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9 janvier 2023 1 09 /01 /janvier /2023 14:45

 

Dimanche 1er janvier 2023

 

« Marie retenait tous ces événements et les méditait dans son cœur. Les bergers repartirent, ils glorifiaient et louaient Dieu. »

 

     Frères et sœurs bien-aimés, permettez-moi au début de cette nouvelle année, de commencer par une charade… pour faire le pont entre 2022 et 2023 pour nous :

       * mon 1er est le cadeau principal, en 3 lettres, qu’ont reçu les enfants à Noël sous le sapin

       * mon 2ème est la 2ème personne du pluriel du pronom personnel

*                  * mon 3ème est un verbe employé plus de 700 fois dans la Bible et qui a donné son nom à « l’Ecclesia » (Église)

                  * mon 4ème est une conjonction que l’on emploie toujours quand on n’est pas satisfait

                  * mon 5ème est l’état dans lequel Jésus nous considère

                  * mon tout est le résumé du projet pastoral de notre paroisse !

 

                  … « Je vous appelle mes amis » ! ...Jean, chapitre 15, verset 15

 

     Le pape François nous appelle dans son message pour aujourd’hui, Journée mondiale de prière pour la paix, à faire une relecture des 3 ans qui viennent de s’écouler depuis le Covid : « nous interroger, apprendre, grandir, nous laisser transformer »… « Car on ne sort jamais identiques des moments de crise : on en sort soit meilleur, soit pire ». Le pape nous invite, comme il le fait chaque année, à « contribuer à édifier le Royaume de Dieu qui est un Royaume d’amour, de justice et de paix ».

Mais au regard de la violence du Covid et des restrictions, et maintenant de la Guerre « de plus » qu’est la guerre en Ukraine, qui touche directement tous les pays du monde et pas que les plus riches, le pape nous exhorte à la fraternité universelle et au bien commun : « Seule la paix qui naît de l’amour fraternel et désintéressé peut nous aider à surmonter les crises personnelles, sociales et mondiales. »

 

Nous n’avons pas de recettes toutes faites. C’est à nous de les inventer ou plutôt de les oser, comme nous le faisons en déployant progressivement les orientations choisies dans notre projet pastoral 2022-2025 par exemple : la formation des jeunes et adultes / la chaleur des célébrations / l’ouverture et l’accueil).

 

Après la Nativité et l’Adoration des bergers, ce qui me frappe dans cette suite de l’évangile de Saint Luc au chapitre 2, est la manière dont les bergers, qui sont sans instruction et sans calcul, vont eux-mêmes glorifier et louer Dieu… : ils chantent, ils parlent, ils témoignent, ils sont dans la joie, ils ne taisent pas la grandeur de Dieu, cette surprise immense !

 

      Faut-il être protestant évangélique pour accomplir cela aujourd’hui ? Ou des catholiques, même ici en Villeneuvois, ne peuvent-ils pas comme les bergers témoigner ouvertement des merveilles de Dieu ??! « Je vous appelle mes amis » dit le Seigneur Jésus à tous les hommes et les femmes de bonne volonté. L’année 2023 sera-t-elle une année de plus grande foi ? Je le souhaite, je vous le souhaite !

 

« Marie retenait tous ces événements et les méditait dans son cœur. Les bergers repartirent, ils glorifiaient et louaient Dieu. »

 

                                                                                        Amen.

                                                                                        Père Thibaud

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2 juin 2022 4 02 /06 /juin /2022 15:15

 

Avec le Christ ressuscité,
éveillons-nous au souffle de l’Esprit

 

 


      Nous venons d’écouter le récit de la Pentecôte tel qu’il nous est rapporté par saint Luc dans le livre des Actes des Apôtres. Il nous parle d’abord d’un violent coup de vent. Il fallait bien ce souffle pour secouer les esprits affligés et délier les langues muettes. Une pluie de feu était également nécessaire pour embraser les disciples glacés par la peur. Seul l’Esprit Saint pouvait faire sortir ces hommes traqués de leur refuge.

    Avec l’Esprit Saint, nous avons tout le contraire d’une Église enfermée, repliée sur elle-même. Le pape François nous le dit à sa manière : “Une Église enfermée sent le renfermé.” Nous sommes donc poussés à sortir “sur les places et sur les parvis” y chercher tous les amis de Dieu. C’est important : tous les hommes sont des amis de Dieu. Il veut que tous soient sauvés. C’est pour eux que Jésus est mort sur une croix. Notre mission n’est pas de “faire croire” mais de témoigner de cette bonne nouvelle. Beaucoup le font jusqu’au martyre.

     Ce qui est merveilleux en ce jour de Pentecôte c’est de voir toute cette foule rassemblée autour des apôtres. Chacun les entend dans sa langue maternelle. L’Évangile est pour tous les peuples ; il est offert aux adolescents comme aux scientifiques, aux banlieusards, aux ouvriers et aux paysans. Il est une bonne nouvelle qui les rejoint tous dans ce qu’ils vivent. Il s’adresse à eux avec le langage de l’amour. L’Esprit de Dieu c’est l’amour personnifié. Saint Jean nous le dit souvent dans ses lettres: “Dieu est amour”. C’est de cela que nous avons à témoigner. Dieu aime passionnément ce monde et il veut le sauver.

      Dans la seconde lecture, saint Paul s’adresse aux chrétiens de Rome mais aussi à chacun de nous. Dans un premier temps, il évoque le sort pathétique de l’homme pécheur. Mais avec la présence de l’Esprit Saint en nous, tout est changé. Si nous nous laissons conduire par l’Esprit de Dieu, nous sommes vraiment des fils de Dieu. Ce n’est pas un Esprit qui fait de nous des esclaves et nous ramène vers la peur, mais un Esprit qui fait de nous des fils, des héritiers de Dieu, des héritiers avec le Christ. Bien sûr, il y aura des obstacles et des échecs. “Nous sommes tous esclaves de nos tendances mauvaises. Mais l’Esprit nous en libère et nous aide à pratiquer le bien. C’est ainsi que nous devenons véritablement libres.”

      Dans l’Évangile de ce jour, nous avons entendu les paroles de Jésus au soir du Jeudi Saint. Il annonce à ses disciples qu’il ne les laissera pas orphelins. Il leur enverra l’Esprit Saint. Mais avant toute chose, il leur demande de l’aimer et de garder ses commandements. Quand il parle de “commandements”, il ne s’agit pas de contraintes mais de paroles qui sont celles “de la vie éternelle”. L’Évangile de saint Jean distingue deux étapes de la révélation chrétienne : le temps de Jésus et le temps de l’Esprit Saint.

     L’Esprit Saint envoyé par le Père au nom de Jésus va tenir son rôle auprès de ceux qui l’aiment. Son rôle c’est “d’enseigner” toute chose. Il vient nous rappeler tout ce que le Christ a dit et fait. Mais ce n’est pas seulement un “aide-mémoire”. Le plus important c’est de prendre conscience de la portée des paroles et des gestes de Jésus pour notre monde d’aujourd’hui.

       C’est important pour nous qui sommes envoyés pour annoncer l’Évangile. Il n’est pas question de répéter un message appris par cœur. Nous vivons dans un monde qui a beaucoup changé. L’Esprit Saint est la pour nous tous inviter à le rejoindre dans ce qu’il vit. Il vient nous rappeler que ce qui est premier ce n’est pas la recherche du confort, ni l’argent mais la personne. Dans un monde de meurtri par les guerres et les violences, il vient faire de nous des artisans de paix, de réconciliation et de communion fraternelle.

        La Pentecôte nous invite à nous ouvrir à cet Esprit qui nous fait devenir des témoins et des messagers du Christ et de son message d’unité et de paix. C’est ce que nous dit la séquence de la fête d’aujourd’hui : « viens, Esprit Saint en nos cœurs… Assoupli ce qui est raide, réchauffe ce qui est froid. Rends droit ce qui est faussé. »

                                                                                                                                         Père  Jean

 

 

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31 mai 2022 2 31 /05 /mai /2022 13:15

 Ascension à la basilique Notre Dame à Bon-Encontre,

  jeudi 26 mai 2022


Ac 1, 1-11 ; Ps 46 ; He 9, 24-28 et 10.19-23 ; Lc 24, 46-53


      Chers amis, frères et sœurs,


       La fête de l’Ascension du Christ est intimement liée à celle de la résurrection. Pour nous chrétiens, ces deux fêtes nous conduisent à rendre témoignage de Jésus ressuscité avec fierté, ferveur, joie profonde.
       Nous ne sommes pas abandonnés au bord de la route. Dans notre monde si troublé par toutes sortes de crises (sanitaire, économique, sociale, écologique, politique), Jésus reste présent et nous promet l’Esprit Saint, comme aux apôtres : « Vous allez recevoir une force quand le Saint Esprit viendra sur vous ; vous serez alors mes témoins (...) jusqu’aux extrémités de la terre. »
Avons-nous conscience de cette force, de cet envoi en mission, de cette assurance ? De quoi devons-nous témoigner dans la société, en tant que chrétien ?
Je voudrais souligner trois attitudes chrétiennes : la paix, le bon plaisir de la Vierge Marie (en particulier en récitant le chapelet), l’espérance.
Je vous donne ma paix
      La paix tout d’abord. Dans les évangiles, à la résurrection, Jésus dit à ses apôtres : « Je vous laisse la paix, je vous donne ma paix » Notons le possessif : « Ma paix » ! C’est la paix du Christ qui nous est offerte. De quelle manière la recevons-nous et en vivons-nous ?
Je suis étonné qu’en ce moment l’expression employée abondamment par les médias est « gagner la guerre ».
Qui de Poutine ou de l’Ukraine va gagner la guerre ? Ne devrait-on pas plutôt se demander : « Qui va gagner la paix ? »
Entrer en guerre conduit à énumérer les engins de guerre ou les formes de guerres : chars, missiles, armes chimiques, guerre nucléaire... Entrer en paix suppose une spiritualité de la paix, une éducation à la paix. Cette seconde expression a de la peine à convaincre.
Jésus nous donne sa paix. Il se présente à ses apôtres à la Résurrection en disant : « La paix soit avec vous ! »
      C’est à la fois un constat et un souhait. Jésus avait auparavant prononcé la Béatitude : « Heureux les artisans de paix ! » Béatitude à mettre en relation avec les autres Béatitudes : « Heureux les pauvres de cœur » ; Heureux les doux ! » ; « Heureux les assoiffés de justice » ; « Heureux les miséricordieux ». Faire ce qui plaît à la Vierge Marie La fête de l’Ascension est célébrée au moment où commencent les premières chaleurs et où la nature végétale se déploie pour le plaisir de nos yeux. Je pense à un dicton parmi les plus connus et que l’on se transmet de génération en génération : « En avril, ne te découvre pas d’un fil. En mai, fais ce qu’il te plaît ». Ce dicton fait partie d’une famille de dictons concernant la météo, en bonne compagnie avec celui de la pluie de la saint Médard. On cite aussi : « Quand le merle chante en mai, avril est fini ». Les saints de glace : saint Servais, Mamert et Pancrace, fêtés le 13 mai, sont également incontournables.
      « En avril, ne te découvre pas d’un fil. En mai fais ce qu’il te plaît » est un dicton qui invite à la prudence compte tenu du caractère imprévisible du climat. Ce dicton signifie que nous ne sommes pas totalement à l’abri des gelées et des intempéries, en avril et au début de mai. À partir des saints de glace, le 13 mai, il est devenu possible de faire ce qu’il nous plaît, conformément au dicton.
Pour ceux qui aiment et vénèrent la Vierge Marie, la date du 13 mai n’est pas non plus une date comme une autre : c’est le jour que choisit la Mère de Dieu pour rendre visite à Fatima, au Portugal, en 1917, au moment de la première guerre mondiale. Marie, dans ses apparitions à trois petits bergers, insiste beaucoup sur la prière du chapelet. La 1ère apparition ne fait pas exception. En effet, la belle dame leur commande : « Dites un chapelet tous les jours pour obtenir la paix du monde et la fin de la guerre. » Prier pour la paix, c’est la volonté de la Vierge Marie.
La demande de la Vierge Marie de prier pour la paix n’est pas une option. Les petits bergers vont comprendre tout de suite et vivre un chemin de prière et de pénitence qui est un véritable exemple pour nous. Nous voyons bien que les enfants de Fatima, bien jeunes encore, vont changer de vie pour plaire à la Vierge et ajuster leur volonté à celle de Dieu.
       Désormais, ils ne vont pas faire ce qui leur plaît, mais ce qui plaît, à elle, qui est au ciel.
Nous pourrions nous aussi modifier quelque peu le dicton. Ce n’est plus « En mai, fais ce qu’il te plaît, » mais « En mai, fait ce qui lui plaît, à Elle, la Vierge Marie !
En mai, fais ce qui lui plaît est le dicton que nous devons suivre en ce mois de pèlerinage.
L’espérance chrétienne Message de paix, désir de faire ce qui plaît à la Vierge Marie, et aussi attitude d’espérance. Voilà la grande affirmation de cette fête de l’Ascension, au moment où Jésus quitte ses Apôtres.
       Pour nous, les chrétiens ce qui nous fonde notre espérance c’est la promesse de Jésus de rester présent au cœur de nos vies, de nos choix et de nos décisions. Il est significatif de constater que Jésus s’adresse à ses Apôtres, au moment de l’Ascension, en les invitant à la patience. Cela se passe au cours d’un repas en mémoire de Jésus ressuscité, au cours de l’Eucharistie. Jésus donne l’ordre à ses apôtres de ne pas quitter Jérusalem et d’y attendre que s’accomplisse la promesse du Père. Cette, promesse, c’est l’envoi de l’Esprit Saint : « Moi je vais envoyer sur vous ce que mon Père a promis. »
Au cours du repas eucharistique où le Christ se donne à nous, en ce jour de l’Ascension, redisons que le monde est grand parce que c’est le monde que Dieu aime. Nous sommes invités à en témoigner chaque jour davantage.
     Comme vous tous, je suis préoccupé par la guerre en Ukraine. Il est question de guerre nucléaire, de guerre mondiale. Je vous invite à prier pour la paix dans notre Europe et ailleurs dans d’autres pays du monde (Mali, Birmanie, etc.). La paix commence chez nous par des petits gestes vis-à-vis de nos voisins, au sein de nos familles. Le Christ est notre paix. Cette paix que nous demandons dans la liturgie est don de Dieu.
                                                      

                                                          Amen !


                                                          Mgr Hubert HERBRETEAU
                                                          Basilique Notre Dame à Bon Encontre, le jeudi 26 mai 2022

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8 novembre 2021 1 08 /11 /novembre /2021 14:36

 

Messe de 10h à Lourdes du 7 novembre 2021

 

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1 novembre 2021 1 01 /11 /novembre /2021 08:32
 
Réjouissez-vous, soyez dans l’allégresse, car votre récompense est grande dans les cieux !

Dimanche 31 octobre 2021

Ap. 7, 2-4.9-14 Ps. 23 1 Jn. 3, 1-3 Mt. 5, 1-12

 

      Voyant les foules, Jésus gravit la montagne. Il s’assit, et ses disciples s’approchèrent de lui. Alors, ouvrant la bouche, il les enseignait. Il disait : « Heureux les pauvres de cœur, car le royaume des Cieux est à eux.

     Les béatitudes nous sont offertes dans la fête de tous les saints. Elles sont la première parole publique de Jésus en ses débuts de prédicateur. Les béatitudes racontent comment nous pouvons vivre vraiment en acceptant la logique de l’Amour. Nous découvrons alors un Père qui nous donne une vie riche en Amour. Le meilleur moyen d’entrer dans les béatitudes, c’est de regarder comment Jésus les vit lui-même. Matthieu nous a transcrit ce discours où Jésus, après avoir pris un peu de hauteur, après avoir gravi la montagne, vient à nous. Devant ses disciples et la foule des gens qui le suivent, Jésus énumère les chemins du bonheur selon Dieu. C’est bien du bonheur de l’homme dont il s’agit. Chacune des Béatitudes commence par le mot « Heureux. » Dieu connaît l’homme comme il l’a fait, pour être heureux du bonheur de le trouver et de choisir librement l’amour qu’il nous porte. L’humanité peut le connaître comme un Père infiniment bon et miséricordieux qui a envoyé Jésus son Fils dans le monde pour vivre sur le chemin de sa rencontre. Cela n’empêchera pas chacun de vivre à la suite de Jésus la souffrance, la maladie, la mort, et d’en souffrir, comme souffrent aujourd’hui les amis du Fils de Dieu. Ces voies des béatitudes sont des chemins de bonheur pour nous qui entendons « Heureux les pauvres. » Les pauvres de cœur, les pauvres en esprit, ceux qui ont une âme de pauvre, ceux qui ne sont pas attachés à la possession, ni à l’avoir. La pauvreté effective, le partage, la générosité envers autrui sont induits par cette invitation à être pauvre de cœur pour le Royaume.

     Heureux ceux qui pleurent, car ils seront consolés. Heureux les doux, car ils recevront la terre en héritage. Heureux ceux qui ont faim et soif de la justice, car ils seront rassasiés. Heureux les miséricordieux, car ils obtiendront miséricorde.

Nous avons besoin de méditer l’invitation de Jésus dans les Béatitudes, pour qu’il nous les fasse vivre en esprit et en vérité pour témoigner réellement du Royaume au long de notre vie sur terre. Il ne nous faut jamais déconnecter les paroles de Jésus de la manière dont il les met lui-même en pratique. « Heureux les doux, » être doux, c’est être comme Jésus quand il est doux. Jésus entrant à Jérusalem est présenté comme doux, et juste quand on le montre rabrouant les marchands du temple. Jésus est doux selon la Parole de Dieu en renonçant à l’injustice et en faisant ce qui lui semble juste sans se soucier de l’image qu’il donne. « Heureux les doux, » heureux ceux qui agissent selon l’Esprit envoyé par le Père. Les béatitudes sont un style de vie dans le Christ, un rythme inattendu de l’Esprit Saint. Ce qui rend heureux, c’est de savoir que l’on entre dans une vie personnelle habitée par Dieu. Cela ne plaît pas à tout le monde, et c’est bon signe : « heureux serez-vous quand on dira toutes sortes de mensonges contre vous ».

     Heureux les cœurs purs, car ils verront Dieu. Heureux les artisans de paix, car ils seront appelés fils de Dieu. Heureux ceux qui sont persécutés pour la justice, car le royaume des Cieux est à eux. Heureux êtes-vous si l’on vous insulte, si l’on vous persécute et si l’on dit faussement toute sorte de mal contre vous, à cause de moi.

     Réjouissez-vous, soyez dans l’allégresse, car votre récompense est grande dans les cieux ! C’est ainsi pour toutes les recommandations de Jésus. Ce sont des ressources pour le bonheur de l’éternité qui est déjà commencée maintenant. Les doux, les pacifiques, les non-violents, ceux qui pleurent ceux qui souffrent dans leur chair ou dans leur cœur, les éprouvés ou les réprouvés de la vie, ceux qui ont faim et soif de la justice, ceux qui luttent pour les droits des plus faibles et l’épanouissement de tous, les cœurs purs les bienveillants qui cherchent le bien des autres de manière désintéressée, qui ne se servent pas des autres pour leur satisfaction, les artisans de paix qui contribuent à l’harmonie entre les hommes, les persécutés, les insultés, les calomniés à cause de leur foi. Toutes ces invitations nous engagent sur les chemins de l’amour infini où Dieu nous attend.

                                                                                Père Gilbert Adam

 

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5 mars 2021 5 05 /03 /mars /2021 10:00

 

Dimanche 28 février 2021

 

 

« Jésus prit avec lui Pierre, Jacques et Jean, et les emmena, eux seuls, à l’écart sur une haute montagne. Et il fut transfiguré devant eux. »

 

      Frères et sœurs bien-aimés, depuis cette dernière mission sur Mars la semaine dernière pour constater qu’il y a du vent et qu’il n’y a personne...(j’exagère à peine...), une question n’arrive pas à sortir de ma tête : « Pourquoi diable, certains pays ont-ils besoin de dépenser tant de milliards alors que la vie sur terre ici est mise à mal et que ces milliards suffiraient au changement climatique et à nourrir les 6 millions d’hommes qui meurent de faim chaque année ?? »

 

Je ne sais pas ce que vous en pensez et si vous réalisez que l’espace aussi est en train d’être pollué depuis 60 ans (9000 satellites, des milliers de tonnes de déchets de métal en suspension).

 

Cela me pose de graves questions :

- Notre foi et notre civilisation judéo-chrétienne pluri-millénaire a-t-elle pollué autant la planète ?... NON

- Les textes bibliques, la Sagesse de Dieu révélée, peuvent-ils nous aider à y voir clair ?... OUI

- Notre foi chrétienne peut-elle nous aider à agir pour notre vie et notre terre aujourd’hui ?... OUI

 

Car certes, nous sommes dépassés par tous ces milliards, mais notre croyance au Dieu de Jésus-Christ ne nous écarte pas de notre vie quotidienne… au contraire !

 

      Aujourd’hui, en ce 2ème dimanche de Carême, nous voyons plusieurs personnages : Abraham, Pierre, Jacques et Jean, qui montent sur une montagne… Parce que Dieu le leur demande ! Sur cette montagne, ils voient Dieu (Jésus transfiguré), ils entendent Dieu, ils comprennent qu’ils peuvent faire confiance en Dieu qui les aime et les bénit… Ensuite, ils redescendent et restent forts, imprégnés, de leur expérience. Mais ils ne se prennent pas pour Dieu après !!

 

Le péché sera sans doute de se prendre pour Dieu, de vouloir trop s’élever, et de laisser détruire notre condition humaine… C’est un péché « mignon » (dont on a du mal à se séparer) ou plutôt un péché « capital » (l’orgueil). Mais l’HUMILITÉ et la BONTÉ du Christ à imiter peuvent nous en éloigner et créer des choses vertueuses et non destructrices !

 

Que ce Carême et que notre foi nous donnent de réfléchir, de prier et d’agir dans le sens du Bien !

 

« Jésus prit avec lui Pierre, Jacques et Jean, et les emmena, eux seuls, à l’écart sur une haute montagne. Et il fut transfiguré devant eux. »

 

Amen

 

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14 janvier 2021 4 14 /01 /janvier /2021 14:27

 

“Seigneur, tu nous appelles…”

 

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29 décembre 2020 2 29 /12 /décembre /2020 14:04

 

En marche vers la lumière

 

 

       Les trois lectures de cette fête de l’Épiphanie sont l’annonce d’une même grande espérance. Cette bonne nouvelle n’est pas seulement pour Israël ni pour les chrétiens. Elle est offerte à tous les peuples. Tous sont appelés jusqu’à la crèche du Christ Sauveur. Le Christ n’est pas venu seulement pour le monde juif mais aussi pour tous les peuples du monde entier. Plus tard, il livrera son Corps et son Sang pour nous et pour la multitude. C’est cette bonne nouvelle que nous trouvons tout au long des textes bibliques de ce dimanche.

      Dans la première lecture, le prophète Isaïe nous montre que les nations païennes marchent vers la Lumière de Jérusalem. Et pourtant, au moment où il fait cette annonce, cette ville est pratiquement rayée de la carte. Mais le prophète la provoque : “Debout !” Le Seigneur a toujours libéré son peuple. Il est hors de question de sombrer dans le défaitisme. Toutes les nations, y compris celles qui étouffent Jérusalem, s’inclineront devant le Seigneur. Dans les périodes sombres, ce cri du prophète continue à nous interpeller. Quoi qu’il puisse arriver, les croyants ne doivent pas baisser les bras.

      Dans la seconde lecture, saint Paul nous annonce que “l’appel au Salut est universel”. C’est la découverte extraordinaire que Paul lui-même a faite sur le chemin de Damas : “Les païens sont associés au même héritage, au même Corps, au partage de la même promesse dans le Christ Jésus.” Autrefois, il pensait que les promesses de Dieu ne concernaient que les fils d’Israël. Maintenant qu’il a compris, il se lance de toutes ses forces pour que cette bonne nouvelle soit connue partout dans le monde. À travers ses discours, ses lettres et ses voyages dans le monde païen, il témoignera inlassablement de cet amour du Christ offert à tous.

     L’Évangile nous montre que les premiers adorateurs du Messie Roi ont été des païens. Pour se rendre à Bethléem, ils ont été guidés par une étoile, puis par l’Écriture. Les chefs religieux qui connaissaient bien la Bible les ont orientés vers cette ville toute proche de Jérusalem. Arrivés devant ce nouveau-né, ils lui offrent leurs présents : l’or destiné à un roi, L’encens à un Dieu, la myrrhe à un mortel. Comme ces mages, nous sommes tous appelés à la crèche de Noël pour y rencontrer le Seigneur et l’adorer.

     Ces mages dont nous parle l’Évangile représentent toutes les nations païennes qui viennent se prosterner devant leur Sauveur. À travers eux, c’est le monde païen qui a accès au Salut. L’Évangile nous dit comment ils se sont mis en route. Mais c’est Dieu lui-même qui a agi dans leur cœur. Plus tard, Jésus dira : “Personne ne peut venir à moi si le Père qui m’a envoyé ne l’attire vers moi’. Cet Évangile de l’Épiphanie doit être lu à la lumière de la Pentecôte. Ce jour-là, les peuples rassemblés à Jérusalem découvriront la foi au Christ annoncée dans leur langue.

Dans nos pays, nous avons l’habitude de rencontrer des gens de diverses nationalités. Leur cohabitation n’est pas toujours facile à gérer. Mais il faut le dire et le redire : le racisme, l’intolérance et le fanatisme aveugles n’ont rien à voir avec Dieu. S’il appelle tous les hommes c’est d’abord pour les accueillir et leur montrer son amour universel. Tous, même les plus grands pécheurs ont leur place dans la caravane des mages. C’est cette bonne nouvelle que nous trouvons tout au long des évangiles.

     En ce jour de l’Épiphanie du Seigneur, il n’est plus possible de rester bien entre nous. Le Christ est venu pour tous les hommes du monde entier. Nous les portons tous dans notre prière. Notre priorité doit être comme celle du Christ pour tous ceux et celles qui ne connaissent pas Dieu. En ce dimanche, notre solidarité et notre prière sont tout spécialement pour les communautés chrétiennes d’Afrique. Et bien sûr, nous n’oublions pas nos pays d’ancienne chrétienté qui ont un besoin urgent d’une nouvelle annonce de l’Évangile. Le Christ doit être présenté à tous avec la même chaleur et la même joie que Marie aux mages.

      Au début de cette nouvelle année, nous recevons cet appel à devenir des assoiffés de Dieu. Ainsi, nous serons pour les autres comme une étoile qui leur donnera envie d’en faire autant. C’est cela que nous pouvons nous souhaiter les uns aux autres pour que 2021 soit une bonne année. En ce jour, nous nous tournons vers lui : “Lumière des hommes, nous marchons vers toi. Fils de Dieu, tu nous sauveras.”

 

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26 décembre 2020 6 26 /12 /décembre /2020 09:51

 

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17 juin 2020 3 17 /06 /juin /2020 13:12
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