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10 juin 2020 3 10 /06 /juin /2020 13:32

Une expérience humaine et spirituelle inoubliable pour les enfants âgés de 7 à 11 ans, du 6 au 8 juillet 2020, en journée, à Agen

Chers amis, Chers correspondants du Lot-et-Garonne, 

En 2020, la désormais renommée PEPS, Petite Ecole de Prière sous le Soleil, du lundi 6 juillet (9h) au mercredi 8 juillet (17h), aura finalement lieu à l’Institution Adèle de Trenquelléon (anciennement Ste Foy) à Agen, au 30 bis Boulevard Scaliger.  

LA PEPS 2020, co-organisée et co-animée par le Foyer ND de Lacépède et le service catéchèse du diocèse d'Agen, n'aura donc pas lieu physiquement au Foyer. 

Pour toutes les infos et contacts, cliquez ici. 

Bien à vous, 

Le Foyer  ND de Lacépède

PS : découvrez le pogramme réactualisé des retraites d'été au Foyer 

 

 

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8 juin 2020 1 08 /06 /juin /2020 15:18
 
Daniel Jolivet I CC BY 2.0

Daniel Jolivet I CC BY 2.0

Source : Aleteia

 

        Les chants de la messe de la Sainte Trinité ne font pas mémoire d’un événement de l’histoire du salut, ils se contentent de répéter indéfiniment la louange de l’Église à Dieu, Père, Fils et Saint Esprit.

 

           En ce premier dimanche après la Pentecôte, l’Église célèbre la fête de la Sainte Trinité, Dieu unique en trois personnes, le Père, le Fils et le Saint Esprit. Pour la première fois depuis le début de l’année liturgique, nous trouvons une fête qui n’a pas pour but de commémorer un événement de l’histoire du salut, mais de nous remettre en mémoire et graver en notre esprit un des dogmes fondamentaux de la foi catholique. C’est seulement à la fin du Moyen Âge que l’Église en a éprouvé le besoin en raison du refroidissement des convictions et de la prolifération des théories hétérodoxes. Cette fête était célébrée en certains lieux dès le Xe siècle, à la suite de révélations privées, mais ce n’est qu’au XIVe siècle qu’elle a été instituée officiellement pour l’Église universelle et fixée au premier dimanche après la Pentecôte.

 

Exprimer l’inexprimable

 

         L’office de la Sainte Trinité est donc un office composé, et non l’expression spontanée de la prière de l’Église comme pour les messes plus anciennes. Les textes de la messe de la fête de la Sainte Trinité ne constituent pas un exposé théologique du dogme, comme ce sera le cas dimanche suivant pour la fête du Saint Sacrement. Comment exprimer l’inexprimable ? Ils se contentent de répéter indéfiniment notre louange à Dieu, Père, Fils et Saint Esprit. En particulier les chants de la messe disent tous à peu près la même chose et on remarquera que les cinq pièces du propre : Introït, Graduel, Alléluia, Offertoire et Communion commencent toutes par le verbe bénir, benedicere c’est-à-dire : « dire du bien ».

 

Proclamons sa louange

 

        Voici le texte de l’introït : Benedicta sit Sancta Trinitas, atque indivisa unitas : confitebimur ei quia fecit nobiscum misericordiam suam — « Bénie soit la Sainte Trinité et son indivisible unité ; Proclamons sa louange car elle a exercé envers nous sa miséricorde ».

 

          La mélodie est calquée presque note pour note sur celle de l’introït Invocabit me du premier dimanche de carême, qui est affirmative, pleine d’une assurance paisible et assez solennelle. Le verset est le premier du psaume 8 : Domine Dominus noster : quam admirabile est nomen tuum in universa terra ! « Seigneur notre maître que votre nom est admirable sur toute la terre. »

 

Ce verset devrait être toujours suivi du Gloria Patri car il convient aujourd’hui plus que jamais.

 

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7 juin 2020 7 07 /06 /juin /2020 09:49
Pascal Deloche / Godong

Source : Aleteia

 

Quand les trois personnes de la Trinité viennent habiter en nous, selon la promesse de Jésus, chacune d’elles apporte ce qui la différencie des deux autres. La vie intérieure du chrétien se trouve considérablement enrichie de cette pluralité. 

 

La Trinité n’est pas un mystère quasi-incompréhensible à contempler à distance, comme on admire une merveille architecturale qui défie l’imagination. Le mystère du Dieu unique en trois personnes représente au contraire la réalité qui nous est la plus proche et la plus intime. La vie courante d’un chrétien se déroule en effet en présence de la Trinité. Plus : les trois personnes divines habitent en lui depuis le baptême ! C’est ce que l’on appelle l' »inhabitation ». 

 

La Trinité habite en nous depuis le baptême

 

Généralement, on nomme l’Esprit Saint « l’hôte très doux de nos âmes ». Cette façon de parler pourrait nous induire à penser que l’Esprit est une Personne indépendante. Or le christianisme est un monothéisme qui ne confesse qu’un seul Dieu. Aussi, en tant que personne divine, l’Esprit Saint n’est-il jamais séparable des deux autres personnes, le Père et le Fils. La Trinité n’est pas un ménage à trois intermittents. Aucune des personnes divines n’est jamais sans les deux autres. Ce qui signifie que l’Esprit n’habite jamais en nous sans que le Père et le Fils ne soient également présents. « Je suis dans le Père, et le Père est en moi » (Jn 14, 10), déclare Jésus. À cette immanence mutuelle des deux premières personnes divines (le fait qu’elles soient l’une dans l’autre), on doit adjoindre l’Esprit. Le Père et le Fils ne sont jamais sans l’Esprit. « Dans la plénitude du mystère trinitaire, le Père et le Fils sont Père et Fils dans l’Esprit Saint » (Les traditions grecque et latine concernant la procession de Saint-Esprit. Clarification du Conseil pontifical pour la promotion de l’unité des chrétiens, 1995). 

 

« Quoiqu’égales en divinité, les trois personnes de la Trinité sont différentes, et c’est dans avec leurs différences propres qu’elles viennent habiter l’âme des croyants. »

 

Cette immanence mutuelle des personnes divines n’est pas semblable à une contenance matérielle (Dieu est esprit !), mais ne se réduit pas non plus à un lien moral. C’est une unité inscrite dans la nature du Dieu unique. Toutefois, cela ne signifie pas non plus que les Personnes divines soient interchangeables. Le Fils est dans le Père comme dans sa source, le Père dans son Fils comme dans son expression parfaite, enfin l’Esprit est en eux deux comme celui qui procède d’eux et qui scelle leur union sans être ni postérieur ni inférieur à eux. Quoiqu’égales en divinité, les trois personnes de la Trinité sont différentes, et c’est dans avec leurs différences propres qu’elles viennent habiter l’âme des croyants. 

 

C’est toute la Trinité qui habite en nous

 

Le Dieu Trinité ne se contente pas de nous donner la vie et le Salut. Il se donne à nous en venant faire sa demeure dans notre maison intérieure, selon la parole de Jésus : « Si quelqu’un m’aime, il gardera ma parole, et mon Père l’aimera et nous viendrons vers lui et nous nous ferons une demeure chez lui » (Jn 14, 23). Nous sommes les temples de Dieu. À ce titre, nous hébergeons les trois Personnes divines en vertu de leur inséparabilité — inséparabilité découlant de l’unité divine. « L’Esprit se trouvant en nous, le Père et le Fils viendront et feront leur demeure en nous : car la Trinité est indivise et sa divinité est une, et il n’y a qu’un seul Dieu qui est au-dessus de tous et agit en tous et est en tous » (Athanase d’Alexandrie, Lettres à Sérapion, III, 6). Toutes les actions de Dieu en faveur des hommes sont communes aux trois Personnes. Elles sont réalisées de la part du Père par le Fils et dans l’Esprit. L’inhabitation de Dieu en nos âmes ne fait pas exception. Elle aussi est attribuée aux trois personnes de la Trinité. Jamais une personne divine ne vient habiter en nous sans les deux autres. 

 

La différence trinitaire, source de richesse intérieure

 

Cependant, si les personnes divines ne sont pas des clones, et qu’elles gardent leurs caractéristiques propres, comment se traduit ces différences dans leur séjour en nous ? En fait, chaque personne divine vient habiter dans le croyant avec ce qu’elle a en propre dans sa relation aux deux autres personnes au sein de la vie de la Trinité. Concrètement, cela implique que le Fils habite en nous en tant qu’engendré dans l’Esprit par le Père. De son côté, ce dernier est en nous comme étant Celui qui engendre le Fils et qui spire l’Esprit. Quant à l’Esprit, il habite en nous comme celui qui procède du Père par le Fils. Ainsi chaque personne divine entre-t-elle en relation avec le croyant en fonction de son être relationnel au sein de la Trinité.  

 

« Chaque personne divine vient habiter dans le croyant avec ce qu’elle a en propre dans sa relation aux deux autres personnes au sein de la vie de la Trinité. »

 

Ces différences dans l’inhabitation sont source de richesses intérieures pour le croyant parce que le rapport qu’il entretient avec chacune des personnes de la Trinité est différent de ceux qu’il cultive avec les deux autres. Il entre en rapport avec le Père comme son fils adoptif, avec le Fils comme son frère qui attend du Verbe une parole de sagesse en se laissant engendrer par le Père, avec l’Esprit comme le priant qui aspire à goûter l’amour divin qui circule entre les Trois de la Trinité. Le croyant ne s’adresse pas à Jésus comme il s’adresse à son Père quant à sa relation de filiation. C’est le Père qui nous adopte, non son Fils !

 

Richesse de la prière à la Trinité

 

Chaque personne divine habite donc en nous d’une façon qui lui est propre. Cependant, ces différences ne remettent pas en cause l’unité divine, car ce qui est propre à chacun des Trois divins est précisément l’être relationnel qui est le sien dans la Trinité éternelle : par exemple, le Fils est engendré du Père et souffle avec Lui activement l’Esprit. Si bien que lorsque je prie une personne divine qui habite en moi, je suis automatiquement mis en relation avec les deux autres ! Prier le Père, c’est aussi prier le Fils qui m’apprend comment me comporter charitablement en fils bien-aimé du Père céleste. Et c’est prier simultanément, même inconsciemment, l’Esprit qui m’insuffle les sentiments de Jésus vis-à-vis de son Père ! La pluralité de personnes divines que le croyant héberge en lui représente ainsi une source ineffable d’enrichissement intérieur, sans que jamais l’unité divine ne soit perdue de vue.

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4 juin 2020 4 04 /06 /juin /2020 13:15
CHANT DU JOUR

(Cliquer sur le lien ci-dessus)

 

 

Jésus, mon sauveur

 

Jésus, mon Sauveur, Jésus, mon Roi.
Entends ma prière qui monte vers toi !
Ô Seigneur, entends mon chant,
C’est toi que je cherche le jour et la nuit ;
Réponds-moi, sauve-moi,
Inscris en moi tes paroles de vie.
Donne-moi ton Esprit,
Qu’il vienne en moi faire jaillir la vie !
Jésus, mon Roi,
Jésus, mon Sauveur, Jésus, je t’aime.
Jésus, mon Roi,
Jésus, mon Sauveur, Jésus, je t’aime.

 

Paroles et musique : Ph. Brun /© 2019, Éditions de l’Emmanuel, 89 boulevard Blanqui, 75013 Paris

 

 

PREMIÈRE LECTURE

 

« On n’enchaîne pas la parole de Dieu ! Si nous sommes morts avec le Christ, avec lui nous vivrons »

 

Lecture de la deuxième lettre de saint Paul apôtre à Timothée (2 Tm 2, 8-15)

 

Bien-aimé,
souviens-toi de Jésus Christ, ressuscité d’entre les morts,
le descendant de David : voilà mon Évangile.
C’est pour lui que j’endure la souffrance,
jusqu’à être enchaîné comme un malfaiteur.
Mais on n’enchaîne pas la parole de Dieu !
C’est pourquoi je supporte tout
pour ceux que Dieu a choisis,
afin qu’ils obtiennent, eux aussi,
le salut qui est dans le Christ Jésus,
avec la gloire éternelle.

 

Voici une parole digne de foi :

Si nous sommes morts avec lui, avec lui nous vivrons.
Si nous supportons l’épreuve, avec lui nous régnerons.
Si nous le rejetons, lui aussi nous rejettera.
Si nous manquons de foi, lui reste fidèle à sa parole,
car il ne peut se rejeter lui-même.
Voilà ce que tu dois rappeler, en déclarant solennellement devant Dieu
qu’il faut bannir les querelles de mots : elles ne servent à rien,
sinon à perturber ceux qui les écoutent.
Toi-même, efforce-toi de te présenter devant Dieu
comme quelqu’un qui a fait ses preuves,
un ouvrier qui n’a pas à rougir de ce qu’il a fait
et qui trace tout droit le chemin de la parole de vérité.

 

PSAUME (Ps 24 (25), 8-9, 10-14)

Seigneur, enseigne-moi tes voies.

 

Seigneur, enseigne-moi tes voies,
fais-moi connaître ta route.
Dirige-moi par ta vérité, enseigne-moi,
car tu es le Dieu qui me sauve.

Il est droit, il est bon, le Seigneur,
lui qui montre aux pécheurs le chemin.
Sa justice dirige les humbles,
il enseigne aux humbles son chemin.

Les voies du Seigneur sont amour et vérité
pour qui veille à son alliance et à ses lois.
Le secret du Seigneur est pour ceux qui le craignent ;
à ceux-là, il fait connaître son alliance.

 

 

ÉVANGILE DU JOUR

 

« Il n’y a pas de commandement plus grand que ceux-là »

 

Alléluia. Alléluia. Notre Sauveur, le Christ Jésus, a détruit la mort ; il a fait resplendir la vie par l’Évangile. Alléluia.

 

Évangile de Jésus Christ selon saint Marc (Mc 12, 28b-34)

 

En ce temps-là, un scribe s’avança pour demander à Jésus :
« Quel est le premier de tous les commandements ? »
Jésus lui fit cette réponse : « Voici le premier : Écoute, Israël :
le Seigneur notre Dieu est l’unique Seigneur.
Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme,
de tout ton esprit et de toute ta force.
Et voici le second : Tu aimeras ton prochain comme toi-même.
Il n’y a pas de commandement plus grand que ceux-là. »
Le scribe reprit : « Fort bien, Maître, tu as dit vrai :
Dieu est l’Unique et il n’y en a pas d’autre que lui.
L’aimer de tout son cœur, de toute son intelligence, de toute sa force,
et aimer son prochain comme soi-même,

vaut mieux que toute offrande d’holocaustes et de sacrifices. »
Jésus, voyant qu’il avait fait une remarque judicieuse, lui dit :
« Tu n’es pas loin du royaume de Dieu. »
Et personne n’osait plus l’interroger.

 

Commentaire de l'Évangile

 

Les contemporains de Jésus avaient l’idée que les 613 commandements de la loi pouvaient ressembler à une pyramide inversée : ils s’appuient tous les uns sur les autres. Mais alors quels sont le ou les commandements les plus fondamentaux, ceux sur lesquels s’appuie l’ensemble de la loi ? Jésus rassemble un commandement du Deutéronome et un du Lévitique et les présente comme les deux colonnes qui supportent l’ensemble de l’édifice. Ils donnent la direction à l’ensemble de la vie religieuse et morale ; ils peuvent répondre, en définitive, à toutes les questions d’observance de la loi qui peuvent se poser. Ceci vaut bien évidemment pour nous aussi. Peut-être que notre vie actuelle, remuée par les dernières semaines, nous invite à reconsidérer certains de nos choix. Le double commandement de l’amour nous donne une belle boussole pour nous orienter dans ces choix.

 

Évangile commenté par le Père Alain de Boudemange

 

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3 juin 2020 3 03 /06 /juin /2020 14:44
CHANT DU JOUR

(Cliquer sur le lien ci-dessus)

 

Loué sois-tu

1. Loué sois-tu,
Notre Père tout-puissant,
Pour les êtres que tu crées,
Nous t’acclamons.
Ta présence les remplit à chaque instant.
Nos yeux voient tous tes bienfaits,
Grand est ton nom.

 

R. Dieu, sois glorifié
Sur la terre comme au ciel.
L’univers est un appel
À te magnifier.
Tout parle de toi
Et nous voyons ta beauté :
Digne es-tu d’être exalté !.

 

2. Loué sois-tu,
Jésus Christ, ô Rédempteur,
Par ta voix tout fut créé.
Tout est splendeur.
Tu as habité la terre pour l’aimer.
Par ton sang tout reprend vie,
Viens nous sauver.

 

Pont :
Dieu vivant, tu es trois fois saint,
Montre-nous comment servir ce monde.
Fais de nous des témoins de paix,
Garde-nous de toute indifférence.
Tous les pauvres et la terre crient :
Saisis-nous de lumière et de force,
Pour garder toute vie sacrée.
Viens, Seigneur, que règne ta justice !

 

3. Loué sois-tu,
Saint Esprit consolateur.
Tu purifies les vivants,
Tu sanctifies.
Vois la création gémir dans la douleur.
Viens la délivrer du mal,
Tu es la vie.

 

Coda : Laudato Si’ ! Laudato Si’ !

 

Paroles et musique : B. Pavageau - Harmonisation : D. Rollo D'après la prière du Pape François dans l'encyclique Laudato Si' /© 2019, Éditions de l’Emmanuel, 89 boulevard Blanqui, 75013 Paris

 

PREMIÈRE LECTURE

 

« Ravive le don gratuit de Dieu, ce don qui est en toi depuis que je t’ai imposé les mains »

 

Lecture de la deuxième lettre de saint Paul apôtre à Timothée (2 Tm 1, 1-3.6-12)

 

Paul, apôtre du Christ Jésus par la volonté de Dieu, selon la promesse de la vie
que nous avons dans le Christ Jésus, à Timothée,
mon enfant bien-aimé.
À toi, la grâce, la miséricorde et la paix de la part de Dieu le Père
et du Christ Jésus notre Seigneur.
Je suis plein de gratitude envers Dieu, à qui je rends un culte avec une conscience pure, à la suite de mes ancêtres, je lui rends grâce en me souvenant continuellement de toi dans mes prières, nuit et jour.
Voilà pourquoi, je te le rappelle, ravive le don gratuit de Dieu, ce don qui est en toi depuis que je t’ai imposé les mains.
Car ce n’est pas un esprit de peur que Dieu nous a donné, mais un esprit de force, d’amour et de pondération.
N’aie pas honte de rendre témoignage à notre Seigneur, et n’aie pas honte de moi, qui suis son prisonnier ; mais, avec la force de Dieu, prends ta part des souffrances liées à l’annonce de l’Évangile.
Car Dieu nous a sauvés, il nous a appelés à une vocation sainte, non pas à cause de nos propres actes, mais à cause de son projet à lui et de sa grâce.
Cette grâce nous avait été donnée dans le Christ Jésus avant tous les siècles, et maintenant elle est devenue visible, car notre Sauveur, le Christ Jésus, s’est manifesté : il a détruit la mort, et il a fait resplendir la vie et l’immortalité par l’annonce de l’Évangile, pour lequel j’ai reçu la charge de messager, d’apôtre et d’enseignant.
Et c’est pour cette raison que je souffre ainsi ; mais je n’en ai pas honte, car je sais en qui j’ai cru, et j’ai la conviction qu’il est assez puissant pour sauvegarder, jusqu’au jour de sa venue, le dépôt de la foi qu’il m’a confié.

 

PSAUME (Ps 122 (123), 1-2ab, 2cdef)

 

Vers toi, Seigneur, j’ai les yeux levés.

 

Vers toi j’ai les yeux levés,
vers toi qui es au ciel,
comme les yeux de l’esclave
vers la main de son maître.

Comme les yeux de la servante
vers la main de sa maîtresse,
nos yeux, levés vers le Seigneur notre Dieu,
attendent sa pitié.

 

ÉVANGILE DU JOUR

 

« Il n’est pas le Dieu des morts, mais des vivants »

 

Alléluia. Alléluia. Moi, je suis la résurrection et la vie, dit le Seigneur. Celui qui croit en moi ne mourra jamais. Alléluia.

 

Évangile de Jésus Christ selon saint Marc (Mc 12, 18-27)

 

En ce temps-là,des sadducéens
– ceux qui affirment qu’il n’y a pas de résurrection –
vinrent trouver Jésus. Ils l’interrogeaient :
« Maître, Moïse nous a prescrit :
Si un homme a un frère qui meurt en laissant une femme, mais aucun enfant,
il doit épouser la veuve pour susciter une descendance à son frère.
Il y avait sept frères ;
le premier se maria, et mourut sans laisser de descendance.
Le deuxième épousa la veuve, et mourut sans laisser de descendance.
Le troisième pareillement.
Et aucun des sept ne laissa de descendance.
Et en dernier, après eux tous, la femme mourut aussi.
À la résurrection, quand ils ressusciteront, duquel d’entre eux sera-t-elle l’épouse,
puisque les sept l’ont eue pour épouse ? » Jésus leur dit :
« N’êtes-vous pas en train de vous égarer, en méconnaissant les Écritures et la puissance de Dieu ?
Lorsqu’on ressuscite d’entre les morts, on ne prend ni femme ni mari,
mais on est comme les anges dans les cieux.
Et sur le fait que les morts ressuscitent, n’avez-vous pas lu dans le livre de Moïse, au récit du buisson ardent, comment Dieu lui a dit :
Moi, je suis le Dieu d’Abraham, le Dieu d’Isaac, le Dieu de Jacob ?
Il n’est pas le Dieu des morts, mais des vivants.
Vous vous égarez complètement. »

 

 

Commentaire de l'Évangile

 

Il a fallu certainement un esprit assez tordu pour permettre aux sadducéens d’inventer une telle histoire. Sont-ils vraiment intéressés par la réponse de Jésus ou seulement par la perspective de le prendre en défaut ? Cette réflexion peut nous aider lorsque nous nous posons des questions ou lorsque nous en recevons ; quelle est la vraie finalité de notre question ? En répondant Jésus élève considérablement le débat en nous faisant entrevoir quelque chose de la vie du ciel. Ce que nous vivrons dépasse de très loin ce que nous vivons aujourd’hui : nous serons comme les anges. Toutes les réalités terrestres, y compris l’une des plus grandes d’entre elles qu’est le mariage seront dépassées, transfigurées dans la lumière de Dieu. Ne réduisons pas cette espérance à des questions importantes mais secondaires devant l’immensité du projet de Dieu qui nous attire dans la communion complète avec lui.

 

Évangile commenté par le Père Alain de Boudemange

 

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29 mai 2020 5 29 /05 /mai /2020 13:15
 
GROTTE DE LOURDES DANS LES JARDINS DU VATICAN
GROTTE DE LOURDES DANS LES JARDINS DU VATICAN

GROTTE DE LOURDES DANS LES JARDINS DU VATICAN

 

Le pape François a invité les catholiques à s’unir à lui par la prière, ce samedi 30 mai, à 17h30. Depuis les jardins du Vatican, il conduira un chapelet pour confier les « souffrances » du monde entier à la Vierge Marie, en ce temps de pandémie.

 

Par la prière, le Pape François exprime sa proximité avec Lourdes et les grands sanctuaires du monde.

En raison de la situation d’urgence provoquée par la pandémie du Coronavirus qui a entraîné l’arrêt des activités normales des Sanctuaires et l’interruption des pèlerinages, le Pape François veut exprimer sa proximité avec les grands sanctuaires internationaux par la récitation du chapelet, le samedi 30 mai 2020 à 17h30 (heure de Rome), devant la Grotte de Lourdes dans les Jardins du Vatican, explique Mgr Rino Fisichella, Président du Conseil Pontifical pour la Nouvelle Evangélisation, dans un courrier d’invitation aux recteurs de Sanctuaires.“ Tous unis avec le Pape François par la prière du rosaire, ensemble et avec tous les sanctuaires du monde, demandons à la Vierge son aide et son secours durant la pandémie.

 

 

Ce sera un nouveau moment de prière mondiale, pour implorer « l’aide et le secours de la Vierge Marie ». Ce samedi 30 mai à 17h30, les catholiques de tous les continents seront en union de prière avec le pape François, qui récitera le chapelet depuis la réplique de la grotte de Lourdes, dans les jardins du Vatican. Cet évènement sera retransmis en direct sur tous les médias du Saint-Siège.

Avec des hommes et des femmes particulièrement touchés par le virus

 

En ces temps marqués par la crise du coronavirus, ce sont des hommes et des femmes particulièrement touchés par la pandémie qui conduiront les cinq dizaines. Impliqué en première ligne, le personnel soignant sera représenté par un médecin et une infirmière. Une autre dizaine sera conduite par une personne guérie et une autre ayant perdu un membre de sa famille. Figureront également un prêtre aumônier d’hôpital et une religieuse infirmière, pour prier pour tous ceux qui ont été proches des personnes atteintes. Un pharmacien et un journaliste représenteront toutes les personnes qui ont continué à assurer leur service pour les autres durant ce temps de pandémie. Une autre dizaine sera récitée par un volontaire de la protection civile et sa famille, afin de porter dans la prière ceux qui se sont adaptés pour aider durant cette période et plus largement l’ensemble des volontaires. Enfin, une jeune famille avec un enfant né durant cette pandémie seront également présents, « signe de la victoire de la vie sur la mort ».

 

Un « dernier signe de proximité et de consolation »

 

Pour la vigile de la Pentecôte, cette célébration mondiale aura pour thème « Tous, d’un même cœur, étaient assidus à la prière avec Marie ». Ce rendez-vous de prière marquera la fin du mois de mai, et constituera un « dernier signe de proximité et de consolation » pour tous ceux qui sont touchés par le coronavirus, a précisé le Vatican.

 

Le 25 mars dernier puis le 27, le pape François avait déjà invité les fidèles à s’unir à lui, pour la fête de l’Annonciation puis pour la bénédiction urbi et orbi. Ces deux évènements avaient été suivis par des millions de chrétiens à travers le monde.

Un grand écran plein jour à la Grotte de Lourdes

Comme tous les grands sanctuaires dans le monde, le Sanctuaire de Lourdes organise un temps de prière à 17h30, en même temps que l’événement qui aura lieu à Rome, en respectant la réglementation sanitaire en vigueur. Dans ce cadre, le Sanctuaire de Lourdes retransmettra en direct, en Mondovision, les images de Rome, sur un grand écran installé pour l’occasion à la Grotte et établira une liaison avec le Centre de Télévision du Vatican, afin d’illustrer le temps de prière du Saint-Père avec des images de la Grotte de Lourdes.

 

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24 mai 2020 7 24 /05 /mai /2020 07:38

 

      Michel Teytau nous communique un article édité dans la revue "Aletiea" pour nous aider dans cette période d'isolement et d'inquiétude;

la lecture du témoignage de ce prêtre engagé au service de ceux qui sont souffrants et encore plus isolés que nous devrait nous aider dans nos réflexions et nos prières.

Voici le lien pour accéder à cet article:

 

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24 mai 2020 7 24 /05 /mai /2020 07:30
23 MAI 2020 - BILLET DE Mgr PODVIN : "DISPROPORTIONNÉE !"
Monseigneur Bernard PODVIN est né à Villeneuve sur Lot. Il fut, par ailleurs, porte-parole de la Conférence des Évêques de France (CEF) de 2009 à 2014; il fait partie aujourd’hui du diocèse de Lille.

 

Mise en ligne 23/05/2020

 

DISPROPORTIONNÉE !

 

         Je n’en reviens toujours pas : début avril 2020, au plus fort de la pandémie, le recul de l’activité mondiale a provoqué une diminution de 17% des émissions carbone quotidiennes planétaires. « Super! s’exclamerait-on un peu promptement. Il y a au moins ça de bon pour l’écosystème. Les oiseaux chantent. Les chevreuils sont de retour ». Sauf que… les dites émissions quotidiennes auront été similaires à celles de 2006. Consternant, donc : le monde aura en effet émis, en confinement presque total, autant qu’en activité normale, voici 14 ans ! Incroyable. L’homme est dépassé par lui-même. Il émet autant à ne rien faire… qu’à avoir fait, il y a peu de temps encore. Une spirale a chroniquement emporté l’humain à l’insu de sa trop lente détermination à changer son mode de vie. Homme  piégé par son aveuglément. Jean de la Fontaine aurait de quoi écrire. L’information  interpelle  les plus fervents prédicateurs de l’encyclique du Pape « Laudato si » dont je pense être, depuis sa rédaction. L’emballement de la planète se confirme. Sa photographie, à l’arrêt forcé du confinement, révèle les stigmates de sa situation réelle.  Recueillons, si vous le voulez bien,  quelques idées simples, tandis que nos cœurs sont en ce moment, d’Ascension à Pentecôte, en neuvaine d’invocation de la venue de l’Esprit Saint :

 

1) Il est illusoire de raisonner « confinement-déconfinement » en simples termes « arrêt-reprise ». D’abord, parce que les acteurs économiques sont nombreux à ne pouvoir envisager qu’un certain pourcentage de leur activité antérieure, pour raisons sanitaires, si dans le meilleur des cas ils ont les reins solides pour réouvrir. Et également s’ils ont autorisation sanitaire de reprendre. Il y a déjà ici une première raison purement prosaïque.

 

2) Un second motif corrobore l’obligation impérieuse de nous convertir au plus vite à un nouveau regard : nul ne sort indemne de cette crise. Même celui qui, pour l’instant est passé « entre les gouttes » du sournois virus. Un interlocuteur un peu « dur à cuire » m’avoue avoir d’abord pris en dérision la « grippette ». Son ami radiologue, pour le convaincre, l’a introduit dans la confidence d’images dévastatrices de la Covid. Le franchouillard en a eu les larmes aux yeux. Il n’est ni éthique ni spirituel de dire : « Ça va je m’en tire bien » sans penser universellement au plus prochain et au plus lointain de nos frères. Personne ne doit crâner. Est souvent plus fragile intérieurement celui qui se croit fort. Est souvent plus fort celui qui consent à sa faiblesse.

 

3) L’interdépendance entre terriens doit  être regardée de façon tant  globale que locale. Tant locale que globale. Les Chinois, par exemple, claironnent  une prétendue victoire sur la Covid en plein congrès du Parti communiste. Le réel est moins exaltant. Des sinologues avertis prédisent jusqu’à 120 millions le nombre de chômeurs potentiels chez ce géant dont l’économie vient de régresser de six pour cent…. Quoique Chine mastodonte, quoique réputée pour vouloir acheter la terre entière  Goliath n’est pas indemne de la pandémie. Car Goliath a aussi besoin de la santé des petits David. Le géant est géant, mais ses pieds sont d’argile, si toute la planète vacille. Autre exemple local : ce boucher, dans une émission radio, avoue avoir fait du bon chiffre pendant le confinement. « Les gens avaient encore de la trésorerie ».  Sa peur est maintenant de  faire moins en raison de  toutes les conséquences de la crise. On croit relire  « Au bon beurre » de Jean Dutourd. « Le monde compte deux catégories d’êtres : ceux qui se débrouillent et les autres » Mais l’ennemi en 1940 était autre que la Covid.

 

4) Quels que soient les soubresauts sanitaires et économiques, nous n’échapperons pas à une reconsidération structurelle. La croissance fulgurante de notre émission carbone, en moins de temps que ne met un nourrisson à devenir adolescent, est symbolique de l’accélération de ce qui doit se convertir: « C’est maintenant le temps favorable, c’est maintenant le temps du salut » dit l’Écriture. (2 Corinthiens 6). Si nous ne prenons pas cette conversion au sérieux, nous ferons une triste publicité aux prophètes de malheur qui tétanisent les gens, déjà craintifs devant l’inconnue du virus.

 

5) Une hydrologue réputée, Emma Aziza, est venue cette semaine nous éclairer sur un aspect convergent : nous nous disions un peu vite, « il a bien plu l’automne dernier. Ça devrait le faire pour les sols ».  Erreur de discernement ! La quantité n’est rien sans la qualité. Outre le manque pluviométrique, nos nappes phréatiques se fragilisent du fait que nos sols se fragilisent ! Même la fourmi de la fable ne peut prétendre chanter en place de la cigale imprévoyante. Nous nous fragilisons inexorablement. Cette communion dans une condition nouvelle ne doit pas nous paniquer, mais nous rapprocher les uns des autres ! La sécheresse annoncée doit nous remuer non seulement sur le plan environnemental mais au plus profond de nous. Il n’y a pas que nos nappes qui s’assèchent plus vite. « Me voici devant toi comme une terre assoiffée! »(Psaume 142).

 

6) Ici je veux évoquer le discernement du Conseil d’État concernant l’exercice du culte en pleine crise sanitaire. La plus haute juridiction administrative de notre pays vient de poser un diagnostic exemplaire. Elle n’a évidemment pas de commentaire philosophique ou spirituel à faire. Là n’est pas son rôle. Le Conseil a jugé « disproportionnée » la règlementation qui est en vigueur. Remarquable ! Ce Conseil dit bien qu’il faut réglementer notre façon de nous assembler pour célébrer. Qui ne le conçoit ? Mais, si reste en vigueur cette disproportion, une « atteinte grave » est portée à la liberté de croire et de prier. Oui, remarquable ! D’abord parce que cela responsabilise d’autant les croyants à ne pas se rassembler sans mesures. Et cela, les paroisses et sanctuaires ont déjà su l’assumer contre le terrorisme. Mais surtout, cet arrêté du Conseil d’État permet de souligner l’aveuglement à prétendre  sortir de crise en reléguant le sentiment religieux à une pure émotion privée en voie d’extinction. La crise que nous traversons n’est pas, (sans horrible jeu de mots) un simple « grippage des mécanismes ». Elle est systémique, métaphysique, spirituelle. Merci à vous qui, dans les lieux de prière, les plus renommés comme les plus humbles, allez veiller à ce que tout se passe bien. Merci à vous qui favoriserez cette hospitalité chez Dieu, qui est aussi maison de tous. Le Conseil d’État, non seulement permet à une liberté de culte de redevenir plus effective, mais son arrêté donne à la lecture croyante des événements une toute autre dimension : nul ne vit  seulement de pain ! Autre aspect essentiel comme conséquence psychologique et ecclésiale  de cet arrêté : tant qu’on ne pouvait plus se rassembler physiquement, les croyants étaient relayés par la technologie. Mais c’était du volontariat ne touchant que ceux qui se connectaient.  Ici, grâce à ce discernement du Conseil d’État, la question cultuelle redevient enjeu public ! Et pas seulement pour des cercles  initiés et convaincus. Croire ou ne pas croire nous concerne tous ! Entraver une liberté fondamentale n’est donc pas seulement blesser ceux qui croient. Quand comprendra-t-on que l’attitude religieuse est au service du bien commun et non  sectarisée à un réseau d’appartenance ? Il n’est pas anodin de vivre ces démêlées en pleine Pentecôte.
L’Esprit Saint n’est pas un bien que thésaurise une secte réunie pour se faire du bien. Les libertés publiques sont en débat au plein moment où l’Esprit veut embraser les cœurs. Quel clin d’œil !

 

7) Je suis touché d’apprendre que vous êtes nombreux à relayer ces « billets ». Vos retours amicaux me proviennent d’âges, de lieux  et de conditions divers. Quelle joie, non seulement pour celui qui vous écrit, mais surtout en raison du trait d’union qui s’établit entre nous ! C’est cela la Pentecôte : tout recevoir d’une puissance d’aimer plus forte que nous, et relayer cette puissance. Le dominicain Yves Congar dont on sait le rayonnement avant, pendant et après Vatican II, a connu en fin de vie la cruelle dépendance due à la diminution de ses forces : « J’ai surtout compris depuis ma maladie, ayant toujours besoin du service de mes frères que ce que nous pouvons raconter, aussi sublime soit-il, ne vaut pas cher si cela n’est accompagné  d’une action concrète de service et d’amour ».  Quand frappe la Covid comme elle a frappé. Quand menace la Covid comme elle menace encore. Comprendre que nos dires,  si sublimes soient-ils, doivent être amour. Voilà qui nous recentre sur l’essentiel.

 

8) L’Esprit donne à celui qui l’invoque, pour lui et ses frères humains  foi, espérance, charité, prudence, justice, force, tempérance, charismes, sagesse, intelligence, don de conseil, don de science, don de piété filiale, crainte biblique. Ces dons ne sont pas « un kit ». Ils sont une relation vive et vivifiante. Ils donnent sens à la pensée  et à l’agir les plus quotidiens comme les plus exceptionnels. Ces dons ne fructifient que si nous en faisons un usage relationnel ;  de nous aux autres, de Dieu à nous, et de nous à nous-mêmes.

Depuis le début des semaines de confinement, tout semble disproportionné ? Sans doute pour que nous répondions à ce défi par la seule « démesure » qui vaille. Celle qui reçoit sa force d’aimer de l’Esprit de Pentecôte. Le Cardinal Etchegaray disait : « Je demande souvent à l’Esprit, quand je suis devant une paroi, de m’aider à repérer la petite prise qui ouvre le passage ». Cette newsletter diocésaine est là pour ensemble, repérer la petite prise. Viens Esprit Saint!…  À samedi.

 

 

                                               Mgr Bernard Podvin
                                               Missionnaire de la Miséricorde.

 

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17 mai 2020 7 17 /05 /mai /2020 09:20

 

ALETEIA

ALETEIA

        À l’occasion du centenaire de la canonisation de Jeanne d’Arc ce 16 mai, le diocèse d’Orléans a rédigé une prière adressée à Jeanne d’Arc que chaque jeune est invité à réciter.

      « Beaucoup de jeunes saints ont fait resplendir les traits de l’âge juvénile dans toute leur beauté et ont été, à leur époque, de véritables prophètes du changement ; leurs exemples nous montrent de quoi sont capables les jeunes quand ils s’ouvrent à la rencontre avec le Christ », a écrit le pape François dans son exhortation apostolique Christus vivit.

 

       Parmi eux se trouve Jeanne d’Arc (cliquer) qui, malgré son jeune âge, « a lutté pour défendre la France contre les envahisseurs ». Modèle pour la jeunesse d’aujourd’hui (cliquer), Jeanne d’Arc a été canonisée le 16 mai 1920. Alors que l’Église fête le centenaire de sa canonisation, le diocèse d’Orléans a composé une prière à sainte Jeanne d’Arc que chaque jeune peut réciter afin de lui demander force et son soutien au quotidien.

 

Toi, Jeanne, écoute favorablement nos prières. Depuis six siècles, tu n’as cessé d’obtenir de Dieu des bienfaits pour la France et ses enfants. Aujourd’hui, dans la situation douloureuse que traverse le monde et notre pays, Nous nous tournons vers toi pour en appeler à ta puissante intercession.

 

Toi, Jeanne, avec Celui que tu appelais Messire Dieu, Regarde ceux qui désespèrent, les malades et les mourants pour qu’ils trouvent secours et réconfort. Donne grande force à tous les soignants qui s’affrontent à l’adversité. Pose ton regard généreux sur les pauvres et les plus vulnérables pour les protéger. Soutiens les femmes et les hommes qui ont la lourde tâche de gérer les affaires de la France.

 

Toi, Jeanne, la jeune fille énergique à l’écoute de la Volonté du Seigneur, Aide-nous à grandir en sainteté et à construire notre avenir durablement, À devenir de vrais disciples-missionnaires, enracinés dans la prière, fraternels avec tous, Serviteurs audacieux de la Bonne Nouvelle de Jésus.

 

Toi, Jeanne, tu voulais toujours que Dieu soit : « premier servi » Aide-moi à répondre à Son appel, pour suivre ma vocation. Accompagne chez nous les jeunes le désir de l’engagement pour consacrer notre vie au Roi du Ciel.

 

Vierge Marie, prie pour nous ! Sainte Jeanne d’Arc, patronne de la France, prie pour nous !

Amen

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17 mai 2020 7 17 /05 /mai /2020 09:17
16 MAI 2020 - BILLET DE Mgr PODVIN : " JE CHERCHE LE VISAGE "
Monseigneur Bernard PODVIN est né à Villeneuve sur Lot. Il fut, par ailleurs, porte-parole de la Conférence des Évêques de France (CEF) de 2009 à 2014; il fait partie aujourd’hui du diocèse de Lille.

 

Mise en ligne 16/05/2020

 

JE CHERCHE LE VISAGE

 

J’avais conservé, par devers moi, le témoignage de ce conducteur de train en 2014. Traumatisé par ce que l’on appelle pudiquement les « accidents sur la voie », il racontait : « A cent vingt à l’heure, il  faut près de sept-cents mètres pour, enfin, s’arrêter. Dix secondes environ. Dix secondes interminables « . Il me semble  trouver quelques similitudes entre ce témoignage et notre déconfinement.
Nous sommes déconfinés. Nous avons « repris », dans toute l’acception du terme. Nous ressentons un formidable désir de développement, tandis que nous hante de devoir reconfiner. Aspirant rattraper le temps et l’activité perdus, nous devons nous garder de tout gâcher dans la précipitation.
A l’inverse, apeurés par le danger, nous pourrions ne plus rien oser. La métaphore du train est évocatrice.

 

Risquons, comme chaque samedi, de partager quelques points, sans prétention :

 

1. Nous serons encore longtemps balbutiants et apprentis du vivre ensemble que requiert la situation  nouvelle. Les autorités franciliennes, par exemple, disent que la distanciation est, pour le moment, assez bien vécue dans les lieux publics. C’est tant mieux. Mais nous ne serions qu’à 20% du potentiel de fréquentation ? Où sont donc les autres 80%. Où sont les gens tout simplement ?

 

2. Ne soyons pas idylliques concernant l’humanité : le politologue Dominique Reynié discerne une agressivité croissante entre Etats ; agressivité accentuée du fait que tous ont été fragilisés à un degré ou un autre. Ils ne se feront pas de cadeaux. L’amitié entre les peuples transcendera-t-elle ces durcissements entre des « Nations si peu Unies »?

 

3. Ne soyons pas « catastrophistes en chambre » mais réactifs et déterminés dans des actions précises ;  livrons, par exemple, le combat contre la faim dans le monde, faim accrue par les déficiences en approvisionnement et les fermetures des frontières. N’attendons pas pour agir face à ces urgences. « Nombreux sont ceux qui rêvent à des choses presqu’impossibles, dit Saint Pierre Favre, et qui ne se soucient pas de l’ouvrage de leurs mains ». Saluons ici à nouveau celles et ceux qui furent réactifs dans le pic de la crise sanitaire. Qu’une comparable mobilisation puisse aussi irriguer la juste répartition des moyens de vivre !

 

4. Intégrons bien que nous aurons à « vivre avec » la prégnance virale plus ou moins récurrente. Est-il une période de l’histoire où les hommes n’ont pas eu à éprouver leur capacité de résilience envers quelque danger que ce soit ? Si les siècles pouvaient parler ! Anne Dufourmantelle est ici à entendre dans son « éloge du risque ». Le caractère ravageur du coronavirus n’est surtout pas à minimiser. Mais la réponse mentale collective aux dangers n’est jamais, dit cette auteure, « dans le lisse ou l’aseptisé « . La force des fragiles réside dans leur audace confiante et digne. Consentir à être fragiles ne signifie pas devenir démissionnaires devant l’adversité.

 

5. Concernant ce que l’on appelle trop communément « le culte », de nombreux catholiques demeureront meurtris et dans l’incompréhension douloureuse. En quoi est-il plus dangereux de célébrer, (moyennant toutes prescriptions sanitaires), que de soupeser la botte de radis touchée par un autre client dans la supérette, ou de « humer » les gouttelettes et aérosols des voyageurs en métro ? Hélas, les vraies questions n’ont pas été posées : oui ou non, avons-nous faim du Christ ? Oui ou non, considérons-nous vital, pour la foi, d’être vivifiée par la communauté ? Oui ou non, les religions exercent-elles ce que Mgr Defois appelle une « fonction sociale »? C’est-à-dire, non reléguées au pur statut privé mais contributrices au bien commun ? Il y a un au-delà des polémiques à vivre afin de se convertir à la vraie mesure de ce que le Christ attend de nous. Paul VI insistait : « L’Eglise fait-elle preuve de solidarité avec les hommes et témoigne-t-elle, en même temps, de l’absolu de Dieu ? »

 

6. Un ami me dit avec humour : « Chacun, par son baptême, est prêtre, prophète et roi ? Aujourd’hui, les prêtres sont les médecins, les prophètes sont les artistes, les rois sont les politiques ». A-t-il tort ou raison sur cette trilogie ? On voit bien ce que recèle sa boutade : qui joue aujourd’hui les rôles primordiaux ? A lui seul, nul ne connait le tout de l’homme.  Désormais, les économistes et psychiatres côtoient les virologues dans les débats. Une société ébranlée comme la nôtre, doit largement ouvrir sa consultation aux sagesses, aux compétences, aux savoir-faire et savoir-être. On déplorera qu’historiens, philosophes et spirituels  soient si peu sollicités, hormis en quelques cercles spécialisés. Le double service métaphysique et diaconal que l’Eglise incarne est trop méconnu par la grande opinion publique.

 

7. « Et moi dans tout ça? » se demande chacun. Personne ne sort indemne de ces semaines. On se sent à la fois si indispensable et démuni. D’autant que nous sommes construits et situés diversement par la destinée. D’autant que nous ne savons présager ce que seront nos capacités d’encaisse par la suite. Rares sont les tremblements de terre sans répliques sismiques. Nous devons nous entraider à forger en nous, un caractère tissé de conviction et de détachement, d’abnégation et d’humour.
Le prophète Michée (Michée 6,8) ne nous laisse pas sans « feuille de route ». Voulons-nous discerner ce que Dieu réclame de nous ? « Rien d’autre que d’accomplir la justice, d’aimer la miséricorde et de marcher humblement avec ton Dieu ».

 

8. L’académie française demande que l’on ne dise plus distanciation « sociale » mais « physique ». Ce n’est pas du pédantisme sémantique. C’est cohérent. Se mettre à distance préservatrice, oui ! Mais pas pour distancier autrui socialement !

 

9. Et voici le numéro neuf qui voudrait unifier tous les autres, tant il est … neuf ! Le déconfinement a donné la joie de se revoir ! Ce moment qui n’a pas de prix. Toi qu’on saluait par Zoom. Toi, dans ce parloir sanctuarisé d’Ehpad. Toi sur le quai de gare, te profilant derrière toute la signalétique sanitaire. « Les gens stockent moins. Je les revois plus souvent » dit cette boulangère. Coiffer quelqu’un de masqué, quelle frustration pour concevoir le tout ! » soupire ce visagiste tout heureux cependant de « renouer » de « dérouiller » ses mains. « On a simplement repris contact » avoue ce tennisman, conscient qu’il eût été inconscient de vouloir crâner sur des potentialités perdues et à retrouver. La vie qui allait. La vie qui va. La vie qui ira. Un temps pascal fait de passages (« Georges est parti en avril. On n’a pas osé vous déranger ») Une Pâque vers Pentecôte qui ne ressemble à aucune autre. « J’ai 95 ans. C’est la première fois de ma vie qu’on m’interdisait de sortir. J’ai bravé plein de dangers et j’ai toujours décidé jusqu’ici, d’aller et venir où je voulais». Une vie fauchée injustement que l’on confie à Celui qui est la Vie. Une vie surabondante derrière les masques que percent littéralement de si ardents sourires. « Je cherche le visage » a composé Odette, d’un nom sonnant bien nos « confins » : Vercruysse ! Ne chantait-elle pas un au-delà des cent kilomètres réglementaires ? Visage trop souvent banalisé. Visage tant cherché quand … le Covid prétend le ravir. Toi Christ en eux, eux en toi. Visages recueillis dans notre cœur avec Teilhard. « Je placerai sur  ma patène, O mon Dieu, cette multitude dont je veux que mon être résonne à son murmure profond ».

 

Cette newsletter hebdomadaire est saluée par nombre d’entre vous. Merci à tous de vivre ce rendez-vous de fraternité. Pardon d’être parfois trop long. Mounier avait raison de dire : « On écrit beaucoup de phrases médiocres sur les événements. Alors que tout se passe en dessous des événements ».
Cet « en dessous » de ce que nous vivons est encore à scruter et comprendre. Puisse le Ressuscité, s’il doit, en son Ascension, disparaître à notre regard, devenir encore plus présent à notre aujourd’hui. À samedi.

 

Mgr Bernard Podvin
Missionnaire de la Miséricorde

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