morale de la personne comme secondaire par rapport à la santé physique. » Le corps est certes important, mais l’âme et l’esprit le sont tout autant. La liberté d’avoir des cours à l’université et de voir ses amis relève de la santé de l’esprit, celle de pratiquer sa foi, de la santé de l’âme.

     En conclusion de son discours, le Pape rappelle aux diplomates présents un élément essentiel de la liberté religieuse, à savoir que la pratique de la foi ne découle pas de la liberté de réunion, mais de la liberté religieuse elle-même : « La liberté de culte n’est cependant pas un corollaire de la liberté de réunion, mais dérive essentiellement du droit à la liberté religieuse qui est le premier et plus fondamental droit humain. Il est donc nécessaire que celle-ci soit respectée, protégée et défendue par les Autorités civiles, comme la santé et l’intégrité physique. D’ailleurs, un bon soin du corps ne peut jamais faire abstraction du soin de l’âme. » En disant cela, le pape pense évidemment aux nombreux pays européens qui, tout en se vantant d’être des démocraties et de respecter les libertés fondamentales, ont restreint comme jamais la liberté religieuse, au motif erroné de sauver le corps de leurs citoyens.



Lire aussi : La promesse de l’avenir se construit dans le présent

 

     Le discours du Pape au cours de ses vœux diplomatiques 2021 se révèle beaucoup plus subversif qu’il n’y paraît de prime abord. En insistant sur la « crise anthropologique », plus grave et plus profonde que la crise sanitaire, en montrant le lien étroit entre soin du corps, de l’âme et de l’esprit et en insistant sur l’absolue nécessité de prendre soin de la jeunesse et de ne pas l’enfermer dans un ghetto numérique à distance, François a délivré un discours politique de haut niveau qui place la crise vécue depuis bientôt un an dans une perspective beaucoup plus large et profonde que ne le font la plupart des chefs d’État. Reste ensuite à leurs diplomates à jouer leur rôle d’ambassadeur, c’est-à-dire de rapporter dans leur capitale respective les propos tenus à Rome.

 

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19 février 2021 5 19 /02 /février /2021 09:02
LE MEILLEUR JEÛNE PENDANT CE CARÊME - CONSEILS DU PAPE FRANÇOIS.

Je recommande ce qui suit comme le meilleur Jeûne pendant ce Carême 2021 :

 

 

- Jeûnez de mots offensants et transmettez seulement des mots doux et tendres.

 

- Jeûnez d'insatisfaction, d’ingratitude et remplissez-vous de gratitude.

 

- Jeûnez de colère et remplissez-vous de douceur et de patience.

 

- Jeûnez de pessimisme et soyez optimiste.

 

- Jeûnez de soucis et ayez confiance en Dieu.

 

- Jeûnez de lamentations et prenez plaisir aux choses simples de la vie.

 

- Jeûnez de stress et remplissez-vous de prière.

 

- Jeûnez de tristesse et d'amertume, et remplissez votre cœur de joie.

 

- Jeûnez d'égoïsme, et équipez-vous de compassion pour les autres.

 

- Jeûnez d'impiété et de vengeance, et soyez remplis d'actes de réconciliation et de pardon.

 

- Jeûnez de mots et équipez-vous de silence et de la disponibilité à écouter les autres.

 

 

Si nous pratiquons tous ce style de jeûne, notre quotidien sera rempli de paix, de joie, de confiance les uns dans les autres et de vie.

 

Ainsi soit-il.

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11 février 2021 4 11 /02 /février /2021 15:46

 

           Il semblerait que le Carême approche. Un seul mot d'ordre :  "Heureux l'homme dont la faute est enlevée et le péché remis" (Psaume 31). 
 
Regardons le péché en face, notre péché en face afin d'accueillir la grâce du pardon qui nous permettra de le combattre.
Avec ThéoDom, ne laissons pas passer le carême 2021 ! N’attendons pas la Semaine Sainte pour profiter de ce temps de conversion. Inscrivez-vous pour recevoir les vidéos de cette nouvelle série : http://bit.ly/2NQHsoq
 
Si cette vidéo nous a plus, allons beaucoup plus loin à partir du 17 février :
 
 
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2 février 2021 2 02 /02 /février /2021 14:52
 

 

      Célébrée le 8 février 2021, la Journée mondiale de prière et de réflexion contre la traite des personnes a pour thème l'une de ses principales causes : le modèle économique du néolibéralisme. Cette journée est placée sous l’égide de Sainte Joséphine Bakhita (1869-1947), réduite en esclavage au Soudan, alors qu’elle était enfant.

Télécharger

-  Texte Orientations pastorales sur la la traite des personnes d'avril 2019
-  Prière à sainte Joséphine Bakhita
-  Veillée de prière de l'Union Internationale des Supérieures Générales
-  Fiche du livre de Véronique Olmi sur Bakhita de l'OFC en date du 24 janvier 2021

 

En savoir plus sur le site national mission et migrations

Journée mondiale de prière et de réflexion contre la traite des personnes, le 8 février 2021

Prière à Ste Joséphine Bakhita

 

       Sainte Joséphine Bakhita, enfant, tu as été vendue comme esclave et tu as dû affronter des difficultés et des souffrances indicibles. Une fois libérée de ton esclavage physique, tu as trouvé la vraie rédemption dans ta rencontre avec le Christ et avec son Église. Sainte Joséphine Bakhita, aide tous ceux qui sont pris dans le piège de l’esclavage.

Intercède auprès de Dieu, pour que soient brisées les chaînes de leur captivité. Que Dieu rende libres toux ceux que les hommes réduisent en esclavage Réconforte ceux qui survivent à cet esclavage et fais qu’ils te considèrent comme un modèle de foi et d’espérance. Aide tous les survivants à guérir de leurs blessures. Enfin, nous te supplions de prier et d’intercéder pour tous ceux qui subissent un esclavage parmi nous. Amen.

 

Ste Joséphine Bakhita

est née au Soudan en 1869 et a été réduite à l’esclavage alors qu’elle n’était qu’une enfant. Par la suite, elle a été vendue à un diplomate italien et amenée en Italie. Plus tard, elle fut libérée avec l’aide des Sœurs Canossiennes Filles de la Charité. Grâce à elles, elle a découvert Dieu, qu’elle a fidèlement servi jusqu’à sa mort, en 1947. En octobre 2000, Joséphine Bakhita a été canonisée par le Pape Jean-Paul II, qui a déclaré à cette occasion : « Chez sainte Joséphine Bakhita, nous trouvons un brillant défenseur de la véritable émancipation. L'histoire de sa vie inspire non pas l'acceptation passive, mais la ferme résolution à œuvrer de façon effective pour libérer les jeunes filles et les femmes de l'oppression et de la violence, et pour leur restituer leur dignité dans le plein exercice de leurs droits » (Messe de canonisation de Sainte Joséphine Bakhita, 1er octobre 2000).

 

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