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4 décembre 2020 5 04 /12 /décembre /2020 09:43

 

Avent dans la ville

frère Philippe Verdin

 

Un zeste d'espérance en confinement

Bonjour ,

Isolés, privés de la messe qui fait vivre, coupés de nos amis et de nos familles, inquiets par le développement foudroyant du virus, affligés par l’épidémie mortelle dont on nous assène le macabre bilan tous les jours, angoissés pour la santé de nos proches et notre propre survie, meurtris par les attentats qui ont frappé notre pays et notamment les chrétiens qui prient, nous n’avons pas le moral. Nous sommes accablés et nous pourrions, comme le prophète Jérémie, maudire les temps que nous vivons.

Mais le devoir du chrétien, en ces jours moroses de confinement, est d’entretenir la flamme de l’espérance, de la partager. Car il est au milieu de nous, le Seigneur qui nous sauve ! Alors, malgré les gestes barrières, nous pouvons utiliser ce temps de confinement imposé pour entretenir la fraternité

A partir du dimanche 22 novembre, Avent dans la ville vous propose une vidéo quotidienne avec une suggestion concrète, drôle ou délicate des frères Yves, Nicolas, Emmanuel, Raphaël ou Philippe pour vivre confiné la fraternité jusqu’à Noël !

Regardez la vidéo de présentation en cliquant ci-dessous : 

Tous frères !

voir la vidéo

Vous n'avez pas besoin de vous inscrire : vous recevrez ces vidéos en tant qu'abonné à Avent dans la ville. A partir du 29 novembre, pendant notre retraite de l'avent, elles accompagneront les méditations quotidiennes et la prière des Laudes. Et chaque mardi, nous aurons rendez-vous avec l'action de grâce de Choeur dans la ville

Invitez vos proches pour partager l'espérance ! Transférez-leur cet email ou partagez la vidéo sur WhatsApp (à partir de Youtube).

Bien fraternellement, 

frère Philippe Verdin, op
Responsable d'Avent dans la ville

Si vous recevez cet email de la part d'un ami abonné, cliquez ici pour vous rendre sur le site Avent dans la ville.

 

Suivez-nous sur les réseaux sociaux :

Retraite dans la Ville - Couvent des Dominicains - 7 avenue Salomon 59000 Lille

Cet email a été envoyé à ph.dhalluin@orange.fr, cliquez ici pour vous désabonner de Avent dans la ville

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1 décembre 2020 2 01 /12 /décembre /2020 14:14

 

LE PORCHE DU MYSTÈRE


      En décembre arrivent l’Avent et l’hiver... temps de ressourcement chez soi, temps où l’on ne sort que de manière parcimonieuse, sauf en cette année exceptionnelle peut-être pour soutenir ceux qui souffrent de cette pandémie et surtout de ces effets collatéraux dévastateurs.
Le combat actuel est bien un combat contre la maladie, contre le mal, et non un combat les uns
contre les autres (Gouvernement et Église, vieux et jeunes, pauvres et riches...), ne nous y trompons pas ! En entrant dans l’Avent avec la neuvaine de l’Immaculée Conception, demandons à la Vierge Marie de nous aider à lutter pour le bon combat, le combat de l’espérance et de la foi en Dieu seul.
      Notre évêque, pour remplacer la ­semaine de retraite spirituelle des prêtres du ­diocèse, nous a envoyé chaque jour une méditation. J’ai notamment été frappé par une des ­premières qui rappelait le « Principe » et le « ­Fondement » de la foi chrétienne, selon saint Ignace de Loyola :  « L’homme est créé pour louer, respecter et servir Dieu ». Créé pour cela, et pour rien d’autre ! Car le Seigneur Dieu est la seule finalité de tout homme sur cette terre...
Saint Paul nous exhorte dans la Lettre aux Romains à « vaincre le mal par le bien » (Rm 12,
21). Cette lutte peut prendre un nom plus noble et plus enthousiasmant : c’est le chemin des ­vertus. L’énergie mise volontairement en direction du bien, de la vertu, nous orientera de manière ­nouvelle et privilégiée et nous écartera ­progressivement du mal. Trois vertus sont  articulièrement «cardinales », c’est-à-dire capitales, qui « axent » notre vie entière : la Foi, l’Espérance, et la ­Charité. Encore faut-il avoir le courage de désirer nous convertir, changer, mûrir, à 20 ans comme à 80 ans ! Il n’y a que le chameau qui ne veut pas ­changer qui ne passera pas par le trou d’une aiguille !
     Pour vous exhorter à faire le bien et à espérer malgré le désespoir ambiant, je voudrais vous offrir ces quelques mots de Charles Péguy : « Français, dit Dieu, c’est vous qui avez inventé
ces beaux jardins des âmes. Je sais quelles fleurs merveilleuses croissent dans vos mystérieux
jardins. Je sais quelles épreuves infatigables vous portez. Je sais quelles fleurs et quels fruits vous m’apportez en secret. C’est vous qui avez inventé le jardin. Les autres ne font que des horreurs. Vous êtes celui qui dessine le jardin du Roi. Aussi, je vous le dis en vérité, c’est vous qui serez mes jardiniers devant Dieu. C’est vous qui dessinerez mes jardins du Paradis. Il y a dû y avoir quelque chose, dit Dieu, entre nos Français et cette petite Espérance. Ils y réussissent si merveilleusement. Peuple laborieux, peuple du plus ­profond labeur. Ce n’est pas lui qui stagne et ­croupit dans les marais de la paresse. (...) Des ­marais mêmes, il fait les plus beaux jardins. (...) Et son âme est toujours une eau courante et une eau vive. Et son travail est toujours une eau
courante. Et sa prière, je le sais, est toujours une eau courante. » (Le porche du mystère de la deuxième vertu, Paris Gallimard, p. 123)
Oui, mes amis, entrons sous le ­Porche. Mettons-nous sous le manteau de Marie pour continuer de croire en Dieu, en son ­retour, en sa justice, en sa victoire par le bien. ­Voilà la source de la bienheureuse espérance, dont nous avons tant besoin ! Heureux Avent !

 

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16 octobre 2020 5 16 /10 /octobre /2020 10:38
Un million d'enfants prient le chapelet
 
 

      Jamais encore dans l’histoire, il n’y avait eu de crise sanitaire et existentielle aussi mondialisée. Notre monde n’est plus tout à fait le même et ce qui semblait évident auparavant ne va plus de soi. Bien que ce temps de pandémie ait suscité une grande solidarité, le virus a eu aussi tendance à nous éloigner et nous isoler les uns des autres. Nous sommes tentés de voir notre prochain, non comme une image de Dieu, mais comme un danger, un porteur potentiel du virus. Dans des situations aussi difficiles, il est particulièrement important que nous restions en lien les uns avec les autres et que nous nous aidions mutuellement… sans oublier l’aide de Dieu !

      Le Père a envoyé dans le monde son propre Fils, qui a pris nos infirmités et s’est chargé de nos maladies (Mt 8,17). Jésus nous a donné confiance et l’espoir que Dieu voulait tous nous guérir, même si nous avons encore à porter nos croix. Il nous conduit, surtout à travers ses saints, sur le chemin du salut et nous encourage à prier en tout temps et à avoir confiance en son aide en toutes circonstances. Pour nous soutenir, Dieu nous a aussi donné une protectrice, sa propre Mère. Au cours des 200 dernières années, elle est apparue à tant d’endroits, sur tous les continents, que l’époque actuelle est également appelée « l’ère mariale ». Marie nous annonce dans ses messages un avenir plein de joie et de paix, même si elle ne cache pas le fait que l’humanité ait besoin d’une purification et que des situations douloureuses surgiront. Elle nous rappelle surtout les petits moyens de salut à la portée de chacun : porter une médaille, prier fidèlement le chapelet, se réconcilier, se consacrer à son Cœur Immaculé et à celui de son Fils, lire la Bible, faire des sacrifices par amour, recevoir les sacrements…

     Par notre prière, la Mère de Dieu voudrait aider les gens du monde entier, en particulier les pauvres et ceux qui souffrent. C’est pourquoi nous vous invitons, cette année encore, à participer à notre initiative de prière mondiale « Un million d’enfants prient le chapelet », le 18 octobre (ou le vendredi 16, avec les enfants qui vous sont confiés, si vous travaillez dans une école ou une maternelle). Cette prière mondiale du chapelet en communion avec des millions d’enfants vise à nous remplir d’une confiance renouvelée en l’amour et la protection que Dieu veut nous donner à travers sa Mère. 
 
Cardinal Mauro Piacenza, président de l’AED internationale,
et Père Martin Barta, assistant ecclésiastique international 
 
Teaser Un million d'enfants prient le chapelet
 
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7 septembre 2020 1 07 /09 /septembre /2020 15:19

Aleteia

 

À l’occasion de l’anniversaire de la mort de Sainte Thérèse de Calcutta, le 5 septembre 1997, il y a tout juste 23 ans, méditons ces « petites phrases de vie », recueillies dans les propos et les écrits de cette grande sainte du XXe siècle.

 

     Nombreux sont ceux et celles à se demander comment, dans la période actuelle teintée de doute, contribuer à bâtir une société plus juste et équitable. L’heure ne serait-elle pas tout simplement venue d’aller vers l’essentiel ? Construire un monde meilleur, n’est-ce pas fondamentalement aimer le prochain ? Au cours des siècles, de nombreux saints ont encouragé à cultiver la force de l’amour face aux problèmes les plus difficiles de la vie. Le travail de Mère Teresa, celle qui tendait la main à tous les rejetés par la société, est un exemple puissant de ce qu’une seule personne peut accomplir par l’amour. Ses quelques pensées lumineuses peuvent inspirer votre action au quotidien :

CES PENSÉES LUMINEUSES DE MÈRE TERESA POUR INSPIRER SON QUOTIDIEN
CES PENSÉES LUMINEUSES DE MÈRE TERESA POUR INSPIRER SON QUOTIDIEN
CES PENSÉES LUMINEUSES DE MÈRE TERESA POUR INSPIRER SON QUOTIDIEN
CES PENSÉES LUMINEUSES DE MÈRE TERESA POUR INSPIRER SON QUOTIDIEN
CES PENSÉES LUMINEUSES DE MÈRE TERESA POUR INSPIRER SON QUOTIDIEN
CES PENSÉES LUMINEUSES DE MÈRE TERESA POUR INSPIRER SON QUOTIDIEN
CES PENSÉES LUMINEUSES DE MÈRE TERESA POUR INSPIRER SON QUOTIDIEN
CES PENSÉES LUMINEUSES DE MÈRE TERESA POUR INSPIRER SON QUOTIDIEN
CES PENSÉES LUMINEUSES DE MÈRE TERESA POUR INSPIRER SON QUOTIDIEN
CES PENSÉES LUMINEUSES DE MÈRE TERESA POUR INSPIRER SON QUOTIDIEN
CES PENSÉES LUMINEUSES DE MÈRE TERESA POUR INSPIRER SON QUOTIDIEN
CES PENSÉES LUMINEUSES DE MÈRE TERESA POUR INSPIRER SON QUOTIDIEN
CES PENSÉES LUMINEUSES DE MÈRE TERESA POUR INSPIRER SON QUOTIDIEN
CES PENSÉES LUMINEUSES DE MÈRE TERESA POUR INSPIRER SON QUOTIDIEN
 
 
 
 
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17 août 2020 1 17 /08 /août /2020 13:58
LOURDES : LE CARDINAL PAROLIN INVITE À DISCERNER LE CHEMIN VERS DIEU
LOURDES : LE CARDINAL PAROLIN INVITE À DISCERNER LE CHEMIN VERS DIEU

Xavier Sartre – Cité du Vatican - 15 août 2020

 

 

Le cardinal Parolin a célébré la messe de l’Assomption au sanctuaire de Lourdes. Le secrétaire d’État du Saint-Siège a rappelé dans son homélie que porter les traits de la Vierge nous aide à discerner le chemin qui nous mène vers Dieu.

 

         Venu pour une visite privée au sanctuaire de Lourdes à l’occasion du 175e anniversaire de la fondation de la Congrégation des Augustins de l’Assomption, le cardinal Pietro Parolin a apporté «le salut, la proximité spirituelle et la bénédiction du Pape François» à toutes les personnes présentes à cette messe du 15 août.

«Nous sommes venus ici à Lourdes en pèlerins pour constater qu’il y a une grotte ouverte» a expliqué le secrétaire d’État. Cette grotte «renvoie au sépulcre ouvert et vide de Jésus. Comme dans ce sépulcre, la lumière de la résurrection de la chair a resplendi, ici l’Église a reconnu que cette même lumière a fait briller la Toute Sainte Immaculée aux yeux, à l’esprit, au cœur et aux oreilles de sainte Bernadette, pour que les humbles et les pauvres deviennent de vrais maîtres de la foi du peuple de Dieu et porte d’entrée au mystère de Dieu Sauveur.»

 

Un monde qui connaît l’obscurité

     Dans le contexte actuel, marqué par la pandémie de Covid-19 et de nombreux conflits, «nous nous tournons vers Marie avec une confiance immense, avec la ferme certitude qu'elle nous écoutera. Marie, en effet, resplendissante de gloire, se montre à nous comme signe de consolation et d'espérance sûre».

«La Vierge Sainte nous conduit à vivre enracinés dans le mystère pascal de Jésus. Elle partage avec nous ses traits» a poursuivi le cardinal. Porter ces traits, c’est in fine nous amener sur le chemin de notre montée vers le ciel. Pour cela, il faut se préparer grâce à un discernement attentif et c’est à travers lui que «se manifeste le fait que Jésus règne sur l’histoire et sur la famille humaine, dans l’attente du jour où il n’y aura plus la mort parce que Dieu sera tout en tous. Régner veut dire exercer un pouvoir. Quel est alors le pouvoir de Jésus ? C’est le pouvoir de la miséricorde ; le pouvoir du pardon ; le pouvoir de l’amitié ; le pouvoir d’être aimé et d’aimer» a précisé le secrétaire d’État du Saint-Siège.

 

Bien discerner le chemin

     «Le discernement des croyants permet à ce pouvoir de devenir action, événement, expérience» a-t-il poursuivi. «Le discernement est participation concrète au pouvoir du Christ, à son règne au fil du temps sur la famille humaine afin que sa marche soit orientée de l’intérieur vers le jour glorieux et inconnu de sa manifestation finale».

Porter les traits de Marie, a également affirmé le cardinal Parolin, c’est «ne pas avoir peur», comme l’homme et la femme qui, dans le désert résistent au Dragon rouge. «Appartenir à la communauté des appelés au salut, veut donc dire recevoir le don de la fête»

 

 

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11 août 2020 2 11 /08 /août /2020 14:15

 

Mon âme exalte le Seigneur,
exulte mon esprit en Dieu, mon Sauveur !
Il s’est penché sur son humble servante ;
désormais, tous les âges me diront bienheureuse.

Le Puissant fit pour moi des merveilles ;
Saint est son nom !

Son amour s’étend d’âge en âge
sur ceux qui le craignent.

Déployant la force de son bras, il disperse les superbes.
Il renverse les puissants de leurs trônes, il élève les humbles.

Il comble de biens les affamés,
renvoie les riches les mains vides.

Il relève Israël son serviteur, il se souvient de son amour,
de la promesse faite à nos pères, en faveur d’Abraham et de sa race, à jamais.

Gloire au Père, et au Fils, et au Saint-Esprit,
pour les siècles des siècles.
Amen.

Pour Continuer la Prière  et la réflexion,

allez sur le Site "Eglise Catholique de France" CLIC !

 

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21 juin 2020 7 21 /06 /juin /2020 08:00

De 1.600 à aujourd'hui, plus de 400 ans de dévotion au Cœur Immaculé de Marie

Source : Aleteia - Jean-Michel Castaing

 

        Le Cœur de Marie, dont l’Église fait mémoire le lendemain de la solennité du Sacré-Cœur de Jésus, est immaculé parce que la Vierge est restée toute sa vie à l’écoute de Dieu. Sa communion permanente avec Jésus lui a permis d’intérioriser la Parole divine au point que son Cœur est devenu une demeure de l’Esprit.

 

           Peu de temps après avoir accédé à la royauté, à la suite du décès de son père David, Salomon eut une vision. Dans celle-ci, Dieu lui demanda ce qu’il désirait qu’Il lui donne. Le roi d’Israël répondit : « Donne donc à ton serviteur un cœur intelligent » (littéralement « un Cœur qui écoute ») (1R 3, 9). Ainsi, dans la Bible, le cœur est le siège de l’intelligence et de la volonté, et pas seulement de l’affectivité, comme on le comprend de nos jours. Il en va pareillement pour celui de la Vierge. Le Cœur de Marie est immaculé parce qu’il est exempt de péché, mais aussi parce qu’il est intelligent en restant constamment à l’écoute de Dieu. Le cœur de la Vierge est exempt d’erreur, de négligence et d’égarements en raison de l’attention que la Vierge porte à Dieu et aux affaires divines. L’amour d’obéissance de la Vierge rejaillit sur son intelligence en la décuplant. Illustrons cette vérité par un exemple tiré de l’existence de la mère de Jésus.

 

 

Un Cœur illuminé par l’Esprit

 

        S’il est une sagesse qu’il est indispensable d’acquérir pour un chrétien, c’est bien celle de la Croix. Cette sagesse, Marie ne l’a pas seulement expérimentée dans sa chair. Elle a su également l’assimiler spirituellement, en se mettant à son école. Elle a pu de la sorte en tirer de précieux enseignements au bénéfice des hommes dont le Christ l’a instituée Mère du haut de la Croix. Durant le Samedi saint, lendemain de la crucifixion, Marie a réfléchi à la signification et à la portée du supplice de Jésus. À cette fin, elle a été attentive à l’Esprit consolateur qui, en plus de la réconforter, l’a instruite également du mystère renfermé dans la Croix — tant il est vrai que l’on ne console jamais mieux quelqu’un qu’en lui révélant le sens profond et les fruits à venir de ses épreuves.

 

« Un cœur immaculé est d’abord un cœur qui ne murmure pas, un cœur exempt de défiance mais qui garde l’espérance parce qu’il sait que Dieu est un Père sage, attentif et aimant. »

 

        À l’écoute de l’Esprit, le Cœur immaculée de Marie a redit le « oui » qu’elle avait déjà prononcé à l’Annonciation trente ans plus tôt, et la veille sur le Calvaire. Dans la lumière de l’Esprit qui nous rappelle tout ce que Jésus nous a dit, selon la prophétie de l’intéressé dans son discours d’adieux (Jn 14, 26), et qui nous guidera vers la vérité tout entière (Jn 16, 13), elle a pris la mesure du sacrifice de Jésus, mais aussi de l’importance de sa propre compassion et de son union au don total de son fils sur le Golgotha. Si bien qu’elle a compris plus intensément, de l’intérieur, la portée de la Rédemption et la place que Dieu lui avait destinée dans celle-ci. Elle a consenti de nouveau, sans révolte, mais avec un Cœur intelligent, ferme et aimant, au sacrifice de son Fils. C’est bien cela que demande Dieu à Ses créatures : Lui faire confiance en se laissant instruire par Lui au sujet des voies qu’Il a choisies et qui ne sont pas toujours les nôtres. Un cœur immaculé est d’abord un cœur qui ne murmure pas, un cœur exempt de défiance mais qui garde l’espérance parce qu’il sait que Dieu est un Père sage, attentif et aimant.

 

« Sa mère gardait tous ces événements dans son cœur » (Lc 2, 51)

 

         Car Marie n’aurait jamais pu être associée à la Rédemption du genre humain si elle n’avait pas eu un cœur intelligent, c’est-à-dire un cœur attentif à la Parole de Dieu. L’épître aux Hébreux place dans la bouche du Christ qui entre dans le monde, les paroles du psaume 40. Dans sa version originale, ce psaume dit en s’adressant à Dieu : « Tu ne voulais ni offrande ni sacrifice, tu as ouvert mes oreilles ; tu ne demandais ni holocauste ni victime, alors j’ai dit : “Voici, je viens” » (Ps 40, 7-8).

 

« En écoutant Dieu, nous reconnaissons à la fois Sa transcendance, le fait que Lui seul est Dieu, et également les dons divins de la vie et du salut. »

 

       Le psalmiste a compris que tendre l’oreille à Dieu est plus important que tous les sacrifices. La première demande que Dieu nous adresse, c’est de L’écouter. C’était déjà la grande affaire d’Adam et Ève au jardin d’Eden — leur malheur vint précisément de ce qu’ils préférèrent à la parole divine les insinuations d’un autre, celles d’un invertébré plus malin qu’eux ! En écoutant Dieu, nous reconnaissons à la fois Sa transcendance, le fait que Lui seul est Dieu, et également les dons divins de la vie et du salut. À l’instar de Jésus qui passait ses nuits en prière (Lc 6,12), Marie n’aura de cesse durant toute son existence que de méditer dans son Cœur les paroles-événements de la vie de Jésus (Lc 2,51). 

 

        Si la Vierge n’avait pas écouté son Fils, comment aurait-elle pu dire aux serviteurs des noces de Cana : « Faites tout ce qu’il vous dira ? » Pour donner pareil conseil, Marie s’appuyait sur la divinité de son Fils. Et comment avait-elle pu reconnaître celle-ci, outre pour la raison que Jésus ait été conçu de façon virginale, sinon parce qu’elle avait passé des heures à l’écouter, à s’extasier des paroles de grâce qu’il prononçait ?

 

Jésus et Marie : deux cœurs unis

 

        On pourrait penser qu’un chrétien du troisième millénaire, en récoltant le trésor amassé par des siècles de tradition, en sait davantage sur la Croix que la Vierge du Samedi saint. Ce serait se méprendre. Le secret de la sagesse contenue dans la Croix ne se livre qu’aux Cœurs aimants. Seul le semblable connaît le semblable. Seul l’amour est capable de comprendre la hauteur, la largeur, la profondeur de la Croix. Celle-ci ne confie ses secrets qu’à ses amants de Cœur, c’est-à-dire aux personnes animées des mêmes dispositions que celles qui poussèrent Jésus à l’accepter et à la vivre. La Vierge, pétrie de sagesse autant que d’affection, est de celles-là. 

 

« Le secret de la sagesse contenue dans la Croix ne se livre qu’aux Cœurs aimants (…) Seul l’amour est capable de comprendre la hauteur, la largeur, la profondeur de la Croix. »

 

       Le Cœur de Marie est le cœur intelligent que le roi Salomon avait demandé au Très-Haut. Comme son Fils, elle accepte la Croix par amour pour les frères et sœurs de Jésus. Son « oui » est d’autant plus fervent qu’elle est restée à l’écoute de l’Esprit qui l’éclairait peu à peu au sujet des conséquences, décisives et inouïes pour le genre humain, de ce signe de contradiction — sans préjudice de l’obscurité de sa foi et de son mérite à accepter la volonté de Dieu en pareil moment. Aussi est-elle en mesure de nous initier aux secrets de la Sagesse de la Croix qui ne se livre ni aux tièdes, ni aux curieux dilettantes.

 

« Écoutez et votre âme vivra ! »

 

       Le Cœur immaculé de Marie est tel parce qu’il sait faire la différence entre paroles divines et propos inconsistants, oiseux ou inconvenants. On finit par devenir ce que l’on écoute. Les chefs sectaires savent cela. La Vierge a un Cœur immaculé parce qu’elle se plaît en la compagnie de Dieu et qu’elle savoure, comme elles le méritent, les paroles qui sortent de Sa bouche. Dès sa jeunesse, elle a médité les paroles rapportées par le prophète Isaïe : « Prêtez l’oreille et venez à moi, écoutez et votre âme vivra ! » (Is 55, 3). Qu’à son école, nous devenions nous aussi attentifs aux paroles de grâce de l’Évangile !

 

 

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20 juin 2020 6 20 /06 /juin /2020 07:27
CHANT DU JOUR

(Cliquer sur le lien ci-dessus)

 

Levons les yeux

 

R. Levons les yeux, voici la vraie lumière,
Voici le Christ qui nous donne la paix !
Ouvrons nos cœurs à sa miséricorde,
Notre Sauveur est au milieu de nous !

 

1. Jésus Christ, le Fils de Dieu fait homme
Vient demeurer au milieu de son peuple !
Regardez ! Voici l’Emmanuel !
Dieu avec nous, venu dans notre chair !

 

2. Il est Dieu, il est notre lumière,
Rayon jailli du cœur très saint du Père.
Sa clarté embrase l’univers,
Il est la vie illuminant la nuit !

 

3. C’est par lui que fut créé le monde
Pour l’habiter, l’habiller de sa gloire.
Par son nom Dieu se révèle à nous.
Accueillons-le, Il vient parmi les siens !

 

4. Viens, Jésus ! Entre dans ton saint temple !
Nourris nos cœurs, donne-nous ta Parole !
Nous voici, tes enfants rassemblés :
Parle, Seigneur, et nous écouterons !

 

5. Entendons l’appel de la sagesse,
L’Époux très saint nous invite à ses noces.
 » Venez tous au banquet de l’Agneau,
Mangez ce pain et buvez de ce vin  » !

 

Paroles et musique : Communauté de l'Emmanuel (A. Dumont / A. Fleury) /© 2010, Éditions de l’Emmanuel, 89 boulevard Blanqui, 75013 Paris

 

 

PREMIÈRE LECTURE

 

« Zacharie, que vous avez assassiné entre le sanctuaire et l’autel »

 

Lecture du deuxième livre des Chroniques (2 Ch 24, 17-25)

 

Après la mort de Joad,
les princes de Juda vinrent se prosterner devant le roi Joas,
et alors le roi les écouta.
Les gens abandonnèrent
la maison du Seigneur, Dieu de leurs pères,
pour servir les poteaux sacrés et les idoles.
À cause de cette infidélité,
la colère de Dieu s’abattit sur Juda et sur Jérusalem.
Pour les ramener à lui, Dieu envoya chez eux des prophètes.
Ceux-ci transmirent le message,
mais personne ne les écouta.
Dieu revêtit de son esprit
Zacharie, le fils du prêtre Joad.
Zacharie se présenta devant le peuple et lui dit :
« Ainsi parle Dieu :
Pourquoi transgressez-vous
les commandements du Seigneur ?
Cela fera votre malheur :
puisque vous avez abandonné le Seigneur,
le Seigneur vous abandonne. »
Ils s’ameutèrent alors contre lui
et, par commandement du roi, le lapidèrent
sur le parvis de la maison du Seigneur.
Le roi Joas, en faisant mourir Zacharie, fils de Joad,
oubliait la fidélité que Joad lui avait témoignée.
Zacharie s’était écrié en mourant :
« Que le Seigneur le voie, et qu’il fasse justice ! »

 

Or, à la fin de l’année, l’armée d’Aram monta contre le roi Joas
et arriva en Juda et à Jérusalem.
Ses hommes massacrèrent tous les princes du peuple
et envoyèrent tout le butin au roi de Damas.
L’armée d’Aram ne comptait qu’un petit nombre d’hommes,
et pourtant le Seigneur leur livra une armée très importante,
parce que les gens de Juda avaient abandonné le Seigneur,
Dieu de leurs pères ;
et Joas reçut le châtiment qu’il méritait.
Lorsque les Araméens partirent,
le laissant dans de grandes souffrances,
ses serviteurs complotèrent contre lui
parce qu’il avait répandu le sang du fils du prêtre Joad,
et ils le tuèrent sur son lit.
Il mourut, et on l’ensevelit dans la Cité de Da
vid,
mais non pas dans les tombeaux des rois.

 

 

PSAUME (Ps 88 (89), 29-30, 31-32, 33-34)

 

Sans fin, je lui garderai mon amour.

 

« Avec mon élu, j’ai fait une alliance,
j’ai juré à David, mon serviteur :
J’établirai ta dynastie pour toujours,
je te bâtis un trône pour la suite des âges. »

 

« Sans fin je lui garderai mon amour,
mon alliance avec lui sera fidèle ;
je fonderai sa dynastie pour toujours,
son trône aussi durable que les cieux.

 

« Si ses fils abandonnent ma loi
et ne suivent pas mes volontés,
s’ils osent violer mes préceptes
et ne gardent pas mes commandements.

 

« Je punirai leur faute en les frappant.
et je châtierai leur révolte,
mais sans lui retirer mon amour,
ni démentir ma fidélité. »

 

 

ÉVANGILE DU JOUR

 

 

« Sa mère gardait dans son cœur tous ces événements »

 

 

Alléluia. Alléluia. Heureuse Vierge Marie ! Attentive à garder la parole de Dieu, elle la méditait dans son cœur ! Alléluia.

 

 

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc (Lc 2, 41-51)

 

Chaque année, les parents de Jésus se rendaient à Jérusalem
pour la fête de la Pâque.
Quand il eut douze ans,
ils montèrent en pèlerinage suivant la coutume.
À la fin de la fête, comme ils s’en retournaient,
le jeune Jésus resta à Jérusalem
à l’insu de ses parents.
Pensant qu’il était dans le convoi des pèlerins,
ils firent une journée de chemin
avant de le chercher parmi leurs parents et connaissances.
Ne le trouvant pas, ils retournèrent à Jérusalem,
en continuant à le chercher.

 

C’est au bout de trois jours qu’ils le trouvèrent dans le Temple,
assis au milieu des docteurs de la Loi :
il les écoutait et leur posait des questions,
et tous ceux qui l’entendaient
s’extasiaient sur son intelligence et sur ses réponses.
En le voyant, ses parents furent frappés d’étonnement,
et sa mère lui dit :
« Mon enfant, pourquoi nous as-tu fait cela ?
Vois comme ton père et moi,
nous avons souffert en te cherchant ! »
Il leur dit :
« Comment se fait-il que vous m’ayez cherché ?
Ne saviez-vous pas
qu’il me faut être chez mon Père ? »
Mais ils ne comprirent pas ce qu’il leur disait.

 

Il descendit avec eux pour se rendre à Nazareth,
et il leur était soumis.
Sa mère gardait dans son cœur tous ces événements.

 

 

Commentaire de l'Évangile

Hier, dans la fête du Sacré Cœur, nous étions invités à nous rapprocher du cœur de Jésus. Aujourd’hui, fête du cœur immaculé de Marie, c’est le cœur de sa mère que nous contemplons. Nous aurions pu penser que l’expérience de la mère de Jésus aurait été une expérience constamment heureuse et paisible ; l’évangile d’aujourd’hui nous montre au contraire que la mission de Marie auprès de Jésus n’a rien eu d’un long fleuve tranquille. Comme n’importe quelle mère Marie a souffert de l’incompréhension devant des réactions ou des attitudes incompréhensibles de son point de vue. Le cœur de Marie, qui gardait tous ces événements, est un cœur qui souffre et qui cherche, un cœur transpercé par le glaive, au Golgotha et dans les épreuves du quotidien. Le cœur de Marie nous est présenté aujourd’hui pour être le modèle de notre propre cœur. Nous-mêmes nous cherchons, comme Marie, à être proches du cœur de Jésus ; nous vivons notre quotidien de chrétiens avec les mêmes dispositions de cœur que celle que Jésus nous a donnée pour mère en mourant sur la Croix.

 

Évangile commenté par le Père Alain de Boudemange

 

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18 juin 2020 4 18 /06 /juin /2020 13:20
CHANT DU JOUR

(Cliquer sur le lien ci-dessus)

 

 

Je vous aime, ô mon Dieu

 

R/ Je vous aime, ô mon Dieu
Et mon seul désir est de vous aimer,
De vous aimer jusqu’au dernier soupir de ma vie,
Jusqu’au dernier soupir de ma vie.

 

1. Ô Dieu Saint, Tu as fait de mon cœur
Le Ciel de ta demeure, un temple sacré !
Père, Fils et Saint-Esprit,
Ton amour est pour moi le plus grand des trésors !

 

2. Nous portons le nom de « fils de Dieu »
Car nous avons un Père qui veille sur nous
Montrons-nous dignes de Lui,
Il a livré son Fils, offrons-Lui notre amour !

 

3. Jésus Christ, notre Dieu et Seigneur,
Tu nous conduis au Père, Tu es le Chemin !
Ton sang versé sur la Croix
Nous a rendu la vie, nous a ouvert le Ciel !

 

4. Ô mon Dieu, ton amour est si bon,
Lui qui remplit notre âme, notre seule joie !
Quel bonheur que de t’aimer,
Nous sommes si petits, et Tu nous vois si grands
!

 

Paroles et musique : A. Dumont /© 2008, Sanctuaires d’Ars

 

PREMIÈRE LECTURE

 

« Quand Élie fut enveloppé dans le tourbillon, Élisée fut rempli de son esprit »

 

Lecture du livre de Ben Sira le Sage (Si 48, 1-14)

 

Le prophète Élie surgit comme un feu,
sa parole brûlait comme une torche.
Il fit venir la famine sur Israël,
et, dans son ardeur, les réduisit à un petit nombre.
Par la parole du Seigneur, il retint les eaux du ciel,
et à trois reprises il en fit descendre le feu.
Comme tu étais redoutable, Élie, dans tes prodiges !
Qui pourrait se glorifier d’être ton égal ?
Toi qui as réveillé un mort
et, par la parole du Très-Haut, l’as fait revenir du séjour des morts ;
toi qui as précipité des rois vers leur perte,
et jeté à bas de leur lit de glorieux personnages ;
toi qui as entendu au Sinaï des reproches,
au mont Horeb des décrets de châtiment ;
toi qui as donné l’onction à des rois pour exercer la vengeance,
et à des prophètes pour prendre ta succession ;
toi qui fus enlevé dans un tourbillon de feu
par un char aux coursiers de feu ;
toi qui fus préparé pour la fin des temps,
ainsi qu’il est écrit,
afin d’apaiser la colère avant qu’elle n’éclate,
afin de ramener le cœur des pères vers les fils
et de rétablir les tribus de Jacob…
heureux ceux qui te verront,
heureux ceux qui, dans l’amour, se seront endormis ;
nous aussi, nous posséderons la vraie vie.

 

Quand Élie fut enveloppé dans le tourbillon,
Élisée fut rempli de son esprit,
et pendant toute sa vie aucun prince ne l’a intimidé,
personne n’a pu le faire fléchir.
Rien ne lui résista,
et, jusque dans la tombe,
son corps manifesta son pouvoir de prophète.
Pendant sa vie, il a fait des prodiges ;
après sa mort, des œuvres merveilleuses.

 

 

PSAUME (Ps 96 (97), 1-2, 3-4, 5-6, 7.10ab)

 

Que le Seigneur soit votre joie, hommes justes !

 

Le Seigneur est roi ! Exulte la terre !
Joie pour les îles sans nombre !
Ténèbre et nuée l’entourent,
justice et droit sont l’appui de son trône.

 

Devant lui s’avance un feu
qui consume alentour ses ennemis.
Quand ses éclairs illuminèrent le monde,
la terre le vit et s’affola.

 

Les montagnes fondaient comme cire devant le Seigneur,
devant le Maître de toute la terre.
Les cieux ont proclamé sa justice,
et tous les peuples ont vu sa gloire.

 

Honte aux serviteurs d’idoles qui se vantent de vanités !
À genoux devant lui, tous les dieux !
Haïssez le mal, vous qui aimez le Seigneur,
car il garde la vie de ses fidèles.

 

 

ÉVANGILE DU JOUR

 

« Vous donc, priez ainsi »

 

 

Alléluia. Alléluia. Vous avez reçu un Esprit qui fait de vous des fils ; c’est en lui que nous crions « Abba », Père. Alléluia.

 

 

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu (Mt 6, 7-15)

 

En ce temps-là,
Jésus disait à ses disciples :
« Lorsque vous priez,
ne rabâchez pas comme les païens :
ils s’imaginent qu’à force de paroles ils seront exaucés.
Ne les imitez donc pas,
car votre Père sait de quoi vous avez besoin,
avant même que vous l’ayez demandé.
Vous donc, priez ainsi :
Notre Père, qui es aux cieux,
que ton nom soit sanctifié,
que ton règne vienne,
que ta volonté soit faite
sur la terre comme au ciel.
Donne-nous aujourd’hui notre pain de ce jour.
Remets-nous nos dettes,
comme nous-mêmes nous remettons leurs dettes
à nos débiteurs.
Et ne nous laisse pas entrer en tentation,
mais délivre-nous du Mal.

 

Car, si vous pardonnez aux hommes leurs fautes,
votre Père céleste vous pardonnera aussi.
Mais si vous ne pardonnez pas aux hommes,
votre Père non plus ne pardonnera pas vos fautes. »

 

 

Commentaire de l'Évangile

 

Au cœur de ce grand discours, le sermon sur la montagne, Jésus nous donne sa prière, la prière du Notre Père. Il fait précéder cette prière d’une petite introduction, l’invitation à ne pas rabâcher comme les païens, et d’une conclusion sur la nécessité de pardonner. L’introduction est très utile : le Notre Père est au cœur de la prière chrétienne et il est difficile de ne pas se laisser aller à le dire mécaniquement, sans penser aux paroles que nous prononçons. Au contraire Jésus nous invite à habiter profondément les paroles que nous disons. Les paroles du Notre Père, et celles d’autres prières que nous connaissons, sont très utiles pour soutenir notre dialogue avec Jésus dans la prière, mais elles n’ont de sens que si nous les disons avec cœur. Nous nous laissons si facilement distraire par le passé ou le futur alors que nous devrions habiter le moment présent de notre prière. Aujourd’hui, dans la liturgie ou dans ma prière personnelle, je peux prendre le temps de dire cette prière du Notre Père en prenant le temps de penser aux mots que je prononce.

 

Évangile commenté par le Père Alain de Boudemange

 

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17 juin 2020 3 17 /06 /juin /2020 17:33
CORPUS DOMINI : L'EUCHARISTIE EST LE «MÉMORIAL QUI GUÉRIT NOTRE MÉMOIRE»

C’est en la Basilique Saint-Pierre que le Pape François a célébré ce dimanche 14 juin la messe de la Fête-Dieu, devant une cinquantaine de fidèles. «L’Eucharistie n’est pas un simple souvenir, a souligné le Saint-Père, c’est un fait». Un fait par lequel Jésus-Christ vient guérir les mémoires et nous appelle à servir à notre tour.

 

Adélaïde Patrignani – Cité du Vatican

 

 

En raison des mesures liées à la pandémie de coronavirus, l’évêque de Rome ne s’est pas déplacé ce dimanche dans une paroisse de son diocèse pour célébrer la messe du Corpus Domini, comme ce fut le cas les années précédentes. La cérémonie s’est déroulée cette fois en la Basilique Saint-Pierre, à l’autel de la Chaire, devant un parterre de fidèles espacés les uns des autres.   

 

Sur l’autel, la mort et de la résurrection du Christ

L’homélie de cette solennité du Corps et du Sang du Christ a permis au Pape François de revenir sur la signification de l’Eucharistie, «mémorial» laissé par Dieu pour venir au secours de notre «fragile» mémoire. La mémoire, a-t-il expliqué, est «la vie qui nous unit à Dieu et aux autres», mais elle peut défaillir. Or ce mémorial ne consiste pas seulement en des paroles ou des signes, pouvant eux aussi être sujets à l’oubli, mais en une «Nourriture» dont on perçoit la saveur, «un Pain dans lequel Il est là, vivant et vrai, avec toute la saveur de son amour».

 

«Faites cela en mémoire de moi» (1 Co 11, 24), entend-on lors de chaque messe. «Faites: l’Eucharistie n’est pas un simple souvenir, c’est un fait: c’est la Pâques du Seigneur qui revit pour nous», a souligné le Saint-Père. «Nous ne pouvons pas nous en passer, c’est le mémorial de Dieu. Et il guérit notre mémoire blessée». Que signifie une «mémoire blessée» et guérie? Le Pape l’a précisé en trois points.

 

Aimés donc relevés

Il y a d’abord la «mémoire orpheline», marquée «par le manque d’affection et par les déceptions brûlantes». L’Eucharistie apporte alors un amour plus grand, aux dimensions de la Trinité: «l’amour fidèle du Père, qui guérit notre état d’orphelins»; l’amour du Christ, crucifié et ressuscité pour chacun de nous; l’amour de l’Esprit Saint consolateur.

 

L’Eucharistie guérit aussi «la mémoire négative», emplie d’une mauvaise image de soi-même. Si nous pensons que «nous ne sommes bons à rien», Jésus vient au contraire «nous dire que ce n’est pas le cas», a expliqué le Souverain Pontife. «Il nous rappelle que nous sommes précieux», «attendus», parce qu’il est «vraiment amoureux de nous».

 

«Le Seigneur sait que le mal et les péchés ne sont pas notre identité; ce sont des maladies, des infections. Et il vient pour les soigner avec l’Eucharistie, qui contient les anticorps pour notre mémoire malade de négativité. Avec Jésus nous pouvons nous immuniser contre la tristesse», a poursuivi François.

 

Les soucis ne disparaissent pas pour autant, mais ils se font moins oppressants. «Voici la force de l’Eucharistie, qui nous transforme en porteurs de Dieu: porteurs de joie et non de négativité», une joie qui «change la vie» si nous savons l’accueillir et en témoigner.

 

Servir son prochain et adorer le Seigneur

Enfin, le Seigneur guérit «notre mémoire fermée», chargée de blessures qui nous rendent «à la longue cynique et indifférents», avides de contrôle pour surmonter nos peurs. Mais «seul l’amour guérit à la racine la peur et libère des fermetures qui emprisonnent», a déclaré le Pape. Jésus agit ainsi «dans la fragilité désarmante de l’Hostie». Il devient «Pain rompu pour briser les coques de nos égoïsmes», pour nous libérer «des blocages intérieurs, des paralysies du cœur». L’Eucharistie permet aussi de se détacher de «mille choses inutiles».

 

Cette guérison opérée par Jésus Hostie nous relève et «allume le désir de servir». Comme l’a souligné François, «nous ne sommes pas seulement des bouches à nourrir, mais aussi ses mains pour nourrir le prochain». D’où cet appel à «de vraies chaînes de solidarité», manifestant à nos frères et sœurs la proximité expérimentée dans l’Eucharistie.

 

Le Saint-Père a conclu en qualifiant la Messe de «Mémorial qui guérit notre mémoire», de «trésor à mettre à la première place dans l’Église et dans la vie». Il a aussi invité à redécouvrir «l’adoration, qui poursuit en nous l’œuvre de la Messe». L’adoration nous «guérit à l’intérieur»: «surtout maintenant, nous en avons vraiment besoin», a-t-il insisté.

 

La célébration s’est justement terminée par un temps d’adoration du Saint-Sacrement et la bénédiction eucharistique donnée par le Successeur de Pierre.  L'antienne mariale Sub Tuum Praesidium a enfin été entonnée devant un tableau figurant la Vierge Marie, et placé à proximité de l'autel.

 

 

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