Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
19 janvier 2022 3 19 /01 /janvier /2022 14:53

 

     Passez 52 minutes de respiration avec les moines de l'abbaye de Hauterive alors que notre chère abbaye cistercienne de Ste Marie du désert (près de Toulouse) ainsi que celle de Notre Dame des Neiges (où St Charles de Foucauld a appris la vie monastique) en Ardèche viennent de fermer.

 

    Tout y est, beauté des lieux, odes à la nature, à la vie, à la tendresse pour ce cheval blessé, à l'amour, à Dieu, à la création divine dont nous sommes tous.

 

     L'abbaye d'Hauterive, est une abbaye cistercienne fondée en 1138 par Guillaume, seigneur de Glâne, à Hauterive, aujourd'hui en Suisse dans le district de la Sarine du canton de Fribourg (Chemin de l'Abbaye 19, 1725 Posieux, Suisse). C'est la plus ancienne abbaye cistercienne de Suisse romande qui soit encore vivante.

 

Partager cet article
Repost0
17 juin 2021 4 17 /06 /juin /2021 13:37

 

 Le musée de l'histoire de Tonneins présente les églises du secteur.

Espace numérique des églises de Tonneins

Le musée de l'histoire de Tonneins présente les églises du secteur.

Voir leur espace numérique

Photographies d'églises et vitraux avec explications. Les images sont sélectionnées par Alain Glayroux
______________

Partager cet article
Repost0
7 juin 2021 1 07 /06 /juin /2021 15:15

 

Père Michel Martin-Prével, cb - Publié le 02/06/21

 

Prononcer « je t’aime », « pardon », « merci » et témoigner du service et de la tendresse. Autant de manières d’entretenir l’amour dans le couple.

 

       Combien de fois avons-nous entendu des personnes nous dire « je suis croyant, mais pas pratiquant », pour s’en faire presque un titre de gloire, comme s’il suffisait de croire et comme si pratiquer faisait un peu dépassé. De même dans la vie à deux, on se dédouane facilement d’avoir à pratiquer l’amour quand on est sûr d’aimer l’autre et quand cela doit suffire à le contenter. « Tu sais bien que je t’ai dit « je t’aime » quand on s’est marié, et que c’est toujours valable ! » Seulement voilà, celui qui se sait aimé, apprécie encore plus de se l’entendre dire, montrer, prouver par des gestes, des paroles, des attitudes. Le feu dans l’âtre n’a-t-il pas besoin d’être alimenté régulièrement en bûches et d’être secoué souvent pour ranimer la flamme. L’amour serait devenu une telle émotion incontrôlable que sa disparition ou son éclipse se perçoit comme un manque de chance et non comme un déficit de preuve à fournir dans l’action.

L’amour qui vient d’ailleurs certes et que l’on reçoit comme un don, surtout au début, demande ensuite à se pratiquer, comme on doit muscler un corps si on ne veut pas qu’il s’atrophie, comme toute vertu qui doit s’exercer et se perfectionner pour prétendre faire son effet bénéfique. On apprécie bien volontiers les gestes de l’autre qui nous disent son amour, et nous oublions que nous avons à lui prodiguer les nôtres en retour. Comme la foi vient aussi en pratiquant, si nous commencions par la pratique avant la foi, l’exercice de l’amour avant d’aimer. Car l’amour vient en aimant, il se fortifie en s’exerçant. Voici cinq points d’attention quotidienne : dire « je t’aime », « pardon », « merci » et témoigner du service et de la tendresse.

1 dire Je t’aime

     Cela doit arracher la bouche à certains d’avoir à prononcer ce mot magique dès le matin ou en se retrouvant le soir, tellement il se fait rare au long des années ! Les fiancés se le disent cinq fois par jour, les jeunes mariés cinq fois par semaine, les couples plus mûrs cinq fois par mois et je connais de vieux couples qui ne se sont pas dit : « Je t’aime » depuis plusieurs années. La dignité de l’homme réside dans sa capacité à parler pour communiquer dans diverses situations, mais surtout de façon excellente pour se redire souvent l’essentiel de son engagement. Le « oui » initial se renouvelle dans ces « je t’aime » réguliers. On ne mesure pas toujours la puissance de ces trois mots qui commencent par « je », pour nous inciter à nous mettre en action, puis par « toi », qui est le destinataire de l’amour et qui nous détourne de nous-mêmes et enfin par le résultat, « aime », qui est un verbe d’action ! Les espagnols disent Te quiero et les italiens Te voglio bene en mettant en premier l’autre et en oubliant le « je » ! Des variantes nombreuses existent : « Tu es mon amour, ma biche, mon trésor… », aux effets tout aussi délicieux.

2 dire Pardon

     Ce petit mot magique est difficile à prononcer parce qu’il demande de l’humilité, de la gratuité scandaleuse, de l’abandon d’être payé de retour pour une offense reçue. Pourtant cet effort apporte tant de paix et de réconciliation que l’on est étonné que beaucoup ne le pratiquent pas, soit par manque d’éducation à cette bonne habitude, soit par difficulté intérieure à vivre ce processus étrange, parce que divin, mais accessible et simple. Là aussi en forgeant, on devient forgeron. On vit le pardon dans les petites choses pour les vivre ensuite dans les grandes offenses. Chacun faisant sa part à son rythme : « je te pardonne » pour l’un et « je te demande pardon » pour l’autre. Pardonner est un synonyme d’aimer. Essayer le pardon, c’est l’adopter !

3 dire Merci

     Notre monde redécouvre la gratitude, vertu connue des anciens, surtout quand elle est aimantée par l’Auteur de la grâce. Dans le couple, il s’agit de remarquer plus souvent les bonnes choses chez l’autre que ses défauts, de faire taire les reproches pour penser à encourager plus souvent, pour se réjouir de ce qui fait du bien avant de corriger ce qui va mal. Gary Chapman parle des paroles valorisantes comme d’un langage spécifique de l’amour, bon sésame pour nourrir la communion. Un « merci » donné du fond du cœur refait un cœur attristé par la fatigue, un conjoint fermé par une dispute, un esprit affligé par la lassitude. Un merci enflamme l’œil d’un sourire retrouvé.

4 Rendre service

     Comme le vent ne se voit pas en tant que tel, sinon dans ses effets, fumée qui s’incline, feuilles qui s’agitent, l’amour ne doit pas rester théorique mais se prouver par le désir d’aider l’autre, de lui rendre service. La main prolonge le cœur, c’est bien connu. Et la main fait des merveilles pour prendre sa part de travaux domestiques, pour réaliser sa part dans l’éducation des enfants et les multiples services qui font du bien à l’autre conjoint. Autre langage de l’amour qui ne doit être réservé à personne, mais nous concerne tous.

5 Témoigner de la tendresse

     L’amour a trois marqueurs essentiels qui l’incarnent bien profondément au cœur de la vie conjugale : le pardon, le service et la tendresse. En l’absence de l’un ou deux d’entre eux, il n’est pas étonnant que l’amour s’étiole. La tendresse n’est pas dans le tout ou rien, mais, entre grands ébats sexuels et superbe et froide juxtaposition, elle loge dans le quotidien des gestes, des paroles, des sourires, et une bienveillance affectueuse. Embrassades chastes, caresses délicates, mots tendres et regards appuyés nourrissent les instants fugaces mais réconfortants des époux attentifs l’un à l’autre. Pas besoin d’un calme plat dans les rapports pour s’y sentir poussé, mais inversement s’adonner à ces exercices de tendresse pour retrouver le cœur de l’autre. Cela s’appelait faire la cour au temps des amours courtois qui auraient été oubliés dans la tornade de la révolution sexuelle. La tendresse englobe la sexualité et lui donne ses quartiers de noblesse.

 
Partager cet article
Repost0
4 mars 2021 4 04 /03 /mars /2021 14:16

 

Partager cet article
Repost0
14 décembre 2020 1 14 /12 /décembre /2020 14:31

 

 

Article publié par Eglise Catholique de France   https://eglise.catholique.fr/

 

La réponse du père Emile Hennart

On le trouve dans les rues, dans les maisons et dans les églises. Décoré de lumières, de fruits, de boules rouges, blanches et dorées, le sapin est un incontournable à Noël. Mais d’où vient-il ?

Au cours du Moyen-âge, la présentation des mystères sur les parvis des cathédrales jouait devant le peuple chrétien des scènes bibliques, et parmi elles l’histoire d’Adam et Eve avec l’arbre du jardin d’Eden. Garni de pommes, il signifiait l’arbre défendu (Genèse, 3). Il était décoré également d’oublies, sorte de petits gâteaux plats et ronds à base de farine, d’eau, d’œuf et de sucre, représentant les hosties. Le nom même d’oublies est une déformation du latin « oblata », qui signifie « offrande » et qui a donné le terme « oblat ». Cet arbre symbolisait en même temps la croix du Christ dont l’Incarnation sauve l’humanité. Dans sa lettre aux Corinthiens (chapitre 15), saint Paul avait associé le premier Adam au Christ, nouvel Adam.

 

Le sapin de Noël, symbole de la vie au cœur de l’hiver

Le sapin est connu à Sélestat en Alsace dès 1521, pour les fêtes de Noël. Devant la difficulté de trouver un pommier avec ses fruits en plein décembre, on choisit alors un sapin.  Bien plus tard les boules de décoration se feront en verre. On installa l’arbre toujours vert dans les maisons où il est plus ou moins richement décoré mais, à son faîte, doit briller une étoile qui rappelle celle qui apparut aux Rois mages et qui annonçait la fin du voyage, le havre de la paix auquel aspire tout chrétien à la fin de la recherche de Dieu. Privilégié en Allemagne par les protestants, plutôt que la crèche, le sapin revient en France en 1837, grâce à la princesse Hélène de Mecklembourg, belle-fille de Louis-Philippe par son mariage avec le duc d’Orléans. Elle fit élever un sapin devant les Tuileries à Paris. Grâce à ses aiguilles toujours vertes, le sapin symbole d’immortalité, représente quelque chose de la vie au cœur de l’hiver et de la nuit.

Se rassembler autour de la crèche et du sapin

Notre décor de Noël aujourd’hui  associe la crèche de François d’Assise et le sapin de Noël, héritier de l’arbre des mystères du Moyen-âge. La crèche n’est donc pas un accessoire au sapin de Noël. Les deux éléments, d’origines indépendantes, se sont trouvés associés au cours du deuxième millénaire. Autant le sapin  a une origine à la fois païenne et chrétienne,  autant la crèche n’a qu’une signification religieuse. On pourra regretter de voir s’estomper ces dernières années l’association de ces deux éléments lors des festivités de fin d’année pour ne garder que le sapin… Il dépend de nous de garder non seulement la féérie des fêtes de la lumière, mais aussi la crèche et le sapin, qui serviront à rappeler et faire comprendre les symboles de la foi, quand petits et grands sont rassemblés.

Père Emile Hennart, diocèse d’Arras

 

Partager cet article
Repost0
21 septembre 2020 1 21 /09 /septembre /2020 13:20

 

La reproduction de « L’école d’Athènes », une célèbre fresque commandée par le pape Julles II à Raphaël au début du XVIè siècle, se trouve au coeur de l'hémicycle de l'Assemblée nationale. Martin BUREAU / AFP

      La reproduction de « L’école d’Athènes », une célèbre fresque commandée par le pape Jules II à Raphaël au début du XVIe siècle, se trouve au cœur de l'hémicycle de l'Assemblée nationale. Martin BUREAU / AFP

Source : Aleteia

 

La grande tapisserie surplombant le perchoir de l’Assemblée nationale a retrouvé sa place, ce mardi 15 septembre, après deux ans de restauration. Mais saviez-vous qu’il s’agit de la reproduction d’un célèbre tableau du peintre Raphaël voulue et commandé par le pape Jules II en 1508 et qu’il est toujours visible au Vatican.

 

      C’est l’histoire d’une fresque voulue par le pape Jules II au tout début du XVIe siècle, et dont une magnifique reproduction se trouve au cœur du Palais Bourbon aujourd’hui. Quelques minutes avant la séance de questions au gouvernement ce mardi 15 septembre, les députés ont célébré le grand retour au sein de l’hémicycle de « L’école d’Athènes », une tapisserie iconique dont la restauration – qui a duré deux ans – vient d’être achevée.

 

Une commande du pape Jules II à Raphaël

      Tissée en laine, soie et fil d’or à la Manufacture des Gobelins au XVIIIe siècle, elle représente la recherche de la vérité et mesure neuf mètres de longueur sur cinq mètres de largeur. Elle avait été installée à l’Assemblée nationale en 1879. Cette année-là, les Chambres revenaient à Paris après dix années passées à Versailles suite à la commune.

 

L'original de « L’école d’Athènes », exposée au Vatican. L'artiste Raphaël s'est lui-même représenté (en bas, à droite). Serato / Shutterstock

L'original de « L’école d’Athènes », exposée au Vatican. L'artiste Raphaël s'est lui-même représenté (en bas, à droite). Serato / Shutterstock

      Mais c’est à Rome et plus précisément au Vatican que se trouve l’origine de cette fresque. En 1508, à la demande du pape Jules II, le célèbre peintre italien Raphaël commence une œuvre qui doit rassembler à l’intérieur d’une assemblée les figures majeures de la pensée antique. Ils sont 58 au total : Platon, Aristote, Épicure, Socrate, Diogène et tant d’autres figurent sur la tenture, au même titre que des personnalités du même temps que l’auteur, comme Michel-Ange ou Léonard de Vinci. Le génie de l’artiste est de les avoir représentés sous certains traits antiques, comme un hommage de Rome et de la Renaissance à l’Antiquité. Raphaël, lui-même, figure sur l’un des côtés de la fresque. Il l’achève et la livre au Souverain pontife en 1511.

 

Au Vatican, l’original trône dans la Chambre « de la Signature »

      Au Vatican, ce chef d’œuvre fait partie des milliers de pièces exposées dans les célèbres musées. Il trône avec d’autres célèbres œuvres de Raphaël dans la Chambre dite « de la Signature ». Sa présence n’y est pas due au hasard : c’est ici que se trouvait le cabinet de travail et la bibliothèque du pape Jules II.  « Le programme iconographique des fresques est lié à cette fonction », précise le site du Vatican. L’École d’Athènes, qui représente donc la vérité et la philosophie, fait face à la fresque « La Dispute du Très Saint Sacrement », laquelle rappelle la théologie. Le troisième mur est consacré au Bien, avec la tapisserie « Vertus cardinales et théologales et la Loi », tandis que le Beau est représenté par le « Parnasse », où figurent Apollon et les Muses.

Cette photo de l'hémicycle a été prise avant la restauration de l'oeuvre de la Manufacture des Gobelins. Après restauration, le contraste est saisissant . Fred de Noyelle / GODONG

Cette photo de l'hémicycle a été prise avant la restauration de l'oeuvre de la Manufacture des Gobelins. Après restauration, le contraste est saisissant . Fred de Noyelle / GODONG

 

Partager cet article
Repost0
27 août 2020 4 27 /08 /août /2020 13:01
 
L’ÉTÉ DES CATHÉDRALES, n°19 : SAINT-DENIS DE LA RÉUNION
L’ÉTÉ DES CATHÉDRALES, n°19 : SAINT-DENIS DE LA RÉUNION
 

 

« Ile de l’Ouest », « L’île Mascarin », « L’île Bourbon », ce coin de terre de l’Océan Indien a changé plusieurs fois de nom depuis sa découverte au XVe siècle. La Réunion s’enrichit grâce au commerce d’épices, de café et d’esclaves. En 1850, le pape Pie IX érige le diocèse de Saint-Denis de La Réunion.

 

L’ÉTÉ DES CATHÉDRALES, n°19 : SAINT-DENIS DE LA RÉUNION
Une Église et un peuple composites

       La petite bourgade de Saint-Denis de La Réunion se développe au milieu du XVIIIe siècle. Elle s’organise selon les plans de l’ingénieur Paradis qui veut en faire une grande cité. En 1733, celui-ci prévoit de placer une cathédrale dans « sa » ville, avant même que l’ile ne soit érigée en diocèse. Une première église consacrée au Saint-Sauveur est inaugurée en 1746 à l’emplacement choisi. Au bout d’une centaine d’années elle est détruite et reconstruite. Devenue cathédrale en 1850, avec la création du diocèse, elle est agrandie et consacrée par le second évêque de l’île : Monseigneur Armand-René Maupoint, le 28 septembre 1860. Le bâtiment mesure 45 m de long, 22 m de large, et 20 m de haut. On lui ajoute un haut-vent dans le style néoclassique toscan. Le fronton est décoré d'un haut-relief en terre cuite représentant le martyre de saint Denis. Une dizaine d’années plus tard un plafond à caissons avec nervures dorées de style Renaissance est installé. Ensuite, des fenêtres sont percées pour rendre la cathédrale plus lumineuse. En 1905, un grand décor peint pour le chœur par l’abbé Moirod est envoyé de métropole. Cette peinture sur toile évoque l’histoire de saint Denis et l’histoire religieuse de France. En 1962, le cyclone Jenny détruit le clocher et abîme la toiture. On reconstruit le campanile à côté de la cathédrale pour des raisons de sécurité, en cette région du monde où les cyclones sont réguliers et dévastateurs. En 1998, des travaux de rénovation du bâtiment sont entrepris ainsi que la restauration des toiles du chœur en 2018. La cathédrale est aujourd’hui resplendissante de jeunesse et de ferveur populaire.

 

Contre l’esclavage

       Alexandre Monnet est ordonné prêtre pour le diocèse de Cambrai en 1837. Attiré par la mission, il entre au séminaire colonial pour se préparer à l’évangélisation lointaine.
Il est envoyé à La Réunion en 1840 et est nommé vicaire à Saint-Denis. Farouchement opposé à l’esclavage, il est guidé dans sa pastorale missionnaire par une conviction : « La moralisation, dit-il, n’a aucune chance de réussir sans émancipation. Les esclaves ne seront jamais religieux tant qu’ils vivront sous la dépendance des colons. » Furieux, les riches propriétaires de l’île obtiennent son expulsion en 1846. Le P. Monnet trouve refuge à Madagascar. En 1848, il devient supérieur de la Congrégation du Saint-Esprit et est en contact direct avec Victor Schœlcher et le gouvernement en métropole. L’abbé Monnet est nommé vicaire apostolique de Madagascar en octobre 1848. Il garde des liens avec l’île de La Réunion toute proche et ses anciens paroissiens, sans toutefois pouvoir s’y rendre. L’esclavage est aboli à La Réunion le 20 décembre 1848. Un an plus tard, le 1er décembre, Mgr Monnet meurt à l’hôpital de Mayotte. En mémoire de son action pour l’abolition de l’esclave, son buste a été installé sur la place devant son ancienne église, devenue la cathédrale Saint-Denis.

Une prière

 

Sous la protection de saint Denis, le diocèse et la cathédrale de La Réunion, organisent des réunions de prière. Il est de coutume de prier les litanies à saint Denis. (extraits)

 

Saint Denis, successeur des apôtres,

Saint Denis, prêtre et évêque,

Saint Denis, champion intrépide de l’Évangile auprès des païens,

Saint Denis, sans peur ni crainte devant la menace des persécuteurs,

Saint Denis, fidèle jusqu'au martyre,

Saint Denis, guérissez ceux qui souffrent de la tête,

Saint Denis, exaucez tous ceux qui ont confiance en vous...

 

Un chant

Jean-Marie Vincent a trouvé en l’île de La Réunion sa terre de prédilection. Terre de sueurs, de larmes mais aussi de joie, de rythmes, d'Espérance. Diversité des visages et des timbres de la voix humaine ! L'inspiration vient avec le souffle de la vie, au rythme des pas, dans le bleu des montagnes, le vert des vallées ou le turquoise de l'océan.

 

Sébastien Antoni

 

Partager cet article
Repost0
25 août 2020 2 25 /08 /août /2020 15:11
L’ÉTÉ DES CATHÉDRALES, n°18 : SAINT-LOUIS DES INVALIDES POUR LES ARMÉES DE LA RÉPUBLIQUE
L’ÉTÉ DES CATHÉDRALES, n°18 : SAINT-LOUIS DES INVALIDES POUR LES ARMÉES DE LA RÉPUBLIQUE
 

 

       Entre 1676 et 1679, l’hôtel des Invalides se dote d’une église pour les soldats invalides hébergés par l’État. Le dôme, qui en est le chœur, ne sera inauguré qu’en 1706. Il est aujourd’hui désacralisé et accueille depuis 1840 le tombeau de Napoléon Ier. L’église des soldats, elle, est devenue la cathédrale du diocèse aux armées.

 

L’ÉTÉ DES CATHÉDRALES, n°18 : SAINT-LOUIS DES INVALIDES POUR LES ARMÉES DE LA RÉPUBLIQUE

     

       En 1670, le jeune roi Louis XIV, à 32 ans, ne cache pas ses ambitions guerrières. Mais de nombreux invalides de guerre, rescapés de la guerre de Trente ans, sont devenus des mendiants ou des voleurs et font tache dans la foule parisienne, déclenchant de nombreux troubles. Pour restaurer la sécurité, redorer l’image de l’armée et sa propre image par la même occasion, le roi ordonne la construction d’un hôtel sur la plaine de Grenelle, à l’écart de Paris, qui pourra accueillir trois mille invalides de guerre. Entre 1676 et 1690, il en accueillera jusqu’à six mille. Aujourd’hui encore, l’hôpital militaire héberge une centaine d’invalides de guerre des armées françaises.

       L’architecte Libéral Bruant conçoit un ensemble organisé en cinq cours, qui comprendra un hôpital militaire, un hospice pour les soldats âgés. Une manufacture qui fournira les uniformes donne du travail aux soldats, ainsi que des ateliers de fabrication de bas et de chaussures, et même un atelier de calligraphie et d’enluminure.

 

L’église des soldats

      En 1676, Jules Hardouin-Mansart remplace Bruant et démarre la construction de « l’église des soldats », qui ouvre ses portes dès 1679. Elle est dédiée à saint Louis et consacrée à la Sainte Trinité. Pourtant, elle n’est pas terminée. Hardouin-Mansart veut la prolonger par un dôme impressionnant. Mais beaucoup s’y opposent, notamment Colbert qui multiplie les restrictions budgétaires. Le dôme ne sera inauguré par Louis XIV qu’en 1706.

Dès le début, l’église est coupée en deux, le dôme faisant office de chapelle royale. Quand Louis XIV vient assister à la messe, les soldats sont présents eux aussi. Mais l’un entre par le dôme, et s’y tient, tandis que les autres entrent par la cour d’honneur et restent dans la nef.

Troubles révolutionnaires

       Au matin du 14 juillet 1789, c’est avec la complicité d’une partie des soldats invalides que les révolutionnaires entrent dans l’hôtel, s’emparent de 32 000 fusils et de 27 canons, avant de se diriger vers la Bastille. Les symboles royaux et religieux sont martelés. Mais les Invalides demeurent et, avec la guerre contre l’Autriche en 1792, le gouvernement révolutionnaire s’appuie sur ses anciens soldats. En 1793, un jeune capitaine nommé Bonaparte s’illustre pendant le siège de Toulon. Après un passage à vide, il connaît en 1795 une ascension fulgurante et se voit nommé général en chef de l’Intérieur au mois d’octobre. Aux Invalides, son nom court sur toutes les lèvres.

 

Napoléon, le héros des Invalides

       Après la Révolution, Napoléon entretient des liens privilégiés avec l’institution, et gagne l’affection et l’estime des soldats. En 1804, il organise aux Invalides une cérémonie fastueuse au cours de laquelle il remet la toute première Légion d’honneur aux officiers méritants, mais aussi à des scientifiques, des prélats ou des artistes. Après la mort de l’empereur, il faut attendre l’avènement de Louis-Philippe et le retour en grâce des bonapartistes, pour que de nombreuses voix osent demander, comme celles de Victor Hugo ou d’Alexandre Dumas, le rapatriement de sa dépouille mortelle. En 1840, c’est au centre du dôme des Invalides, dans une crypte à ciel ouvert, que Napoléon sera inhumé au terme de funérailles nationales. Aujourd’hui désacralisé, le dôme est séparé de la cathédrale par une verrière construite en 1873.

La cathédrale des armées françaises

     L’église des soldats sera déclarée cathédrale en 1986 et attribuée au diocèse aux armées françaises, ancien vicariat aux armées, indépendant du diocèse de Paris depuis 1967. Malgré la séparation de l’Église et de l’État, le drapeau français flotte dans le chœur de l’église, et la nef arbore une collection de drapeaux pris à l’ennemi. Selon les propos de Mgr Antoine de Romanet, actuel évêque aux Armées françaises, « Les cathédrales de France, propriétés de la puissance publique et affectées au culte, associent de façon exemplaire l’Église et l’État, le politique et le religieux, en les élevant vers l’indicible. La cathédrale Saint-Louis des Invalides en est une illustration emblématique. (…) D’une certaine manière, la cathédrale Saint-Louis des Invalides immortalise avec incandescence dans sa pleine et entière signification éprouvée par les siècles, le beau et grand principe de laïcité. »

 

Écouter  :

     Symphonie n°4 en si bémol majeur de Ludwig van Beethoven  : Adagio/Allegro vivace, interprété par l’orchestre symphonique de la Garde républicaine à Saint-Louis des Invalides, sous la direction de François Boulanger.

Christel Juquois

 

Partager cet article
Repost0
20 août 2020 4 20 /08 /août /2020 13:56

 

SAINTE-CÉCILE D'ALBI

 

L’ÉTÉ DES CATHÉDRALES, n°17 : SAINTE-CÉCILE D'ALBI
L’ÉTÉ DES CATHÉDRALES, n°17 : SAINTE-CÉCILE D'ALBI
 

 

 

Construite en un siècle, entre 1282 et 1383, la cathédrale Sainte-Cécile est le joyau de la cité épiscopale d’Albi. Réponse au catharisme, réaffirmation du dogme catholique et de l’identité languedocienne, elle est appelée la « cathédrale rouge ».

L’ÉTÉ DES CATHÉDRALES, n°17 : SAINTE-CÉCILE D'ALBI
Une merveille de l’architecture sacrée

     Sainte-Cécile est classée au patrimoine mondial de l’humanité depuis 2010. Une reconnaissance évidente au vu de ses qualités artistiques exceptionnelles. Plus grande cathédrale de briques du monde, son allure majestueuse, presque sévère, son gigantisme et son décor unique, font d’elle une des merveilles de l’architecture sacrée.

C’est sous l’impulsion de Bernard de Castanet, évêque du lieu, que commence la construction de cet édifice conçu pour défendre la foi chrétienne contre l’hérésie cathare répandue dans le Midi de la France depuis le début du XIe siècle.

 

Un choc esthétique

       Quand il pénètre par le grand porche de pierres blanches du XVIe siècle à l’ornementation exubérante, c’est un véritable choc esthétique qui surprend le visiteur. Alors que l’extérieur tient de la forteresse militaire, l’intérieur est d’une profusion colorée admirable, entièrement conçu pour offrir une véritable catéchèse de la foi catholique.

Avec ses 20 000 m2 de peintures qui en couvrent tout l’intérieur, son chœur des Chanoines, ou encore l’orgue le plus grand de France, la cathédrale d’Albi offre un ensemble exceptionnel. Mais c’est l’impressionnante fresque du jugement dernier, peinte à l’intérieur de la nef, qui attire les regards émerveillés.

 

Sainte-Cécile, visite guidée par son curé, le P. Paul de Cassagnac :
Le Jugement dernier

      Cette fresque admirable a été réalisée sous l’impulsion de l’évêque Louis Ier d’Amboise entre 1495 et 1500. Elle illustre les fins dernières et exhorte les fidèles à se préparer à la mort en évitant les péchés et en pratiquant la charité. Recouvrant une surface de presque 300 mètres carrés, l’ensemble frappe par son format : avec ses 15 m de haut et ses 18 m de large, il s’agit du plus vaste ensemble peint réalisé en France à la fin du Moyen Âge.

Dans la partie supérieure figure la vision du ciel avec les anges musiciens accompagnés de la cour céleste. En dessous, tandis que deux grands anges font sonner la trompette de la Résurrection et du Jugement, les morts surgissent de leurs tombeaux et comparaissent nus devant le Christ. Dans la partie sud, les élus ont un visage serein alors que les damnés, agglutinés dans la partie nord, supplient et hurlent, effrayés par l’Enfer qui s’ouvre sous leurs pieds. Dans le registre inférieur, les pécheurs, déjà condamnés aux supplices de l’Enfer, se débattent dans des scènes terribles. D’un réalisme incroyable, ces images, destinées à effrayer les fidèles, insistaient sur l’importance de se préparer à la mort tout au long de sa vie terrestre afin d’éviter les effroyables châtiments de l’Enfer.

Le chœur des chanoines

       Ce chœur fermé demeure certainement l’élément le plus impressionnant de la cathédrale. C’est à cet endroit que se réunissaient les clercs pour chanter et célébrer le service divin. Miraculeusement préservé, le jubé est l’un des rares à avoir survécu dans la région Midi-Pyrénées. Beaucoup ont aujourd’hui disparu en France, victimes des destructions révolutionnaires ou des aménagements liturgiques du XVIIIe et XIXe siècles. Réalisée sous l’impulsion de l’évêque Louis Ier d’Amboise à la fin du XVe siècle, cette dentelle de pierre forme le plus grand ensemble gothique de la fin du Moyen Âge.

      À l’origine, 293 statues venaient orner la clôture, mais une grande partie a été détruite sous le régime de la Terreur. Autour du chœur, on aperçoit 33 personnages de l’Ancien Testament, tandis que les empereurs Constantin et Charlemagne viennent défendre les portes latérales de leur épée. À l’intérieur de la clôture, 72 anges entourent sainte Cécile, patronne des musiciens. D’une très grande variété, les personnages ont tous des attitudes différentes : pas un visage ni un costume ne sont semblables, ce qui donne une impression de vie extraordinaire. Le réalisme, le souci extrême du détail et la virtuosité technique montrent toute l’inventivité et le savoir-faire déployés par les artistes pour offrir une galerie digne de la grandeur divine.

 

Écouter  :

« Ave Maria » de Guillaume Bouzignac, extrait de Les plus beaux Ave Maria, Bayard Musique.  

Sophie de Villeneuve

Partager cet article
Repost0
19 août 2020 3 19 /08 /août /2020 13:45
 
 
L’ÉTÉ DES CATHÉDRALES, n°16 : SAINT-ÉTIENNE DE TOULOUSE
L’ÉTÉ DES CATHÉDRALES, n°16 : SAINT-ÉTIENNE DE TOULOUSE
 

 

Au Moyen Âge, Toulouse s’est dotée d'une administration collective de huit capitulaires, le «commun conseil de la Cité et du Bourg», plus connu sous le nom de «capitouls». Ce sont eux qui dès 1270, avec le pouvoir ecclésiastique, entreprendront la construction, la transformation et l'unification des deux cathédrales de la ville rose.

 

L’ÉTÉ DES CATHÉDRALES, n°16 : SAINT-ÉTIENNE DE TOULOUSE
Une histoire née dans la jalousie

     Au XIe siècle, à l’époque de la réforme grégorienne, l'évêque de Toulouse, Isarn de Lavaur, édifie une nouvelle cathédrale sur l’emplacement exact de la précédente. Haute et large de plus de 19 mètres, elle est construite en brique locale, en style gothique méridional, si austère et qui contraste tant avec la légèreté du gothique d’Ile-de-France. À Toulouse, on envie l’audace architecturale des églises du Nord. Pour donner un peu plus de légèreté au bâtiment, on décide de le doter d’une grande rose, similaire dans le tracé à la rose occidentale de Notre-Dame de Paris. Cela ne suffira pas pour calmer la volonté de s’aligner à la mode gothique du Nord.

     Vers 1270, Bertrand de l’Isle, évêque de Toulouse, décide de construire, à côté de la cathédrale d’Isarn, une nouvelle cathédrale grandiose, qui saura rivaliser avec les plus belles de toute la chrétienté. On lui conseille d’envisager une seule cathédrale qui réunirait les deux édifices. Après avoir fait raser le chevet, on commença la construction d’un immense chœur qui devait prolonger la nef de la cathédrale d’Isarn, et former un ensemble harmonieux avec la nouvelle église. Le projet ne sera jamais achevé. Si le nouveau chœur est bien relié à l’ancienne construction, que l’on appelle la nef Raymondine, l’assemblage forcé des deux édifices a désaxé la cathédrale. Le visiteur qui pénètre dans le bâtiment par la porte principale, pour apercevoir l’autel, doit traverser la nef Raymondine puis se décaler de plusieurs mètres sur la gauche pour s’avancer vers le chœur. Ce plan biscornu vaut parfois à la cathédrale de la cité des Violettes le sobriquet de « tuyau de poêle » . Plusieurs projets d’harmonisation ont été proposés dans l’histoire, mais aucun n’a abouti.

       Parmi les curiosités de la cathédrale Saint-Étienne, il y a un magnifique orgue suspendu en « nid d’hirondelle » qui culmine à plus de 18 m de hauteur. Son buffet date du début du XVIIe, il est le plus ancien buffet d’orgue de la riche collection des instruments de la ville rose.

 

Vidéo  : vues extérieures de la cathédrale
Mgr Saliège, un juste parmi les nations

      Jules-Géraud Saliège, est né en 1870 et mort à Toulouse le 5 novembre 1956. Il fut archevêque et cardinal de Toulouse de 1928 à 1956. Dès le 12 avril 1933, peu de temps après l'arrivée en janvier de Hitler à la chancellerie allemande, il dénonce dans une réunion au Théâtre du Capitole la persécution des Juifs menacés par la montée du nazisme. Dans sa fameuse lettre pastorale d’août 1942, Mgr Saliège affirme que « tous les juifs sont nos frères », rappelant aux chrétiens qu’ils « ne peuvent pas l’oublier ». Après l’interdiction de sa lecture par le régime de Vichy, cette lettre est diffusée en secret, transportée à bicyclette dans toute la région. Sans avoir jamais rejoint la Résistance proprement dite, Mgr Saliège fut reconnu « compagnon de la Libération » par le général de Gaulle. Il a reçu la distinction de « Juste parmi les nations ». Il est inhumé dans le chœur de la cathédrale (caveau nord). Il apparaît également, depuis 1951, dans l’un des vitraux de la nef Raymondine.

 

Prière

La cloche de l’angélus de la cathédrale avait cessé de sonner en 1964. C’est grâce à l’association des amis de la cathédrale que les travaux de rénovation ont été menés à bien, et que 55 ans plus tard, le 21 septembre 2019, à midi, les Toulousains ont entendu à nouveau le carillon de l’angélus tinter.

 

L’angélus

. L’ange du Seigneur apporta l’annonce à Marie,
. Et elle conçut du Saint-Esprit.

Je vous salue Marie, …

. Voici la Servante du Seigneur,
. Qu’il me soit fait selon votre parole.

Je vous salue Marie, …

. Et le Verbe s’est fait chair
. Et il a habité parmi nous.

Je vous salue Marie, …

. Priez pour nous, sainte Mère de Dieu,
. Afin que nous soyons rendus dignes des promesses du Christ.


Daigne, Seigneur, répandre ta grâce en nos cœurs, afin qu’ayant connu par la voix de l’Ange l’Incarnation de ton Fils Jésus Christ, nous puissions parvenir par sa Passion et par sa Croix, à la gloire de sa Résurrection, par le même Jésus Christ, notre Seigneur.
Amen

 

Le Gloria en Occitan, la langue de Toulouse et de sa région  !

 

Partager cet article
Repost0

Bienvenue

Bonjour,

vous trouverez sur cet espace

des renseignements, informations

et activités

de notre paroisse.

Bonne lecture!

Liens

Accueil

 

                        PRESBYTERE

 28 rue du Théron - 47110 Sainte Livrade sur Lot

                           Tel: 05 53 01 05 50

         E-mail:  paroisse.ste-livrade@wanadoo.fr

                          Horaires secrétariat

           Du lundi au jeudi: de 14h00 à 17h00

                  Vendredi: de 9h00 à 12h00

Prêtre, j'ai besoin de vous...

Pour faire un don en ligne…

                    CLIQUEZ