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31 octobre 2022 1 31 /10 /octobre /2022 15:15

        (Extrait du J.P. 827)

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10 octobre 2022 1 10 /10 /octobre /2022 13:15
 
Vue aérienne de Tibériade depuis le mont Arbel - Shutterstock

Vue aérienne de Tibériade depuis le mont Arbel - Shutterstock

Aleteia - Philippe-Emmanuel Krautter -   - publié le 04/10/22

 

   Le lac de Tibériade compte parmi les hauts lieux du Nouveau Testament et les routes qui en font le tour sont riches d’évènements parvenus jusqu’à nous par les Écritures… Empruntons-les !

 

   De nos jours, le lac de Tibériade constitue l’un des plus merveilleux sites du pays d’Israël pour les pèlerins en Terre sainte. Ce vaste lac s’étirant sur 21 km de long et sur 12 km de large se trouve, en effet, bordé de nombreuses villes passées à la postérité par le récit biblique et dont les fameuses routes israéliennes 90 et 92 font aujourd’hui le tour. 

 

   Tibériade, tout d’abord, qui a donné son nom au lac, est une cité antique ayant elle-même hérité du patronyme du célèbre empereur Tibère sous le règne duquel Jésus débuta son ministère et connut la mort sur la Croix. Tibériade, de nos jours capitale de la Galilée, offre tous les plaisirs d’une station balnéaire et est un lieu touristique apprécié. Fondée vers 26 ap. J.-C. par Hérode Antipas en l’honneur de l’empereur, cette cité importante est citée par l’Évangile de saint Jean  (Jn 6, 23)  : 

 

« Cependant, d’autres barques, venant de Tibériade, étaient arrivées près de l’endroit où l’on avait mangé le pain après que le Seigneur eut rendu grâce. »

   En remontant vers le nord, c’est la ville même de Magdala que l’on traverse à 5 kilomètres de Tibériade. À quelques lieux entre la route et le lac, les ruines d’une cité antique romaine ont été découvertes, ainsi qu’une petite synagogue… C’est de ces lieux qu’était originaire Marie la Magdaléenne ou Marie Madelaine, célèbre pour avoir suivie le Christ jusqu’à sa mort. 

 

Capharnaüm, haut lieu de la Bible

 

   Plus au nord encore, c’est la ville de Capharnaüm que la route 90 rejoint, une cité restée célèbre pour les miracles accomplis par Jésus et les enseignements qu’il livra dans sa synagogue. Entouré de ses disciples, Jésus resta en effet en ces lieux une partie importante de son ministère en Galilée. C’est également ici que Pierre habitait et accueillit Jésus dans sa maison où il guérit la mère de l’apôtre (Mc 1, 29)  : « Aussitôt sortis de la synagogue, ils allèrent, avec Jacques et Jean, dans la maison de Simon et d’André.»

 

   Les restes d’une maison antique datant de l’époque de Jésus sont encore visibles et sont présentés comme correspondant à la maison de Pierre. Plus à l’est, enfin, se trouvait Bethsaïde, non loin de l’embouchure du Jourdain se jetant dans le lac. Si la cité n’est plus, de nos jours, localisée avec précision, sa mémoire demeure cependant dans les Évangiles avec ce sévère avertissement adressé à ses habitants par Jésus (Mt 11, 20-22) :

« Alors Jésus se mit à faire des reproches aux villes où avaient eu lieu la plupart de ses miracles, parce qu’elles ne s’étaient pas converties : “Malheureuse es-tu, Corazine ! Malheureuse es-tu, Bethsaïde ! Car, si les miracles qui ont eu lieu chez vous avaient eu lieu à Tyr et à Sidon, ces villes, autrefois, se seraient converties sous le sac et la cendre. Aussi, je vous le déclare : au jour du Jugement, Tyr et Sidon seront traitées moins sévèrement que vous.” » 

Vue aérienne de la maison de Pierre, Capharnaüm - Shutterstock

Vue aérienne de la maison de Pierre, Capharnaüm - Shutterstock

Vers Susita

   En redescendant vers le sud par la route 92, on croise Kursi, Ein Guev pour parvenir à Susita, l’antique Hippos située sur une colline de la rive orientale du lac et qui comptait parmi les dix villes de la Décapole au temps de Pompée. Lieu important, la découverte récente d’une mosaïque représentant le miracle de la multiplication des pains a relancé le débat sur la localisation de ce célèbre récit évoqué par l’évangile de saint Jean (Jn 6, 10-11) : 

 « “Faites asseoir les gens.” Il y avait beaucoup d’herbe à cet endroit. Ils s’assirent donc, au nombre d’environ cinq mille hommes. Alors Jésus prit les pains et, après avoir rendu grâce, il les distribua aux convives ; il leur donna aussi du poisson, autant qu’ils en voulaient. »

   Habituellement localisé au niveau du site de Tabgha, sur la rive occidentale du lac de Tibériade, près de Capharnaüm (ville de miracles et d'enseignements), le miracle de la multiplication des pains pourrait se trouver sur ces hauteurs, ce qui expliquerait peut-être mieux la suite de l’évangile laissant entendre une certaine distance entre ce lieu et Capharnaüm : « Ils s’embarquèrent pour gagner Capharnaüm, sur l’autre rive. C’était déjà les ténèbres, et Jésus n’avait pas encore rejoint les disciples ».

   Ainsi, sur une longueur d’une vingtaine kilomètres, le pèlerin peut de nos jours encore suivre les traces de Jésus autour du lac de Tibériade par ces célèbres routes qui serpentent autour de ses rives, un parcours riche en évènements rapportés par la Bible. 

 

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28 septembre 2022 3 28 /09 /septembre /2022 13:15

 

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26 septembre 2022 1 26 /09 /septembre /2022 13:08

 

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3 juin 2022 5 03 /06 /juin /2022 08:15
 
Un inestimable Rembrandt de retour dans une collégiale du Lot-et-Garonne
Christ-en-Croix-Rembrandt-Philippe-LOPEZ-AFP.jpg

Philippe-LOPEZ - AFP    Le Christ en Croix de Rembrandt, 1631, Mas-d'Agenais, Lot-et-Garonne

Valentine Leroy - publié le 01/06/22

 

"Le Christ en Croix" de Rembrandt (1606-1669) vient de retrouver le Mas D’Agenais dans le Lot-et-Garonne, après un exil de six ans à Bordeaux, le temps de mettre en place un système de sécurité à la mesure de ce chef d’œuvre inestimable.

 

      Le Lot-et-Garonne est en fête. Le tableau du « Christ en Croix » de Rembrandt a retrouvé sa place en mai 2022 dans la petite ville du Mas-D’Agenais. Placé en septembre 2016 à Bordeaux pour des raisons de sécurité, le tableau du maître, qui bénéficie désormais d’un système de surveillance performant, fait son retour dans la collégiale Saint-Vincent pour la plus grande joie des habitants. 

Ce tableau de 100 x 73 cm a effectué un long voyage avant de gagner cette petite ville de 1.500 habitants il y a 200 ans. En 1804, un capitaine des armées napoléoniennes en fait l’acquisition lors d’une vente aux enchères à Dunkerque. De retour dans sa ville natale, il l’offre un an plus tard à sa paroisse sans connaître son auteur. À la séparation de l’Église et de l’État en 1906, le trésor devient la propriété de la commune. Classé Monument historique en 1918, il n’est authentifié qu’en 1959 lorsqu’une restauration du Louvre met au jour les trois initiales RHL pour Rembrandt Harmenszoon de Leyde.

Le tableau de Rembrandt ou l’âme du village

Cette œuvre est aujourd’hui attachée à l’histoire du village : « C’est une fierté pour les Massais d’avoir cette œuvre. Il est au Mas-d’Agenais depuis 200 ans. C’est l’âme du village quelque part. On ne parle pas du Mas-d’Agenais sans parler du Rembrandt », confie à Aleteia le conseiller au maire chargé des finances et du patrimoine, Arnaud Petit. Ce tableau est aussi déterminant pour la cohésion des villageois : une petite association s’est créée pour faire connaître l’œuvre et l’histoire qui la lie à la Collégiale et au village. Bien plus, le retour du tableau doit renforcer l’attractivité touristique de la petite ville de charme. Parti il y a six ans pour Bordeaux pour des raisons de sécurité, l’œuvre du maître fait son grand retour dans la collégiale Saint-Vincent du XIIe siècle. Mais cette fois, le tableau estimé à plus de 90 millions d’euros est placé sous haute sécurité : la mairie et la Drac ont investi dans un coffre blindé qui reproduit la ventilation naturelle pour une meilleure conservation.

Une œuvre charnière

Œuvre charnière dans l’histoire de la peinture, le « Christ en Croix » de Rembrandt est en effet d’une valeur inestimable. Peint en 1631, l’artiste flamand y renouvelle les codes de la peinture selon Aude Claret, conservatrice des Monuments historiques. Loin des tableaux conventionnels illustrant la gloire d’un Jésus insensible à la souffrance, Rembrandt représente un Christ en croix agonisant et chétif. Son œuvre détonne par rapport au Christ en Croix réalisé la même année par son maître Lievens qui peint un Christ déjà vainqueur de la mort.

 

Son visage est déformé par la souffrance. Ses yeux sans éclat sont tournés vers le ciel, comme pour implorer Dieu. Mais, son regard est vide. On l’entend presque crier : « Mon Père, mon Père, pourquoi m’as-tu abandonné ? » Aux pieds du condamné, l’écorce du bois de la Croix est arrachée, tout comme la peau de Jésus, trouée de plaies sanguinolentes. Pourtant, ce corps livide de douleur environné de ténèbres semble rayonner d’une intense lumière. En exploitant ainsi les possibilités dramatiques du clair-obscur, Rembrandt nous fait entrer dans la souffrance d’un Christ éprouvé dans sa chair et dans son âme. Un chef-d’œuvre à découvrir dans le Lot-et-Garonne.

 

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28 mars 2022 1 28 /03 /mars /2022 13:08
NOTRE-DAME BRÛLE

Le long métrage de Jean-Jacques Annaud reconstitue heure par heure l'invraisemblable réalité des évènements du 15 avril 2019 lorsque la cathédrale subissait le plus important sinistre de son histoire. Et comment des femmes et des hommes vont mettre leurs vies en péril dans un sauvetage rocambolesque et héroïque.

 

Une paroissienne nous a fait par de sa réflexion :

 

" NOTRE-DAME BRÛLE

 Sorti en salles le 16 mars dernier, presque 2 ans après le drame, le film de Jean-Jacques Annaud est le récit haletant de la soirée du 15 avril 2019 et le combat héroïque des pompiers pour sauver la cathédrale Notre-Dame de Paris.

 

  Dès le début de la projection, on ressent des frissons, une angoisse et une tension majeures, ainsi qu'une émotion intense, allant crescendo.

 

  Les images, le son, la musique nous plongent au cœur de la tragédie, avec saisissement.

 

  Plus qu'on ne les regarde, on vit les évènements au plus près, avec les intervenants.

 

  Au-delà de l'histoire connue, on y est, on retient son souffle, mais pas les larmes...

 

  Les prières et les chants qui s'élèvent de la foule, nous transportent, au point de nous y associer.

 

  Ce film rend un vibrant hommage à la bravoure des pompiers qui vont mettre leurs vies en péril, (pour sauver la cathédrale menacée d'effondrement.

 

  Il est bouleversant de vérité, d'humanité, mais aussi d'espérance:

 

  Notre-Dame est sauvée, elle est toujours vivante !!

 

  À voir et à revoir sans hésitation. "

 

Marie-Do

 

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18 mars 2022 5 18 /03 /mars /2022 09:03
Pour la Paix en Ukraine (Plantu)
Pour la Paix en Ukraine (Plantu)

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11 février 2022 5 11 /02 /février /2022 09:05
 
Comment trouver les mots justes quand on visite un proche malade
 
HANDS HOSPITAL

P.RAZZO I CIRIC       Mathilde de Robien - publié le 09/02/22

 

   En cette journée mondiale des malades et de la conférence en ligne organisée par Magnificat et Aleteia, le père Arnaud Toury, prêtre et infirmier, apporte un éclairage lumineux sur la place et le rôle, sans cesse à ajuster, de celui ou celle qui visite un proche malade.

 

     La souffrance d’un proche malade ou en fin de vie déstabilise, paralyse parfois. Elle fait naître un certain malaise qui empêche d’être soi-même. Trouver un sujet de conversation adéquat à la situation paraît insurmontable. On préfère alors se taire plutôt que d’être maladroit. Quelle attitude adopter ? Afficher une mine décomposée ou sur-jouer l’insouciance ? Quels gestes poser ? Prendre sa main dans la sienne n’est-il pas trop intrusif ? Mais se passer de gestes physiques ne serait-il pas perçu comme de la froideur ? Le père Arnaud Toury, prêtre du diocèse de Reims et infirmier, auteur de La visite au malade (Magnificat) abordera ce sujet délicat à l’occasion d’une conférence en ligne organisée le 11 février par la revue Magnificat en partenariat avec Aleteia. Il fournit d’ores et déjà quelques pistes pour visiter un malade et faire éclore le dialogue.

1  Se sentir démuni, c’est bon signe !

     Il arrive de demeurer totalement démuni lors d’une visite à une personne malade. Le père Arnaud Toury est rassurant : « C’est bon signe, de se sentir démuni ! Ce serait inquiétant de savoir exactement comment faire. » Il est normal de ne pas savoir quoi faire ou quoi dire dans la mesure où une partie de la personne malade est devenue inaccessible à ses proches. « La souffrance met la personne malade dans une situation d’incommunicabilité. Elle ne peut pas dire, pas traduire sa souffrance », souligne le prêtre. De ce fait, l’entourage est nécessairement maladroit car il ne sait pas ce que vit la personne malade. Et ce, même s’il a traversé une maladie similaire ! Une des phrases à bannir est : « Je sais ce que c’est » ou « Je sais ce que tu ressens. » Non ! Chaque personne est unique et vit la maladie différemment. Visiter un proche malade, c’est accepter le fait d’être démuni, c’est entrer dans une démarche d’humilité et d’écoute.

 

     Se sentir démuni est bon signe aussi car cela engendre une forme de communion entre la personne visitée et le visiteur. « Les deux personnes sont finalement dans une situation d’incommunicabilité, l’une parce qu’elle ne peut pas dire sa souffrance, l’autre parce qu’elle ne sait pas quoi dire. Dans cette incommunicabilité se trouve une forme de communion », constate le père Arnaud Toury.

2   Offrir sa simple présence

      L’enjeu, lors d’une visite à une personne malade, est de lui faire savoir que quelqu’un est là pour elle, et qu’elle peut faire appel à lui quand elle le souhaitera. Visiter chaque jour et de longues heures une personne malade qui ne parle pas beaucoup pourrait paraître inutile voire absurde. Mais une simple présence a un prix inestimable. « La personne malade a besoin de savoir que quelqu’un est présent », précise le prêtre infirmier. « Elle peut désirer être seule dans sa chambre, mais elle sait que si elle le souhaite, quelqu’un est là ». Paul Claudel écrivait : « Dieu n’est pas venu supprimer la souffrance. Il n’est même pas venu l’expliquer, mais il est venu la remplir de sa présence. » Celui qui visite une personne malade est appelé à la même vocation. Il peut dire par exemple : « Je n’imagine pas ce que tu vis, je n’ai pas les mots, je serais maladroit et je t’en demande pardon, mais si tu as besoin de moi, je suis là ».

 
3  Laisser le malade être le sujet de sa vie

      A l’instar de Jésus face à l’aveugle Bartimée, le proche d’une personne malade est invité à ne pas s’imposer et la laisser à la manœuvre. Si le visiteur se met à son écoute, s’il fait de la place en lui pour recevoir les paroles confiées, les petits signes donnés, alors il peut réellement se mettre à son service. Dans l’Évangile, Jésus demande à Bartimée : « Que veux-tu que je fasse pour toi ? » (Mc 10, 51) Tout le monde sait ce qu’aimerait l’aveugle ! Mais Jésus n’impose pas son point de vue. « Jésus ne procède pas comme cela. Il le laisse être le sujet de sa vie », engage le père Arnaud Toury, tout en donnant un exemple concret : « Si je prends la main d’une personne malade, je ne la serre pas, je reçois sa main, et lui laisse la possibilité, si elle le souhaite, de se cramponner ».

 

     L’objectif ? Créer un espace où le dialogue puisse émerger, au lieu d’entamer un monologue qui ne laisse que peu de place à l’autre. « La priorité doit être donnée à la parole du malade », souligne le prêtre. Ce qui n’exclut pas des temps de silence, qui, comme dans la liturgie, permettent de faire résonner la parole.

 

Vous pouvez vous inscrire dès maintenant à la rencontre en ligne avec le père Arnaud Toury en cliquant ici

MAGNIFICAT-ALETEIA.jpg
 
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25 janvier 2022 2 25 /01 /janvier /2022 14:30

              La quatrième vidéo de la série #IamChurch (merci de cliquer sur la photo)

 

     La quatrième vidéo de la série #IamChurch est une réflexion du prêtre jésuite australien Justin Glyn, S.I., qui - partant de sa condition d’handicapé - aborde la question de la limitation, qui appartient à tout être humain.
Glyn - qui a traité le même sujet dans un numéro de La Civiltà Cattolica (en italien) et dans de nombreux autres essais - réfute l'idée encore trop répandue que le handicap est une faute et affirme :
« Nos limitations ne sont pas des malheurs ou des punitions, mais font partie du secret de notre condition d'êtres humains qui, à leur manière, partagent l'image de Dieu et construisent ensemble le Corps du Christ ». C'est dans cette perspective que, lorsqu'on parle du handicap dans la vie de l'Église, il est possible de dire - enfin « Nous » et non « Ils ».


     Les propos de Glyn montrent combien la réflexion des chrétiens qui vivent eux-mêmes cette condition est importante pour ouvrir une approche différente du handicap, tant au niveau théologique que pastoral. Ils nous aident également à ne pas considérer ceux qui vivent un handicap uniquement comme des destinataires passifs de l'attention de l'Église, mais à découvrir une vocation commune à tout fidèle baptisé. « Nous ne sommes pas appelés à la perfection en tant qu'individus. Non ! Nous sommes tous appelés à partager la nature limitée et vulnérable que nous croyons que le Christ est venu partager avec nous ».


     #IamChurch est une initiative du Dicastère pour les Laïcs, la Famille et la Vie, dans le cadre de l'Année « Famille Amoris Laetitia ». Il s'agit d'un voyage à travers cinq vidéos, à la découverte de personnes trop souvent victimes de la culture du déchet, qui témoignent d'une humanité souriante et pas du tout victimaire : un visage séduisant de l'Église. Des femmes et des hommes, laïcs et consacrés, théologiens ou simples fidèles, qui montrent la complexité et la richesse du monde du handicap.

 

Tag(s) : #Eglise Universelle
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13 décembre 2021 1 13 /12 /décembre /2021 14:15
 

 

Le père Gaëtan de Bodard, aumônier des sapeurs-pompiers de Paris, commente l’évangile du 2e dimanche de l’Avent à travers le sens chrétien du sapin de Noël. Dressé vers le Ciel, le sapin est le symbole de l’arbre de la Genèse revêtu de la lumière du Christ sauveur.
 

Frères et sœurs bien aimés, pouvons-nous parler ce dimanche du sapin de Noël qu’en principe vous avez commencé à installer dans vos maisons, à l’occasion de notre entrée en Avent ? Peut-être êtes-vous en train de protester intérieurement : « Quoi, le sapin ! Il est gonflé ! Qu’il parle plutôt de la crèche : ça c’est du catho pur jus, 100% garanti ! Mais pas le sapin ! Ou alors la Parole de Dieu ! Il ferait mieux d’en parler et de s’appuyer sur les textes de ce dimanche ! » Eh bien, justement, c’est parce que je me fonde sur les lectures du jour (Ba 5, 1-9 ; Ps 125 ; Ph 1, 4-6.8-11 ; Lc 3, 1-6) que je voudrais évoquer avec vous cet aspect « folklorique » de l’Avent et de la préparation à la fête de la Nativité qu’est le sapin, et de voir en quoi celui-ci peut nous aider à tourner davantage nos âmes vers Dieu.

Le Christ en gloire

Le sapin est entré, ou va entrer dans ces prochains jours, dans un grand nombre de nos maisons. Catholiques ou pas, croyants ou pas, beaucoup de nos concitoyens ont conservé la tradition de l’arbre de Noël et le décorent avec soin : les guirlandes brillantes, scintillantes, clignotantes, les boules multicolores et une belle étoile dorée au sommet de la ramure. J’espère seulement, mes frères, que ce n’est pas seulement du tape-à-œil, du clinquant, voire un cache-misère pour dissimuler, le temps des fêtes, notre inquiétude, nos soucis. Un petit coup de booster au moral… pour replonger plus bas quand le sapin ira rejoindre la poubelle en janvier et ces décorations un carton planqué en haut d’un placard jusqu’en décembre prochain !

Nous, catholiques, à travers cet arbre symbolique revêtu d’une parure chatoyante, nous pouvons voir le Christ en gloire…

Nous, catholiques, à travers cet arbre symbolique revêtu d’une parure chatoyante, nous pouvons voir le Christ en gloire : le sapin est un arbre tout simple mais qui peut se révéler si grand en développant si haut sa frondaison vers le Ciel. Comment ne pas voir à travers lui ce tout petit bébé de la crèche, né comme un pauvre, adoré par des pauvres, qui est pourtant Celui que nous avons fêté il y a peu comme le Christ-Roi de l’univers ? À la fois tout petit et si grand !

L’arbre de la Genèse 

Et puis, certains voient en cet arbre une représentation de l’arbre de la Genèse : les boules rouges symbolisent le fruit interdit, la guirlande le serpent tentateur mais l’étoile à son sommet — l’étoile du berger — nous rappelle que Dieu est venu en ce monde pour racheter tous les hommes. C’est ce que nous fêterons lors de la fête de l’Épiphanie. Dès lors, nous pouvons entendre d’une autre oreille l’exhortation du prophète Baruc : « Jérusalem, quitte ta robe de tristesse et de misère, et revêts la parure de la gloire de Dieu pour toujours, enveloppe-toi dans le manteau de la justice de Dieu, mets sur ta tête le diadème de la gloire de l’Éternel » (Ba 5, 1).  Nous sommes sauvés, sauvés par Jésus Lui-Même qui est Dieu qui S’est fait homme. Elle est là notre espérance et notre joie. 

 

Alors oui, nous sommes bousculés et bien secoués en ce moment et les nouvelles consignes sanitaires viennent en rajouter une couche, nous replongeant dans cette période compliquée que nous espérions bien derrière nous… Mais nous sommes invités, résolument, à entretenir cette vertu d’espérance en nous. C’est le cri du cœur de saint Paul : « J’en suis persuadé, Celui qui a commencé en vous un si beau travail le continuera jusqu’à son achèvement au jour où viendra le Christ Jésus » (Ph 1, 6). Le Seigneur ne nous abandonne pas à notre triste sort. Au contraire, Il nous sauve, Il nous relève, Il nous rachète en permanence, à chaque instant. C’est ce qu’annonce le prophète avec enthousiasme, cité par l’évangéliste saint Luc : « Tout ravin sera comblé, toute montagne et toute colline seront abaissées ; les passages tortueux deviendront droits, les chemins rocailleux seront aplanis » (Lc 3, 5). Il n’y a pas de crevasses, de ravins trop profonds ou inaccessibles à la grâce divine ! Nos montagnes d’orgueil, de suffisance de certitudes fondront comme cire devant la toute-puissance de Dieu et même ce qui est tordu, abîmé ou bancal dans nos vies peut être rétabli, affermi, guéri par le Seigneur.

Revêtu de lumière

À travers le sapin de l’Avent, cet arbre du péché du livre de la Genèse est à présent revêtu de lumière car le Seigneur est venu habiter notre monde si obscur, endosser notre vie humaine et lui donner une incomparable noblesse. C’est ce que nous disons dans le Credo : Jésus, qui est « consubstantiel au Père », « S’est fait homme » « pour notre Salut ».

Devant votre beau sapin scintillant, gardez à l’esprit que celui-ci nous dit un peu de cette splendeur de la Rédemption — Dieu qui rachète Lui-Même nos péchés — et, qu’à sa façon, il nous dévoile la beauté de cette lumière qui nous attend au Ciel. Et ceux qui sont mis devant les portes des magasins ou dans les vitrines, voyons-les comme un écho de la « voix de celui qui crie dans le désert » (Lc 3, 4). Beaucoup de nos contemporains qui se ruent dans les magasins pour dépenser, faisant de la Nativité une simple fête commerciale, ne les voient même plus, tellement ils font partie du packaging commercial de Noël. Mais nous, nous savons qu’ils peuvent tourner nos âmes vers le Ciel et qu’ils nous invitent à rendre grâce à Dieu pour le don de tout Lui-Même en Jésus. Avec le psalmiste, redisons « Quelles merveilles le Seigneur fit pour nous : nous étions en grande fête ! » (Ps 125) Et que cette fête perdure en nous et porte du fruit !

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