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22 février 2021 1 22 /02 /février /2021 14:45
 
Marie, Marthe et Lazare : la famille, ou « la grandeur de ce qui est petit »
 

Marcelo Figueiroa, capture @ TV2000

Marie, Marthe et Lazare : la famille, ou « la grandeur de ce qui est petit »

L’Osservatore Romano consacre 2 pages aux « saints de Béthanie »

 

      Rédacteur en chef de l’édition argentine de L’Osservatore Romano, lancée en 2017, Marcelo Figueroa est un presbytérien argentin, bibliste, ami du pape François.

 

     En cette période de pandémie planétaire, l’auteur invite à accepter la tension entre la « fraternité » mondiale et la « famille », les « proches » qui représentent « ce qui est tangible, quotidien et familier » ; entre le « regard universel », et celui, « incontournable », qui se concentre « sur ce qui se passe dans mon village, ma famille, ma communauté ».

     Rappelons que, depuis le 2 février dernier, Marthe, Marie et Lazare, qui ont accueilli Jésus chez eux à Béthanie, sont désormais inscrits au Calendrier romain général, pour être célébrés dans toute l’Eglise le 29 juillet.

     Dans un décret publié le 2 février 2021, le préfet de la Congrégation pour le culte divin et la discipline des sacrements, le cardinal Robert Sarah, explique que « dans la maison de Béthanie, le Seigneur Jésus a fait l’expérience de l’esprit de famille et de l’amitié » : « Marthe lui offrit généreusement l’hospitalité, Marie écouta attentivement ses paroles et Lazare sortit rapidement du tombeau sur l’ordre de Celui qui a humilié la mort. »

Voici notre traduction de l’article de Marcelo Figueroa.

HG

 

La grandeur de ce qui est petit

 

     Voir l’universel sans perdre de vue le familier. Éprouver de la compassion pour le monde sans négliger la miséricorde pour vos proches. Équilibrer la tension entre la fraternité en tant que prochain et la famille parce qu’elle est proche. Traverser ce temps de pandémie tenus par la main par un Christ incarné, symbole d’une humanité complète, comprenant son kairos d’amour infini pour la faiblesse individuelle. Avoir la capacité d’examiner l’histoire actuelle à la lumière des événements dramatiques vécus, sans perdre la grandeur de s’arrêter sur ce qui est petit, comme un instant infini. Une goutte d’éternité dans une espace petit et proche au milieu d’une mer fouettée par une tempête inattendue et planétaire.

 

      Le 26 janvier dernier, en la mémoire liturgique des saints évêques Timothée et Tite, le cardinal Robert Sarah et l’archevêque Arthur Roche, respectivement préfet et secrétaire de la Congrégation pour le Culte divin et la Discipline des Sacrements, ont signé un décret de modification dans le Calendrier romain général concernant la date du 29 juillet, qui célèbrera à partir de cette année les saints Marthe, Marie et Lazare. Le décret rappelle que « dans la maison de Béthanie, le Seigneur Jésus a fait l’expérience de l’esprit de famille et de l’amitié de Marthe, Marie et Lazare ; c’est pour cette raison que l’évangile de Jean affirme qu’il les aimait ». Puis il ajoute : « Marthe lui offrit généreusement l’hospitalité, Marie écouta docilement ses paroles et Lazare sortit promptement du tombeau sur l’ordre de celui qui a humilié la mort ». Et il conclut : En accueillant la proposition de ce Dicastère, le souverain pontife François a établi que figure dans le Calendrier romain la mémoire des saints Marthe, Marie et Lazare le 29 juillet ».

 

      Dans cette histoire évangélique johannique, on perçoit comme rarement ailleurs, la tension entre les opposés dans les temps qui précèdent le chemin de la passion, de la mort et de la résurrection de Jésus. Le Seigneur se dirigeait vers Béthanie, tout en sachant qu’il s’exposait ainsi à une accélération du processus final déjà orchestré par le Sanhédrin, qui cherchait seulement une opportunité pour le mettre en œuvre. Dans une certaine mesure, percevant cette dangereuse tension, certains de ses disciples lui dirent : « Rabbi, tout récemment, les Juifs, là-bas, cherchaient à te lapider, et tu y retournes ? » (Jean, 11, 8). Il apparaît clairement, dans la réponse énigmatique de Jésus, que sa vision des temps et des événements ne coïncidaient pas avec la leur : « N’y a-t-il pas douze heures dans une journée ? Celui qui marche pendant le jour ne trébuche pas, parce qu’il voit la lumière de ce monde ; mais celui qui marche pendant la nuit trébuche, parce que la lumière n’est pas en lui ». Il s’exprima ainsi, puis il leur dit : « Lazare, notre ami, s’est endormi ; mais je vais aller le tirer de ce sommeil » (ibid. 11, 9-11). De la même façon, on en déduit que, pour Jésus, le voyage pédagogique qui devait conduire à la résurrection de son ami Lazare était nécessaire pour témoigner de son pouvoir sur la mort et sur ses temps, mais également pour accélérer définitivement sa fin : « A partir de ce jour-là, ils décidèrent [le Sanhédrin] de le tuer » (ibid., 11, 53). Sa victoire sur la tension entre la vie, la mort et ses temps chronologiques et infinis était l’élan qui dépassait la tension des opposés. « Je suis la résurrection et la vie ; qui croit en moi, même s’il meurt, vivra » (ibid., 11, 25).

 

      Dans son récent message pour la XXVème Journée mondiale de la vie consacrée, le pape François a affirmé : « J’aime évoquer Romano Guardini qui disait : la patience est une façon dont Dieu répond à notre faiblesse, pour nous donner le temps de changer ». Avec ce voyage inattendu, dangereux et apparemment inopportun et inutile, Jésus désirait donner également une leçon de patience, en raison de leur faiblesse, à ses disciples, pour qui cette tension était insupportable. C’est la même impatience qu’ont éprouvé auparavant Marthe, puis Marie lorsqu’elles accueillirent Jésus après la mort de son ami : « si tu avais été ici, mon frère ne serait pas mort ! » (Jean, 11, 21 et 32). Jésus aussi désirait passer un temps de guérison, dans la proximité de la vie quotidienne avec cette famille qu’il aimait tant. La maison de Marie, Marthe et Lazare était pour le Seigneur un lieu accueillant, avec le parfum des villages et la saveur de l’amitié paysanne. Jésus, qui allait se lancer dans un univers infini, après son passage dans la majestueuse Jérusalem, ne se priva pas, même en cette circonstance du temps nécessaire pour visiter ces périphéries paysannes qui faisaient partie de lui et qu’il aimait.

 

      Suivant l’œuvre et la pensée de Guardini, Der Gegensatz développe la signification profonde de l’importance de la tension des opposés. Opposés qui, loin d’être un problème, représentent une solution qui va au-delà de tout raidissement d’une vision binaire et hégémonique de la réalité théologique, sociale et anthropologique. Parce que cette vision statique et unipolaire paralyse, obnubile la pensée et ne laisse pas de place à l’action rénovatrice de Dieu. Guardini soutenait ceci : « Nous ne pouvons pas accepter que se consolide une société duelle ». En ce sens, nous pourrions dire que s’applique également la devise de l’Hypérion de Hölderlin : « Ne pas mettre de limite à ce qui est grand, mais se concentrer sur ce qui est petit ».

 

     Il convient de regarder la pandémie mondiale avec un regard universel. Et de constater l’inégalité de l’accès aux services sanitaires pour les pays et continents pauvres et maintenant la scandaleuse asymétrie dans la disponibilité des vaccins sur la base des possibilités économiques de chaque Etat singulier. Mais il faut également « tendre l’arc » des opposés pour se rapporter à ce qui est petit et qui, précisément, représentant ce qui est tangible, quotidien et familier, assume une dimension de cicatrisation de la situation dans une optique chrétienne. C’est pourquoi se concentrer sur ce qui se passe dans mon village, ma famille, ma communauté, représente un regard incontournable que, comme pour certains disciples de Jésus, beaucoup ne comprendront pas. Nous avons besoin de patience pour regarder le quotidien, ce qui est proche et familier, la patience qui peut transformer notre être faible en conversion spirituelle pour Jésus, Seigneur du temps et de l’histoire. Naturellement, nous ne devons pas oublier qu’en harmonie avec notre catholicité spirituelle, la limite est l’humanité tout entière et la justice intégrale, à la lumière de l’herméneutique du royaume de Dieu et de sa justice. Mais en ce moment, il est aussi important de retrouver la grandeur de ce qui est petit, comme le fit Jésus qui ne négligea pas, sur son chemin vers le salut universel, d’être proche d’une famille aimée et petite comme celle de Marie, Marthe et Lazare.

© Traduction de Zenit, Hélène Ginabat

 
 
 
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15 février 2021 1 15 /02 /février /2021 15:21
     Nous restons encore profondément marqués par le passage du P. Pedro OPEKA, à Ste Livrade, il y a une quinzaine d'année. Merci P. Pedro et Akamasoa!    Philippe              
PEDRO OPEKA

MAMYRAEL/AFP/East News Père Pedro Opeka.

Agnès Pinard Legry - Publié le 11/02/21

 

 

     Le père Pedro Opeka et sa communauté d’Akamasoa, à Madagascar, ont été nominés pour le prix Nobel de la paix 2021. C’est le Premier ministre slovène, Janez Janša, pays natal du père lazariste, qui a proposé sa candidature.

 

       La sixième fois sera-t-elle la bonne ? Missionnaire lazariste à Madagascar, le père Pedro Opeka, né en Argentine d’une famille d’origine slovène, a été nominé avec sa communauté d’Akamasoa (la « Cité de l’amitié ») qu’il a fondé pour le prix Nobel de la paix 2021. Proposant sa candidature, le Premier ministre slovène Janez Janša a défendu cette candidature en citant ce que l’ancien président de Madagascar avait dit du père Pedro en 2014 : « un phare vivant d’espérance et de foi dans la lutte contre la pauvreté ».

      Déjà nominé à cinq reprise pour ce prix, le père Pedro Opeka fait partie de ces artisans de paix discret et efficace, œuvrant au quotidien au service des plus pauvres et des plus démunis. Engagé depuis près de 50 ans auprès des plus pauvres à Madagascar, cet homme d’une édifiante détermination, a construit Akamasoa, une véritable ville des pauvres, sur les hauteurs d’Antananarivo, la capitale du pays. Ce lieu hors du commun dédié aux exclus et aux laissés-pour-compte accueille aujourd’hui 25.000 habitants. Akamasoa, l’association qui porte son nom, est déjà venue en aide à 500.000 Malgaches.

À la fin, nous allons gagner.

       « Je ne peux pas parler tranquillement après avoir vécu 48 ans à Madagascar avec tous les pauvres que j’ai vus mourir », confiait-il à Aleteia en novembre 2018 lors de son passage à Paris. « Venez passer un moment avec notre peuple, notre culture, partager un peu de quotidien. […] Si vous venez dans un pays pauvre, venez humblement vivre avec eux ». Car la pire chose, pour lui, c’est l’indifférence. « Je ne crois pas à la fatalité », s’était-il exclamé avec fougue. « À la fin, nous allons gagner ».

 

       Sa mission, connue et soutenue par des milliers de personnes, a également reçu le soutien du pape François qui est allé lui rendre visite lors de son voyage à Madagascar en 2018.  Cette visite, qui sonne comme un hommage, marque l’intérêt du Pape pour le travail titanesque accompli par le père Pedro, véritable Iron Man de la charité, qu’il a déjà rencontré à deux reprises.




Lire aussi :
Le Père Pedro, une révolte au service des plus pauvres


 

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3 février 2021 3 03 /02 /février /2021 14:48

Un texte pour alimenter nos bonnes résolutions pour cette année

 

Écoute-moi, s’il te plaît, j’ai besoin de parler.

Accorde-moi seulement quelques instants,

Accepte ce que je vis, ce que je sens,

Sans réticence, sans jugement.

 

Écoute-moi, s’il te plaît, j’ai besoin de parler.

Ne me bombarde pas de conseils et d’idées,

Ne te crois pas obligé de régler mes difficultés.

Manquerais-tu de confiance en mes capacités ?

 

Écoute-moi, s’il te plaît, j’ai besoin de parler.

N’essaie pas de me distraire ou de m’amuser,

Je croirais que tu ne comprends pas

L’importance de ce que je vis en moi.

 

Écoute-moi, s’il te plaît, j’ai besoin de parler.

Surtout, ne me juge pas, ne me blâme pas.

Voudrais-tu que ta moralité

Me fasse crouler de culpabilité ?

 

Écoute-moi, s’il te plaît, j’ai besoin de parler.

Ne te crois pas non plus obligé d’approuver

Si j’ai besoin de me raconter,

C’est simplement pour être libéré.

 

Écoute-moi, s’il te plaît, j’ai besoin de parler.

N’interprète pas et n’essaie pas d’analyser.

Je me sentirais incompris et manipulé

Et je ne pourrais plus rien te communiquer

 

Écoute-moi, s’il te plaît, j’ai besoin de parler.

Ne m’interromps pas pour me questionner,

N’essaie pas de forcer mon domaine caché.

Je sais jusqu’où je peux et veux aller.

 

Écoute-moi, s’il te plaît, j’ai besoin de parler.

Respecte les silences qui me font cheminer.

Gardes toi bien de les briser,

C’est par eux bien souvent que je suis éclairé.

 

Alors maintenant que tu m’as bien écouté,

Je t’en prie, tu peux parler,

Avec tendresse et disponibilité

À mon tour, je t’écouterai.

 

Jacques Salomé

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28 janvier 2021 4 28 /01 /janvier /2021 14:10

article publié sur le site portail de l'Eglise Catholique

Tapisserie de dom Robert : » École buissonnière » © Éditions de l’Abbaye d’En Calcat

 

Publié le 20 janvier 2021

Nathalie de Kaniv et François You ont publié L’écologie intégrale au cœur des monastères, Un art de vivre


«Les moines, vous devez parler sur l’écologie. On attend votre parole !» (Parole et Silence).

 

       Cette interpellation entendue à plusieurs reprises, est à la source de ce livre qui réunit des témoignages et des réflexions de la part d’une vingtaine de monastères, très variés dans leurs sensibilités, sur la question écologique. La tradition monastique appelant à une vie en Dieu porte aussi cette attention à l’autre, à la nature et à soi-même – les quatre composantes de l’écologie intégrale. Elle est en constante démarche de conversion.

       Pourtant, au-delà de cet art de vivre qui remonte à plus de quinze siècles, les moines se posent les mêmes questions que la société. L’appel à l’écologie intégrale les atteint et les dynamise. En fonctionnant comme un écosystème, la communauté monastique peut rejoindre tous les autres écosystèmes : famille, travail, associations.

       La richesse de son héritage permet une réflexion éminemment actuelle, intégrant le lien avec la tradition et le territoire, la proximité avec la terre, le sens du temps, l’ouverture à l’autre, au pauvre et au petit, la gratuité et la sobriété qui mènent à la recherche du beau. Autant de passerelles qui peuvent inspirer toute vie laïque.

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26 janvier 2021 2 26 /01 /janvier /2021 16:20

Colloque oecuménique
"Responsabilités chrétiennes

dans la crise écologique"
du lundi 22 au mercredi 24 février

   

     Les inscriptions sont ouvertes pour ce grand colloque qui permettra de se former sur la capacité du christianisme à changer lui-même, lorsqu’il est interpellé par les défis de la crise écologique. Il est organisé en partenariat entre l’ISEO (Institut supérieur d’études œcuménisme), l’ISPC (Institut supérieur de pastorale catéchétique) de l’Institut Catholique de Paris et Église Verte, sur le thème “Responsabilité chrétiennes dans la crise écologique : quelles solidarités nouvelles ?”. Il se tiendra à Paris et des ateliers auront lieu (en chair et en os si possible) dans 20 villes où se trouvent des responsables de l'œcuménisme et des communautés Église verte. Il sera bien sûr possible de participer en ligne. L’objectif de ces rencontres sera la relecture théologique de pratiques de terrain, qui est une demande que vous formulez souvent. Le programme détaillé des interventions et des ateliers est disponible sur la page dinscription. L’équipe d’organisation cherche des animateurs bénévoles pour 2 sessions d’ateliers, mardi 23 et mercredi 24 après-midi, pour lesquels elle fournira les fiches pédagogiques. Pas besoin d’être expert en théologie ou en catéchisme, simplement d’avoir déjà animé un groupe : si cela vous tente, rapprochez-vous de l’équipe de votre ville (contacts disponibles sur la page d’inscription).

 

500 communautés labellisées...

       En 2020 nous avons eu la joie d’accueillir 136 nouvelles communautés et ce malgré les mois de confinement qui nous ont tous désorganisés. Chaque nouvelle communauté inscrite a accès au niveau initial (Graine de Sénevé) puis progresse dans des niveaux de labellisations supérieurs. Les pourcentages des niveaux supérieurs sont en hausse (+8% en moyenne) démontrant l’engagement croissant dans des actions concrètes mises en évidence dans les éco-diagnostics. 18% d’entre vous ont commencé par Graine de sénevé (ce qui est préférable pour bien démarrer), 44% sont Lis des champs, 23% Cep de Vigne, 14% Figuier. Une communauté a atteint le niveau le plus haut : Cèdre du Liban ! Bravo à toute l’équipe de la maison Nicodème de Lens. 

 

...et un premier Cèdre du Liban !

           Sans moyens spectaculaires mais avec patience et inventivité, la petite équipe de cette maison d'accueil diocésaine a avancé dans chacun des 5 domaines : un jardin partagé, un accueil de vélos fabriqué par les scouts, un compost, des temps de prière pour la création, l’impulsion d'événements, un lieu de recueillement dans son espace vert, l'accompagnement de communautés Église verte voisines…
Et surtout un soin de chaque instant à veiller à limiter les déchets partout et auprès de tous les groupes accueillis dans ce lieu où la chaleur humaine est palpable. Un tableau des dons et des besoins, la vaisselle durable utilisée en chaque occasion, un espace jeux pour enfants 100% récup et l’accueil de personnes en difficulté, femmes de prisonniers ou personnes sans domicile.

 

Carême : 3 outils proposés par le CCFD
en coopération avec Église verte 

 

     Cette année le carême commence le 17 février. Le CCFD-Terre solidaire a élaboré un guide de carême centré sur l’écologie. On y retrouve des contributions de divers animateurs Église verte tant sur la réflexion de fond, la spiritualité que sur des propositions concrètes, notamment avec la balade éco-spirituelle  en nature que plusieurs paroisses ont testée lors de la Saison de la création. Vous trouverez ici des éléments de préparation : un cahier liturgique et un cahier d'animation, et ici un guide pour le chemin de croix, le tout en lien avec Laudato Si et Fratelli tutti. Ce carême est vécu comme un parcours de 4 étapes allant de “aimer la création” à “comprendre la création”, “changer de regard”, sans oublier  “s’engager”.

 

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12 janvier 2021 2 12 /01 /janvier /2021 15:45

 

 

Bienheureuse Soeur Marie Céline de la Présentation 1878-1897

Clarisse (1896-1897) au Monastère de Bordeaux-Talence

 

Un extraordinaire attachement au Christ sur un chemin jonché d’épreuves.

 

       Né le 23 mai, dans un petit village de la Dordogne à Nojals, Germaine Castang est la 5ème enfant d’une famille qui en comptera 12. Dans ce foyer modeste, elle est élevée dans l’amour, les valeurs de travail et de courage et une foi chrétienne authentique. Très tôt, cette petite fille espiègle et volontaire est attirée par la prière, s’attachant particulièrement à Jésus dans l’Eucharistie. Elle veut consacrer sa vie à Dieu dans la vie religieuse.Avant de réaliser cette vocation, un an et demi avant sa mort le 30 mai 1897 à l’âge de 19 ans, sa vie n’est qu’une succession de souffrances, mais aussi de don magnifique à ses proches. Elle a 4 ans quand la poliomyélite fait d’elle la « boiteuse ». À 8 ans, son père, généreux mais instable fait de mauvaises affaires, la famille est ruinée et doit se réfugier pendant trois ans dans un petit abri au milieu des bois. C’est l’humiliation du rejet social, la promiscuité dans une pièce unique, la faim, la mendicité... la misère extrême. Elle a 11 ans et demie quand le père trouve un petit travail et s’exile à Bordeaux. Très vite, elle est confiée avec 2 de ses Sœurs au foyer de Nazareth qui accueille des enfants indigents. Elle y reste 6 ans, boute en train en récréation et habile dans les travaux de l’ouvroir.

      Durant ces années, 5 de ses frères meurent de maladie ainsi que sa mère qui s’effondre d’épuisement âgée de 40 ans. Son père, désespéré, ne sait où se fixer, la famille est éclatée. Elle a 17 ans et demie quand elle réalise son désir de toujours et rentre au monastère de l’Ave Maria de Talence auprès des sœurs Clarisses. Elle devient Sœur Marie-Céline pour peu de temps puisqu’elle meurt bientôt de tuberculose.

 

Un cheminement spirituel droit et lumineux

 

     Ainsi résumée, sa vie peut paraître désolante de pauvreté et de douleurs. Son secret est celui de Saint Paul : « Avec le Christ qu vit en moi. Car ma vie présente dans la chair, je la vis dans la foi au Fils de Dieu qui m’a aimé et s’est livré pour moi ». (Gal 2, 19-20) Pourtant, cette vie en apparence si sombre, a profondément irradié d’admiration les Sœurs de la Communauté.

      Elle bénéficia de grandes grâce dont elle parla très peu mais qui eurent des témoins : apparition de la Vierge, secours des anges, parfums. Sa première biographie connaît une vaste diffusion, bien au-delà de nos frontières et les témoignages de grâces et de guérisons obtenues par son intercession, affluent. Sa tombe devient spontanément un lieu de pèlerinage. Ce ne sont pas ces seules manifestations extraordinaires qui fondent sa réputation de sainteté, elles n’en sont que les indices.

      La vie de de Sœur Marie-Céline rayonne au contraire par la perfection de l’ordinaire. Elle n’a rien fait, rien écrit, elle a simplement traversé sa vie douloureuse dans la foi, l’espérance, la charité, attachée au Christ dans une absolue fidélité. La maison familiale, l’abri de misère, le foyer de Nazareth puis le Monastère de l’Ave Maria, furent autant de petits cloîtres où sa vie spirituelle s’intériorisait dans une intimité grandissante avec le Christ. Elle a dit « oui » à tout avec une grande simplicité, sans dolorisme ni complaisance pour elle-même. Elle a aimé la vie jusqu’au dernier jour et son amour des autres était d’une grande délicatesse. Elle n’a rien fait, mais elle s’est merveilleusement laissé faire, c’est en cela que réside sa sainteté.

« Je suis résolue à faire la Volonté du Bon Dieu. Je me suis jetée entre ses mains, aussi à présent quoi qu’il arrive, je redirai avec Jésus : Fiat »

Sœur Marie Céline

 

Modèle plus que jamais d’actualité et dans la ligne de Fratelli Titti.

 

« Levain dans la pâte »

(Extrait d’une homélie de Mgr Michel Mouisse - Nojals)

 

      « Il est passionnant, quand on voit la vie toute simple de Sr Marie-Céline, de voir comment Dieu s’y prend pour faire bouger. Dans ce monde où sont exaltées ou mise en valeur les performances scientifiques et technologiques, où ruisselle l’intelligence créatrice de richesses, Dieu met en avant les pauvres, les plus petits… ces bienheureux et ces saints dont Marie-Céline fait partie…

Nous sommes frappés par les obstacles qu’elle rencontre sur son chemin de vie : les nombreuses ruptures affectives, sa propre maladie, sans compter la pauvreté extrême…

Son secret c’est le chemin qui l’a aidée non pas à oublier les souffrances qui étaient les siennes, mais à les supporter et à les traverser… un amour tout simple, tout humble pour les autres et pour Dieu… Le chemin de la charité est un chemin de vie.

Dans l’expérience d’une grande solitude… elle a porté l’amour autour d’elle dans une grande union au Christ, unie à sa Passion… (elle fait) l’expérience d’une véritable transfiguration à la Lumière de cet amour dont Die (l’)a comblée… Et ce chemin est la source d’une joie profonde… une joie qui demeurer au cœur même de ce qui éprouve et blesse, parce qu’elle est le fruit d’une Présence... »

 

Visites à Nojals (entre Villeréal 47 et Beaumont 24)

 

       Vous pouvez vous recueillir dans la petite église sur la tombe de Marie-Céline ; visiter sa maison natale ( lundi, jeudi, vendredi, samedi, dimanche - Déborah vous accueille) ; vous imprégner de la paix qui émane de ce lieu-souvenir encore empli de sa présence, qu'on perçoit dans le silence.

Vous-y trouverez des renseignements utiles pour garder le contact, l'évocation de son souvenir, prières, des informations diverses.La Communauté des Clarisses de Nérac a été refondée en 1935 par la communauté de Marie-Céline (Bordeaux-Talence) Elle a pris le relais des communautés de Pessac, puis Nieul-sur-Mer, pour vous parler de Marie-Céline.

  

« Elle fut l’ange consolateur de sa famille et tant que dura la longue et pénible épreuve sa conduite fut simplement héroïque » (de Lucie, sœur de Marie Céline)

Prière pour demander la grâce de la canonisation de la Bienheureuse Sœur Marie-Céline

 

Confier une intention à l'intercession de Marie-Céline.

 

Dieu Notre Père, Tu as donné à Sœur Marie-Céline la grâce de trouver dans sa famille des exemples d'une vie profondément chrétienne. En elle maintenant nous trouvons un exemple de cette sainteté au quotidien à laquelle le Pape François nous rappelle que nous sommes tous appelés et qu'elle a vécu dans toutes les circonstances qui ont marqué sa courte vie.

Par l'intercession de la Bienheureuse Sœur Marie-Céline nous Te prions pour...

Toi qui règnes pour les siècles des siècles, avec ton Fils Jésus-Christ et le Saint-Esprit.

 

 

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27 novembre 2020 5 27 /11 /novembre /2020 09:07

 

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27 novembre 2020 5 27 /11 /novembre /2020 09:00

 

à propos de Soeur Emmanuelle...

 

 

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23 novembre 2020 1 23 /11 /novembre /2020 14:50

 

Seul, on peut aider. Ensemble on peut sauver.͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏  ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏ ͏

Pas d'images ? Version web

 

 

Logo Fondation Abbé Pierre

Seule ou ensemble

 

Au printemps, la France a été un pays où des gens n’ont pas mangé à leur faim, n’avaient plus accès à l’hygiène ou aux soins premiers, n’avaient plus le soutien du lien social... Face à cette situation dramatique, grâce à l’aide de nos donateurs fidèles nous avons pu agir et sauver des milliers d’entre eux. 

Aujourd’hui, alors que la crise sanitaire évolue et que la crise sociale s’amplifie, on observe encore trop d’intolérance et de tension dans notre pays. C’est pourquoi, fidèle aux principes et valeurs de son fondateur, la Fondation Abbé Pierre prend à nouveau la parole et lance un nouvel appel à l’aide pour les plus fragiles. Si seul on peut aider un peu, c’est ensemble qu’on agit véritablement pour changer les choses durablement !

Vidéo Fondation Abbé Pierre

 

Seul, on peut aider. #Ensemble, on peut sauver.

Ensemble, grâce à votre don, nous pourrons sortir de la rue les personnes sans abri, apporter l’aide alimentaire et l’accès aux soins, accompagner les familles démunies, offrir un toit et une vie digne aux plus fragiles d’entre nous.JE FAIS UN DON

 
Zone de Texte: JE FAIS UN DON

 

Homme souriant

Je donne 200 €

Pour offrir 4 nuitées d’hôtel avec le petit déjeuner à une personne sans abri

Je fais un don

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Famille sur son balcon

Je donne 100 € 

Pour offrir 5 colis repas à une famille dans le besoin

 

Je fais n don

Zone de Texte: Je fais un don

 

Jeune maman et son bébé

Je donne 50 €

Pour offrir 1 kit bébé à une jeune maman : un vêtement, des couches et du lait pour 8 jours

Je fais un

Zone de Texte: Je fais un don

 

 

 

" On ne sauvera pas les uns sans les autres... "

 

 

 

 

FONDATION ABBE PIERRE
POUR LE LOGEMENT DES DÉFAVORISES

3, rue de Romainville,
75019 Paris

 

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2 novembre 2020 1 02 /11 /novembre /2020 14:30

 

Prier ensemble, mais confiné chacun chez soi ?

 

    Grâce à la radio, à la télévision et au web, de nouveaux moyens existent pour suivre la messe à distance ou prier ensemble et se joindre ainsi à la prière de l'Église. En voici quelques uns :

 

=> KTO : messe du Pape sous-titrée en français, à la télévision à 7 h ou plus tard en rediffusion sur Youtube.

=>
A Lourdes, messe le matin et prière du chapelet en différentes langues tout au long de la journée (dès 7 h et jusqu’à 21 h 30) : https://www.lourdes-france.org/tv-lourdes/ Une neuvaine a commencé aujourd’hui au chapelet français à 15 h 30.

=> La messe est diffusée en direct de la cathédrale d'Agen, à 10h30 sur la chêne Youtube https://www.youtube.com/channel/UCQY4N8UmE2ZbjS-woKFf3Xg

=> Communauté de l’Emmanuel : https://play.emmanuel.info/chaine/live-messe-en-direct/
Du lundi au vendredi, une messe est diffusée habituellement chaque jour à 12h. + une messe le dimanche

=> Prier quotidiennement sur son smartphone avec
> l'application:
« Découvrir Dieu » (pas besoin de s’inscrire pour avoir les textes du jour et la méditation mais en vous inscrivant vous pouvez avoir la proposition d’un chant pour accompagner votre temps de prière.

> L'application "YouPray" Enseignements, chants et prières et conférences avec des contenus gratuits et aussi avec abonnements.

=> Radio présence : https://player.radio-esperance.fr/
Messe quotidienne : dans une grande disponibilité, les prêtres de la communauté des religieux Saint Vincent de Paul permettent aux auditeurs de vivre au quotidien le Saint Sacrifice de la messe. Elle est célébrée et retransmise en direct du lundi au samedi à 11h30 depuis la crypte du patronage St Joseph à Saint-Étienne. Le dimanche à 10h00 depuis la Chapelle de l'Immaculée Conception. Le premier jeudi de chaque mois, elle est célébrée à 11h00 depuis le sanctuaire d'Ars, et le premier vendredi de chaque mois à 11h00 depuis la chapelle de la Visitation à Paray-le-Monial, et à 17h00 depuis le Sanctuaire de la Miséricorde Divine à Vilnius.

=> Des neuvaines sont aussi proposées en cette épidémie: https://priere.retraitedanslaville.org/neuvaine-solidarite…/

=> Vidéos Des topos pour cheminer : la chaîne Youtube de Padreblog ou sur Facebook des vidéos de quelques minutes pour partager une conviction, une prière, et des podcasts pour garder le lien entre nous.

Alors, entrons dans notre « monastère spirituel »

 

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